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 Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause

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Robin Windrosen


MessageSujet: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Dim 23 Sep - 22:48


Quand le Paradis rencontre la nuit


Robin Windrosen et Thashi Nakano


Aube
Les puissants rayons de l'astre solaire levant traversent à peine le faible entrebâillement des volets que déjà les yeux couleurs du mystère s'ouvrent sur le monde. Les mèches aventureuses s'entremêlent sur son crâne dans une délicieuse bataille ensommeillée.  Le cœur palpite joyeusement sous le torse à la peau naturellement halée par le soleil. Rejetées délicatement, les couvertures se plient à la perfection sous ses doigts habiles avant que ses jambes minces ne filent derrière le mince paravent de son coin privé. Une fine serviette de coton entourant son corps, la silhouette se glisse dans les ombres de l'obscurité latente de la pièce avant d'entrouvrir la porte et filer à travers le couloir.

L'Onsen
La vapeur d'eau chaude attaque sournoisement son regard à l'aveugle avant de renoncer devant son bouclier inébranlable de ses pupilles. Un soupir silencieux s'échappe d'entre ses lèvres closes alors que son esprit retourne encore mille interrogations. Bien sûr, la direction a dû trancher et faire un choix quant à la question de son genre mais tout de même, lui imposer l'étage des garçons du pensionnat semble bien rude à son âme oscillant en permanence entre le masculin et le féminin.  Impossible de ranger sa personne au sein d'une case tant son être entier hurle à la contradiction. Le savon court sur sa peau bronzée avant que l'eau ne vienne laver son épaisse chevelure.

Préparation
La fraîcheur de la matinée n'a pas le temps de frigorifier sa peau bronzée que déjà un pantacourt de toile blanche ne vienne couvrir ses jambes gracieuses.  Des minis-ceintures noires aux ornements d'argents s'attachent en bas du tissu dans un style incongru. Un haut sombres sans manches et à la capuche en fausse fourrure cache son torse aux yeux frustrés d'un quelconque voyeurisme e détraqués en quête d'une prétendue vérité sur son genre. Des mitaines aux teintes de nuit protègent docilement ses mains aux doigts fins. Des chaussures de toile blanches s'enfilent sur ses pieds nus avant que sa silhouette habillée ne file à la sortie du vestiaire.

Décision
La jeune femme si chère à son cœur, sa cousine aux cheveux de neige, ne peut lui rendre visite avant quelques heures alors pourquoi pas ne pas aller s'acquitter de ses nouvelles responsabilités ? Ses pas lents parcourent la cour calme avant que l'une de ses mains ne se tende soudainement vers le vide du ciel. Une pomme verte à la maturité achevée y tombe avec délicatesse alors qu'un doux sourire n'étire ses lèvres et que son regard ne tombe en direction d'une joyeuse bande de moineaux chantants. Leur mélodie harmonieuse résonne entre ses oreilles alors qu'une femelle à la gorge de plumes roses ne se pose avec autorité sur son épaule droite. Croquant le fruit à pleines dents, l'ombre discrète s'avance en silence tout en offrant de minuscules morceaux de chair sucrée aux volatiles éveillés.

Arrivée
Les majestueux dojos se profilent à l'horizon dans de chatoyantes couleurs de l'aube naissante alors que le discret son d'une clé déverrouillant une porte ne résonne une seconde avant de s'offrir au silence. La dame moineau au portail rosé toujours posée près de son cou, l'ombre se faufile à l'intérieur à la manière d'un chat noir. Les cibles de tirs à s'empilent dans un coin alors que les carquois, arcs et flèches sont soigneusement rangés au sein de l'immense placard cadenassé dont seule la direction du club possède la clé. Un poste diurne lui ayant été confié sur la base de confiance, sa mission tournoie encore en son esprit embrumé par mille souvenirs.

Travail
Le bureau réservé aux deux membres du leadership de la salle s'ouvre sans résistance après un tour de clé. Attrapant diverses feuilles administratives rédigées dans sa langue maternelle puis en kanji japonais, ses pensées s'attellent à la tâche attractive. De temps en temps, ses doigts grattent le papier d'une écriture fine aux signes incompréhensibles au commun humain et créature.

Identité
À travers une fenêtre entrouverte, la douce brise du matin s'infiltre à travers ses courts cheveux couleur d'un incendie vorace légèrement retenus par quelques filins élastiques noirs. Ses mèches rousses encadrent son visage aux traits fins pour descendre à hauteur de délicates lèvres rosées. Sa frimousse bronzée accueille des yeux d'une merveille d'eau violacée dans lesquels bien des âmes pourraient se noyer. Attrapant le regard de quiconque les croise, ses pupilles violettes attractives se sèment aucune indifférence à leur passage. Sa corpulence mince, taillée pour l'agilité et la grâce, se marie à merveilles avec ses jambes légères et sa peau brûlée par le divin Hélios.

Mystères
De par son physique atypique, ses tenues vestimentaires extravagantes en dehors du temps scolaire et son étrange langage, son prénom neutre a déjà traversé bien des lèvres à travers l'école en des bruits de couloir frisant le délire collectif. Un homme ou une femme ? Son genre indéfinissable aux regards est traqué de mille interrogations. La gente féminine s'en pâme avec déraison alors que la population masculine ne sait à quel saint se vouer, leurs âmes toucheraient-elles l'homosexualité ou l'hétérosexualité face à son charme androgyne étincelant d'une innocence ensorcelante ?  

Concentration
L'oiselle aux plumes couleur de la rosée à moitié endormie sur son épaule, les yeux violets parcourent les lignes alors que ses doigts courent sur le papier avec précision de temps à autres. Six heures sonnent au lourd clocher d'or, le temps peut encore filer durant quelques tours de cadran avant son premier cours de la journée, autant découvrir ses nouvelles responsabilités sans risquer un quelconque dérangement.

Calme et volupté...


codage par LaxBilly.


Hors rp : En espérant que cela te convient, je te donne une image représentant la tenue de Robin
http://image.noelshack.com/fichiers/2018/38/7/1537735071-robin-haut-en-fourrure.jpg[/center]


Dernière édition par Robin Windrosen le Dim 20 Jan - 23:13, édité 2 fois
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Tenshi Nakano


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Mer 26 Sep - 14:36

ft. Tenshi

ft. Robin

「 Lorsque le paradis rencontre la nuit 」
 Les cours, le club… Tout plein de responsabilité que Tenshi devait supporte. C’était encore quelque chose qu’elle devait faire. Cette nuit cependant, les cours avaient été assez chiants et barbants, rien  n’avait été agréable et tout semblait horriblement long et lent. Oui… Lent était le mot parfait pour définir cette nuit de cours. La jeune Faucheuse fini par doucement se rendre au club de tir à l’arc, ayant juste envie de se changer les idées, ayant juste envie de tout oublier. Après s’être saisit de l’arme, la Faucheuse se mit en place, décrochant plusieurs flèches jusqu’à ce que les autres nocturnes du club n’arrivent à leur tour. Beaucoup étaient comme elle, des combattants n’ayant jamais rien connu d’autre chose que la guerre et le sang, que le carnage et la mort. Beaucoup avait subit d’horribles traumatismes avant d’arriver ici. Si un bon nombre de personnes étaient heureuses d’avoir quittés un monde ou un pays plongé dans la guerre, peut importe son origine, Tenshi ne se sentait pas à sa place, n’ayant pas grand-chose à y faire.

Cependant, en laissant son regard vagabonder d’un membre à un autre, elle reprit conscience que certains avaient toujours connu ce monde, un monde calme et sans devoir se battre pour survivre. C’est vrai que certains ont un passé tout ce qu’il y a de plus banal, un passé assez joyeux, avec une absence totalement de ce genre de vision… Tenshi les avaient un peu envié au début mais plus tellement finalement, ce n’était ni son monde, ni sa façon de voir les choses. Ce monde n’était pas le sien, et, après tout, il ne le serait sans doute jamais. Le monde à beau être gris, à la parfaite limite du noir et blanc, le sien était gris foncé et pourpre.

Ses pensées s’envolaient à mesure que les flèches s’enchaînaient, elles quittaient son corps ais pour mieux revenir, l’expérience parlait d’elle-même et c’était un fait indéniable. Un fait auquel Tenshi ne s’était toujours pas faite. Oublier les choses n’est pas quelque chose de mauvais, bien au contraire… Enfin, à la seule condition que tout cet oubli ne soit pas présent pour faire disparaître une personne de son esprit. En tout cas, aux yeux de Tenshi, oublier cette nuit reviendrait à bafouer la mémoire de son amie. C’était quelque chose d’impensable mais… Il est vrai que ne pas y penser constamment est assez agréable et ne fait de mal à personne. Et les garçons, peut importe où ils sont désormais, pensent-ils encore à Izumi ? Pensent-ils à elle avec la même ferveur ? Même si elle avait conscience qu’ils repensaient à cette dernière de temps en temps, elle n’oubliait pas qu’ils n’avaient pas assistés à sa mort.

Le sifflement des multiples flèches parvenait toujours aux oreilles de la Faucheuses qui essayait de rester concentrée dessus le plus possible. Elle tirait mais sans véritablement viser. Tenshi ne faisait qu’enchaîner les flèches. Cependant, le bruit d’un de ses projectiles qui se brisait attira tout son attention.

Ratée. La cible avait été ratée et en beauté même ! Un petit soupire échappa à la nostalgique qui prit soin de voir qui était là histoire de remplir sa paperasse habituelle. L’activité de club s’était terminée. Cependant, au lieu de faire comme ses camarades, Tenshi en profita pour aller marcher dehors, profitant du soleil qui commençait à réchauffer les quelques âmes errantes et le sol. Ne voulant pas trop s’attarder, elle ne passa qu’une vingtaine de minutes dehors avant de regagner le club, allant dans la salle pour les papiers.

En poussant la porte, la jeune aux cheveux bicolores fut surprise de voir quelqu’un. Etait-ce un garçon ? Une fille peut être ? Elle n’en savait rien et, à vrai dire, s’en moquait un petit peu. Ce n’est pas ses affaires. Elle se dirigea pour prendre une des feuilles, sa cape flottant légèrement dans son dos, laissant entrevoir de temps à autre son arme repliée. N’ayant adressé qu’un rapide mais poli « salut » à son camarade, la Faucheuse s’était installée à la table, grattant rapidement le papier pour en finir rapidement.

Après quelques instants, la jeune femme releva la tête, regardant la personne présente dans la pièce. Il, ou elle, dégageait quelque chose d’intrigant qu’elle n’arrivait pas à percevoir. Il y avait ce petit quelque chose qui la chiffonnait sans qu’elle ne puisse mettre le doigt dessus. Si son regard argenté parcourait en une vitesse record le visage de la personne, impossible de dire si c’était un garçon ou non. Elle fronça doucement les sourcils avant de demander d’un ton neutre, sa voix ne comportant aucun changement d’intonation.

- Dis, tu es le leader diurne ?

C’est brut, il n’y a aucune mise en bouche ni aucune présentation mais cela ne saurait tarder. Sans faire le moindre bruit en se déplaçant, elle s’était approchée, tendant la main vers la personne.

- Enchantée, je suis Tenshi Nakano, le leader nocturne.
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Robin Windrosen


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Mer 26 Sep - 21:00


Quand le Paradis rencontre la nuit


Robin Windrosen et Thashi Nakano


Éveil
Les yeux d'une merveille d'eau violacée aux pouvoirs attractifs s'ouvrent délicatement sur le monde alors que ses tympans attrapent le son d'une mélodie harmonieuse d'oiseaux.  Son corps fluide se lève avant que ses doigts n'attrapent les plis des draps pour arranger le lit d'une manière propre et cadrée. Ses jambes fines l’entraînent jusqu'à derrière le paravent avant qu'une fine serviette ne couvre sa peau naturellement halée par le divin Hélios.

Propreté
L'ombre mince se glisse à travers les  nuages vaporeux d'eau avant de se couvrir dans la chaleur des bassins. Le liquide brûlant soulage son épiderme et ses cheveux de toutes impuretés de la nuit avant que tout son être n'échappe rapidement à la moindre chance perverse d'adeptes du voyeurisme. Combien seraient capables de payer pour connaitre le secret de son corps et percer le mystère a naissance. Depuis que son âme parcourt les terrains de l'académie, les rumeurs filent bien plus vite que le plus puissant des avions et les regards suspicieux se multiplient au quotidien.

Pensionnat
Espérant sans doute couper court à tout bruits de couloir, la direction lui a accordé une place au sein du dortoir masculin mais tous les garçons ne l'entendent pas de cette oreille tandis que diverses jeunes filles affirment sa féminité. Si ses pensées suivaient cette  logique tordue, son genre devrait s'adapter naturellement selon les souhaits de chacun ou chacune ! Marchant sur les platebandes du sommeil  de la plupart des élèves,  son désir de se protéger lui chuchote de se rendre à l'onsen à peine les premières lueurs de l'aube sont-elles apparues au creux vertigineux du ciel.

Allure
Un pantalon court aux teintes noires remonte jusqu'à son bassin alors qu'un haut noir épouse son bustier à la perfection. Des mitaines de cuir couleur de nuit protègent ses mains tandis que ses pieds s'enfilent à travers des chaussures en toile blanche. Une capuche en fausse fourrure agrémente sa nuque pour dessiner un aspect vestimentaire à la fois simple et interloquant. Le peigne sillonne ses cheveux couleur incendie sans réussir à dompter leur nature rebelle. Après quelques minutes, la fine silhouette s'extirpe à la sortie avant de filer se transcender des puissants rayons du soleil levant.

Déjeuner
Le chant des oiseaux résonne délicieusement à ses oreilles tandis que sa main se tend lentement vers l'avant. Une nuée de légers volatiles y dépose une pomme verte en piaillant d'une joie irrésistible doublée par le doux sourire s'étirant sur le visage bronzé. Une dame moineau au poitrail rose e fermement ses pattes sur l'épaule droite de l'ombre avant de chanter de plus belle son bonheur tandis que les doigts fins caressent délicatement ses plumes sensibles. Avalant gloutonnement un fin morceau de chair sucrée du fruit, son regard couleur châtaigne se fixe sur les pupilles tant aimées.

Dojos
L'ombre majestueuse des salles de sport à la japonaise se profile à l'horizon avant qu'un tour de clé ne force la première porte à accepter la discrète intrusion. Une seconde ouverture cède aux charmes irrésistibles du verrou corrompu avant que le bureau de direction n'accueille chaleureusement sa silhouette. Attrapant quelques papiers en silence,  ses pensées s'attellent au déchiffrage des kanji eux-mêmes traduits dans sa langue maternelle. Ses doigts fins tracent divers signes incompréhensibles que jamais sa concentration ne s'abaisse a contrario de celle de la femelle oiseau. Son plumage semble s'épaissir comme dans une couverture naturelle tandis qu'elle s'endort sur l'épaule humanoïde avec mille confiances.

Sursaut
Six heures ont déjà sonnées au lourd clocher alors que la porte ne se rouvre avec brusquerie tirant violemment la magnifique moineau de son sommeil dans un saut maîtrisé par la présence de ses ailes. Son dos rose aux légers traits noirs semble se hérisser alors que sa gorge blanche ornée d'une longue ligne sombre se rabroue comme prête à éclater.  Une moue mécontente traverse son regard sombre avant que des piaillements intempestifs ne se déversent en direction de l'intrus ayant osé pénétrer la pièce.  Une des mains halées se lève lentement vers l'oiselle  et comme dans un miracle, la colère de celle-ci s'évanouit en un instant avant qu'elle ne retourne posément sur son perchoir naturel. Chantonnant doucement sous de tendres caresses, son attention n'est plus entachée par l'étrange présence.

Description
Inclinant la tête avec politesse à son salut, sa mémoire attrape moult détails des plus pertinents. La fine silhouette dessine une jeune adolescente vraisemblablement de son âge avec mille superbes hardiesses. Sa peau pâle contraste magnifiquement avec son propre épiderme naturellement brûlé par le titan du jour Hélios.  Ses courts cheveux noirs aux pointes rousses forment un tableau de nuit flamboyante des plus attractif. Ses yeux gris argentés rappellent à ses pensées le tendre souvenir du visage maternel lui souriant.  Sa tenue sombre couvre son corps de femme en devenir sans que jamais son regard respectueux ne s'attarde dessus. Une longue cape rouge à capuche tombe avec grâce sur son dos alors qu'une étrange forme se devine à ses iris perçants. Pareille à celle d'un carquois ou arme du même genre, la jeune fille dissimule donc une guerrière de son acabit.

Travail
S'activant sur leurs documents, les deux êtres grattent le papier sans qu'aucun mot ne soit échangé. Ses maigres connaissances de la langue du Japon tentent de déchiffrer le difficile code des kanji alors que la traduction en sa langue d'origine ne connait aucune difficulté de passage à ses hémisphères cérébraux. Quoique plus calme, la dame moineau ne peut s'empêcher de surveiller du coin de l'œil le moindre geste équivoque de l'inconnue. Seul son regard sombre attrape le discret abaissement des sourcils de l'adolescente avant que sa voix n'éclaire solennellement la pièce pour la première foi à l'exception de son rapide saut.

- Dis, tu es le leader diurne ?

Compréhension
Les mots nippons à l'accent parfait claquent à ses oreilles comme une maîtrise naturelle de la langue. Autour de son esprit, la douce lueur invisible baigne en un courant impétueux de souvenirs avant que la traduction n'en franchisse la ligne. Ses lèvres rosées retiennent de justesse une légère grimace à l'évocation instinctive du masculin à son encontre à croire que le terme de leadeuse ne peut sied à sa personne. La jeune femme en devenir se lève en silence avant de lui tendre sa main avec amabilité et continuer sur sa lancée.

- Enchantée, je suis Tenshi Nakano, le leader nocturne.

Réaction
Les coutumes de politesse se souviennent à sa mémoire avant que son corps n'agisse en conséquences. Se levant à son tour, sa main serre avec une tendre fermeté celle de sa camarade de club alors que sa tête s'incline en une révérence respectueuse. Une fois sa paume libre, ses grands yeux violets attrapent les pupilles argentées dans un formidable pouvoir attractif. La merveille d'eau violette aux traits hypnotisant pourrait noyer la jeune fille en leur sein tant l'impossibilité de s'en détacher semble irrévocable.

Communication
Levant lentement les doigts, les phalanges bronzées commencent alors à dessiner d'étranges signes dans l'atmosphère, signant avec mille dextérités et une vitesse ahurissante. Sans que jamais ses lèvres ne s'entrouvrent, les mots résonnent dans la pièce comme venus de nul part. La prononciation maladroite et les syllabes écorchées de la voix artificielle s'alignent à la perfection avec la tendre couleur rouge de timidité de ses joues halées par le soleil.

- N'enchanlé.e auchi, malame Lenshi....Mon nom est Wobin, ze vais géwer le buweau penlant la zounée...Ze m'échuze mes faules, ze ne pawle pas nomme vous et la mazie pou laluiwe mache mieux si ze nonnais vole langue le l'appwends n'en che moment... (Enchanté aussi, Madame Tenshi...Mon nom est Robin, je vais gérer le bureau pendant la journée...Je m'excuse pour mes fautes, je ne parle pas comme vous et la magie marche mieux si je connais votre langue que j'apprends en ce moment)

Subtilité
Si la prononciation artificielle est écorchée, sa vraisemblable langue des signes sait dompter l'art des révélations. Sans jamais trahir son véritable genre, ses doigts sont doués d'un discours maîtrisé aux abords timides de par la douce roseur de son visage. Son prénom même est un mystère insoluble aux esprits avides de percer ses secrets. Au sein des pas anglophones, il désigne aussi bien un homme qu'une femme de par le [e] non écrit prononcé à sa fin. Sans jamais détacher son regard violet de l'argenté, ses pupilles entraînent l'adolescente vers une noyade visuelle des plus tentatrices.

Jalousie
L'art hypnotique de ses yeux violacés est brutalement interrompu par une grimace de douleur naissant sur les lèvres délicates alors qu'autour de ses mèches flamboyantes, l'oiselle y déchaîne son bec en tirant violemment sur les pointes. Les doigts agiles n'ont pas le temps de l'attraper que déjà la dame moineau s'échappe e l'autre côté de son crâne pour y attraper de nouveaux points roux. Piaillant à qui veut l'entendre, elle termine sa folle attaque en se posant sur l'épaule perchoir avant de pincer crûment l'oreille à disposition.  Un second rictus réactif à la légère souffrance étire les lippes fermées. Comme fière de sa performance, la femelle volatile gonfle son poitrail d'orgueil tandis que les doigts signent la langue muette une nouvelle fois.

- N'elle n'aime pas ze l'oublie...Malame Lenshi, voichi Helwige, ma lame moineau n'appwivoisée...Helwige, n'il ne faut pas pincher la lame, n'allows ? (Elle n'aime pas que je l'oublie...Madame Tenshi, voici Hedwige, ma dame moineau apprivoisée....Hedwige, il ne faut pas pincer la dame, d'accord ?)

Jeu
Le regard violacé attrape les iris sombres de l'oiselle mais sans se départir de sa moue boudeuse, celle-ci le soutient alors que son bec détient un minuscule morceau de mèches rousses. Pour toutes réponses à sa demande, la petite guerrière volante offre un jovial pincement sur un monceau de l'oreille où brille un discret anneau d'argent arrachant une nouvelle grimace à l'être à qui elle appartient. L'animal se redresse ensuite, un semblant de sourire ironique étirant son bec comme une provocation jouée : elle a bien compris qu'il lui est interdit de s'attaquer à la jeune femme mais rien n'a été précisé sur le cas de son propre corps ! Poussant un soupir silencieux, sa personne laisse la fière oiselle grimper sur ses courts cheveux de feu. S'y pelotonnant comme dans un nid, ses pupilles sombres observent attentivement l'adolescente à la recherche du moindre geste équivoque envers l'âme qu'elle adore par dessus tout.

Bientôt la suite de l'épisode...


codage par LaxBilly.

Hors rp : J'espère que cette réponse te convient et voici une image d'Hedwige https://i.pinimg.com/originals/6a/66/89/6a66898579140909ba321973a79abb2a.jpg[/center]
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Tenshi Nakano


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Mar 2 Oct - 18:23

ft. Tenshi

ft. Robin

「 Lorsque le paradis rencontre la nuit 」
L’inconnu se leva rapidement, serrant la main de la Faucheuse en s’inclinant légèrement. Sa poigne était assez ferme et assurée aux yeux de Tenshi qui n’avait plus eut l’habitude de voir quelqu’un serrer sa main comme ça. Beaucoup serrent sa main avec une puissance, sans doute avec l’espoir d’exercer un quelconque ascendant sur elle. Manque de chance pour bon nombre de ses personnes, Tenshi ne se laisse en rien démonter, étant totalement capable de serrer les mains avec force. Mais bon, elle trouve totalement inutile le fait de saluer quelqu’un avec pour seul et unique but de montrer qui est au dessus de qui. Elle avait souvent l’habitude de passer son chemin suite à ceci, préférant ne pas s’attarder sur des personnes aussi peu intéressantes que profondes.
 
Elle esquissa un faible sourire avant de s’incliner à son tour, assez légèrement mais toujours avec cet état d’esprit respectueux. La Faucheuse n’arrivait pas à détacher son regard de celui de la personne, ne comprenant pas ce qui la retenait ainsi mais il fallait dire ce qui est à dire, ils sont véritablement envoûtant. Quelques clignements d’œil furent nécessaires pour qu’elle arrive à s’en détacher, n’aimant pas spécialement être prisonnière de quelques façons que ce soit. C’est une sensation qu’elle déteste par-dessus tout, peut être même plus que d’être prise pour une idiote. Non, c’était même certain, se sentir prisonnière et la dernière chose qu’elle aimerait ressentir !
 
Un petit sursaut en entendant une voix venue d’ailleurs parcouru Tenshi qui regarda autour d’eux rapidement, ne bougeant que les yeux avant de comprendre que c’était cette personne qui parlait. A vrai dire, elle n’avait pas fait le rapprochement entre ses mouvements, ce qui était écrit et la parole venue dont ne sait où. Elle décortiqua avec quelques petites difficultés ce que Robin disait avant de simplement hocher la tête. Les débuts avec une langue sont toujours un peu compliqués et c’était quelque chose de plutôt normal. N’importe qui aurait eut du mal et encore, c’était déjà génial surtout que c’était une voix artificielle qui parlait ! Donc certaines syllabes étaient inévitablement écorchées !
 
-          Il n’y a pas de soucis pour ça, Robin. Donc, nous serons sans doute amenés à discuter de temps à autre pour faire des activités intersection ? Enfin, nous risquons de devoir parler ensemble régulièrement.
 
Elle ne pu pas spécialement continuer sa phrase car le petit volatil présent sur l’épaule de Robin se mit à tirer furieusement sur ses mèches rousses. Si un petit rire lui échappa dans un premier lieu, très vite, elle approcha la main de l’oiseau à l’étrange couleur. Non, elle n’en avait jamais vu un de la sorte. Était-ce naturel ? Cet oiseau était-il de ce monde ? Peut être, peut être pas. En tout cas, Tenshi avait la sensation que tout était confus en cette fin de journée. Peut être que la fatigue jouait beaucoup sur ce point mais elle devrait en faire abstraction encore quelques temps histoire d’en apprendre un peu plus sur son/sa camarade diurne. En tout cas, elle avait vu juste, un prénom mixte.
 
Le regard argenté de Tenshi se porta vers l’oiseau, sans doute satisfait de son acte vu sa posture. Elle agissait comme un humain, se vantant et se pavanant fièrement. Doucement, Tenshi retourna s’asseoir sur la chaise, regardant l’oiseau envers qui elle ne se risquerait pas à approcher les doigts de peur de se les faire pincer. Ce n’est qu’en entendant une nouvelle fois la fois de son camarade que Tenshi réorienta le regard vers lui/elle. Décidément, ce n’est pas quelque chose de simple de ne pas avoir de genre bien défini pour une personne !
 
-          Elle est jalouse je présume ? Mais elle n’en reste pas moins adorable… Je pense qu’elle doit tenir à toi pour agir de la sorte. Cependant, elle doit avoir un sacré tempérament, la demoiselle.
 
Et elle savait de quoi elle parlait ! Difficile d’imaginer qu’un oiseau sans caractère agisse de la sorte ! Néanmoins, Tenshi reprit vite la parole, ne demandant qu’une seule chose à Robin.
 
-          Et appelle-moi simplement par mon prénom s’il te plait, pas besoin de « madame » ou autre artifice du genre. Je ne vais pas te mordre.
 
L’oiseau alla se nicher dans les cheveux de Robin, amusant légèrement Tenshi.
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Robin Windrosen


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Mer 3 Oct - 21:00


Quand le Paradis rencontre la nuit


Robin Windrosen et Thashi Nakano

Politesse
Les règles de bienséance humaine s'impriment à son esprit alors que la jeune femme lui tend une main élégante. Ses souvenirs remontent à sa mémoire mortifiée avant que son corps n'esquisse un délicat mouvement pour se positionner debout en face de son interlocutrice. Leurs doigts se rencontrent pour que leurs paumes se joignent avec fermeté et respect. Ses connaissances sur la culture humanoïde lui rapportent que certaines personnes aiment insuffler une forme de domination à travers leur salut comme pour espérer se montrer supérieures. Son âme innocente ne peut en comprendre le concept tant elle se centre sur le respect et l'égalité entre les genres. La poigne de la leadeuse nocturne signe son désir d'équilibre avec l'être aux cheveux roux incendiaires.

Attractivité
Leurs mains déliées de toutes obligations sociales, leurs regards se croisent et sans que ses pensées ne saisissent  le potentiel danger, les yeux argentés de l'adolescente sont happés par la force mystique des pupilles d'améthyste. La merveille d'eau violacée l'entraîne dans une valse diabolique pour l'y noyer au sein d'une cascade d'envoûtement. La sorcellerie charmeuse bien involontaire se brise sous les efforts colossaux de la jeune femme s'efforçant de cligner des yeux pour échapper à ce piège attractif.  Un doux sourire étire les lèvres délicatement rosées du visage naturellement halé par le soleil alors que les doigts bronzés montent lentement à la hauteur du regard de sa camarade.

Dextérité
Les phalanges dansent, se lient et se délient avec habilité pour dessiner un tableau d'une merveilleuse grâce au sein même de l'atmosphère. Sans que ses lèvres ne daignent s'entrouvrir, une voix enfantine aux prononciations écorchées résonne doucement entre les murs. Se présentant sous le prénom anglophone mixte de Robin, avec le son [e] chantant sur la fin, les mots signés expliquent les difficultés de leur propriétaire à s'exprimer de par son incapacité à oraliser si bien qu'une forme magique de la langue des signes s'y substitue à sa place afin que ses discours soient compréhensibles par tous et toutes.  Après un bref sursaut où pointe sa surprise, la prénommée Tenshi reprend le sens de ses convenances pour laisser échapper son assurance aux accents de tolérance.

-Il n’y a pas de soucis pour ça, Robin. Donc, nous serons sans doute amenés à discuter de temps à autre pour faire des activités intersection ? Enfin, nous risquons de devoir parler ensemble régulièrement.

Sincérité
Les pupilles violettes s'écarquillent légèrement alors que l'adolescente prononce ses premiers mots sur un ton neutre alors que son regard d'argent se plante dans le sien aux couleurs d'une eau mystique. Pour la première fois depuis des années et en dehors de ses proches, une personne daigne affronter ses iris prunes plutôt que se focaliser de façon malsaine sur ses doigts dansant avec une grimace de mépris tordant les lèvres crasses. Comme si sa langue des signes n'existait pas, comme si sa gorge oralisait normalement, comme si tout son être était enfin accepté dans le cercle de la prétendue normalité. Combien de fois les visages boursouflés de haine ont-il soufflé la violence verbale sans aucune gêne ? Combien de mains ont voulu broyer les siennes en hurlant à la malédiction infernale ? Combien de fois ses doigts ont-ils été écrasés sous l'impulsion destructrice d'un dégoût surpuissant ?

Attaque
La force de sa torpeur aux souvenirs se brise avec mille éclats alors que sur son crâne, le délicat oiseau au dos rose s'écharne sur ses mèches enflammées. Des piaillements stridents traversent la pièce tandis que le volatile passe d'un coté de la tête à un autre en happant de toutes ses forces quelques cheveux incendiaires au passage. Une grimace douloureuse se peint sur le visage bronzé sans que l'étrange animal ne cesse un instant son manège. Par réflexes et une curiosité attachée à son cœur,  l'adolescente avance ses phalanges nues vers la petite boule de plume axée en une mode guerrière. Pour toutes réponses à son approche osée, elle ne reçoit que des criailleries aux moult chants protestataires.  

Orgueil
Le torse plumé se gonfle de satisfaction alors que les pattes délicates se posent sur l'épaule droite et que son bec pince une dernière fois le lobe e l'oreille mise à disposition arrachant une seconde grimace de souffrance à l'être au regard violacé. Se pavanant avec fierté, l'oiseau est présenté sous le prénom d'Hedwige et occupant le rôle de dame moineau des plus fidèles sous les doigts dansants la langue des signes. S'octroyant une interdiction formelle de donner le moindre pincement à la camarade humanoïde, l'oiselle piaille son accord avant de s'attaquer gentiment à la peau sensible de l'organe de l'ouïe comme fière d'y apposer la faille du contrat. Si elle n'est pas autorisée à s'en prendre à la jeune femme, rien n'a été dit concernant l'aspect physique de la personne qu'elle chérit par dessus-tout. S'envolant délicatement, elle s'emmitoufle au sein des mèches rousses comme pour s'y nicher pour une longue sieste. Néanmoins, son regard aux pupilles rondes et noires surveillant attentivement le moindre mouvement soupçonneux de l'adolescente.  

- Elle est jalouse je présume ? Mais elle n’en reste pas moins adorable… Je pense qu’elle doit tenir à toi pour agir de la sorte. Cependant, elle doit avoir un sacré tempérament, la demoiselle. Et appelle-moi simplement par mon prénom s’il te plait, pas besoin de « madame » ou autre artifice du genre. Je ne vais pas te mordre.

Mélodie
Un concert de piailleries incompréhensibles claque avec violence au sein de la minuscule salle obligeant presque les deux jeunes personnes à se boucher les oreilles tant les sons stridulent avec un enthousiasme délirant. Au plus près physiquement de l'oiselle déchaînée, l'être au regard violet attrape rapidement son sac à dos au sol avant de l'ouvrir et en sortir un léger quignon de pain sous les yeux noirs de l'oiselle de caractère. Le stratagème fonctionne à merveille puisque  la femelle moineau cesse instantanément de piailler pour se précipiter sur sa gourmandise et l'attraper entre ses griffes pour le poster sur le meuble à quelques mètres de là. Grignotant la croûte et la mie avec allégresse, elle ne prête plus attention à l'adolescente aux cheveux bicolores et son futur duo diurne. Les doigts bronzés s'agitent de nouveau pour signer rapidement  de délicats propos écorchés sans que ses lèvres ne s'ouvrent sur le monde.

- N'elle veut chulout me pwotézer n'y n'aimewait z'ai n'une vie chochiable avec zens mon n'âge...N'elle est la pwemièwe n'a nète venue lorsce z'ai lélouvert ma...pawtilulariwité n'alows n'elle se voit nomme une tutwiche...Puis n'ente n'etwes lifféwents, plumes woses n'ou cheveux woux, n'on che lomprwend...Ze m'échuze pou le "malame", ma mawwaine m'a lit wespecter zens n'y ché n'une nabitule...On m'a dit z'allis zéwer le buweau le zou mais péchonne m'a n'explilé n'elles chozes n'ont peut n'owganizer n'enchemble pou n'ichi...Ze chuis n'un peu là pa léfautspache ze chais me lébwouiller navé n'ache mais chi vous n'avez pluche n'informachions né moi n'à che suzet , ze veux bien chavoi...n'achawge wevanche bien n'entenlu... (Elle veut surtout me protéger et aimerait que je sois plus sociable avec des gens de mon âge...Elle est la première à être venue lorsque j'ai découvert ma...particularité alors elle se voit comme une tutrice.  Puis entre êtres différents, plumes roses ou cheveux roux, on se comprend...Je m'excuse pour le "madame", ma marraine m'a dit de respecter les gens et c'est une habitude...On m'a dit que j'allais gérer le bureau le jour mais personne ne m'a expliqué les choses qu'on peut organiser ensemble pour ici. Je suis un peu là par défauts parce que je sais me débrouiller avec un arc mais si vous avez plus d'informations que moi à ce sujet, je veux bien le savoir...à charge de revanche, bien entendu)

Longueur
Quoique sa voix artificielle marque son hésitation et les syllabes écorchées, ses phalanges signent avec une immense dextérité des plus habiles. D'ordinaire plus concis, son discours sonne sa timidité et sa candeur en s'accompagnant de la tendre rougeur colorant ses joues. Offrant ses services en échanges de l'aide de l'adolescente, ses pensées ingénues n'y voient que bienveillance sans le moindre soupçon de tordue. Sa tendresse pour l'oiselle en déborde en dépit des mauvais tours de cette dernière alors que son innocence naïve se reflète à travers le lac violacé de ses yeux ensorcelants. Son corps fluide pareil aux professionnels et professionnelles du monde de la danse se rassoit en face de la jeune femme alors que son regard happe de nouveau le sien sans que leur pouvoir d'attractivité ne diminue sous la fiable lueur ensoleillée du jour naissant. Son sourire d'une douceur exquise renaît sur ses lèvres rosées alors que ses doigts dansent une seconde fois, le visage rouge rosé jusqu'à la pointe de ses cheveux roux.

- N'une fois vous m'auwez n'expliché...vous voulez bien n'on n'aille tiwer n'un noup n'ensemble ? Ze chouhaite vous voi n'à l'oueuve puis vous z'élè la lealeuze nuit, vole niveau loit n'èle n'échepchionel... (Une fois que vous m'aurez expliqué, vous voulez bien qu'on aille tirer un coup ensemble ? Je souhaite vous voir à l'œuvre et vous êtes la leadeuse de la nuit, votre niveau doit être exceptionnel...)

Pureté
Une douce lueur immaculée pourrait presque briller autour de Robin tant son aura respire l'innocence à ses propres mots. Ses pensées n'en attrapent pas le double sens flagrant aux esprits plus avisés que le sien sur le sujet. Incapable d'y voir la moindre trace d'une quelconque perversité, ses yeux de miroir violacé reflète sa candeur enfantine si pure que même le cœur du pire des bourreaux pourrait s'y laisser craqueler avant de se briser sous l'effet de son sourire d'une candeur infinie.

Compréhension
Un son semblable au roulement d'un rire mal contenu résonne du côté du meuble où est posée la dame oiselle. Ses plumes roses et sombres frémissent à la manière d'une crise de convulsions avant qu'elle ne se laisse tomber sur le dos, un long piaillement joyeux s'échappant de sa gorge.  Le cœur tourné vers l'inquiétude, l'être à l'épiderme halée se précipite vers la femelle oiseau avant de l'attraper délicatement entre ses doigts, ses yeux violets noyés par une anxiété soudaine. Se voyant offrir moult caresses protectrices, la prénommée Hedwige tourne son regard noir vers la jeune femme alors que son larynx roule de nouveau en une toux nerveuse. Son esprit animal se connecte l'espace d'un instant au sien comme pour lui signifier la raison de son comportement que l'adolescent peut immédiatement saisir.  Bien loin de souffrir, la femme oiseau rit aux éclats ! Si le double sens d'une certaine expression employée par l'âme qu'elle adore échappe à l'être candide, sa familière l'a parfaitement compris au point de tomber dans une hilarité agitée.

Naïveté
Les iris violets s'éberluent de mille interrogations face au comportement de son oiselle en proie à un rire communicatif. Une moue boudeuse pareille à celle d'un chaton mal réveillé se peint sur le visage bronzé alors que cinq doigts de sa main libre signent rapidement les mots écorchés de son innocence touchante.

- N'elle se mole moi mais ze chais pas pouloi...Z'ai wien dit lwôle...N'awwètes cha Helwigen nu va fini par n'énouffer navé ton pain... (Elle se moque de moi mais je ne sais pas pourquoi...Je n'ai rien dit de drôle...Arrête ça Hedwige, tu vas finir par t'étouffer avec ton pain...)

Prévisible
Comme pour lui donner raison, la dame moineau se noie sous son rire animal alors qu'un minuscule morceau de sa gourmandise vient obstruer sa gorge. Transformant sa raillerie en lamentations désespérées, un piaillement de soulagement lui échappe lorsqu'un des doigts habiles vient enfoncer délicatement sa cage thoracique afin de l'obliger à recracher sa gêne bouillie. Ramassant l'objet du délit pour le jeter, l'être aux mèches de flamme finit par adresser un tendre sourire à la rescapée avant de se s’asseoir et la caresser avec une infinie tendresse. Roucoulant de plaisir sous ses gestes, l'oiselle signe son extraordinaire complicité avec l'être propriétaire de ces mains adorées.

Que leurs âmes s'aiment à jamais...

codage par LaxBilly.
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Tenshi Nakano


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Ven 12 Oct - 22:12

ft. Tenshi

ft. Robin

「 Lorsque le paradis rencontre la nuit 」
A vrai dire, Tenshi se moquait totalement du fait que Robin ne s’exprimait pas directement à elle, passant par une langue intermédiaire parfaitement maîtrisée. Tout ce qu’elle voulait, c’était que ses deux là se comprennent et puisse, au mieux parler, au moins, réussir à communiquer. Et, en toute franchise, elle était agréablement surprise de voir que la conversation se faisait relativement bien. Certes, ce n’était pas parfait, mais, sachant que Robin apprend la langue, et que la voix n’en est qu’une synthétique, c’est déjà impressionnant ! Bien plus que lorsque des gens parlent dans la leur langue maternelle sans daigner faire le moindre effort. Elle se souvenait encore de cet élève allemand, au début, qui ne parlait que cette langue et n’avait aucune envie de fournir le moindre effort pour se faire comprendre, même malgré le sort entourant la totalité de l’académie. Halala, le comprendre n’avait vraiment pas été quelque chose de simple mais, finalement, il avait décidé de s’exprimer en japonais.
 
Cependant, la Faucheuse fut légèrement étonnée en voyant le regard du leader, ou de la leadeuse, diurne. Avait-elle dit quelque chose d’étonnant ? Avait-elle fait quelque chose qu’il ne fallait pas ? Après tout, elle et les rapports humains n’étaient pas des choses de vraiment compatibles et les erreurs, les maladresses n’étaient pas rares. Elle ne voyait cependant pas pourquoi il-elle avait écarquillé les yeux ? C’était à cause du fait qu’elle le-la regardait droit dedans ? Etait-ce si malpoli ? Peut être qu’une étrange lueur avait brillée dans le regard acier de Tenshi sans qu’elle n’y fasse vraiment attention… Mais… Parler en regardant son interlocuteur droit dans les yeux était une chose que Kane, son tuteur, lui avait apprit. A elle et aux trois autres. C’était assez étrange. Enfin, elle préféra passer la main dans ses cheveux bicolores, un peu embarrassée de ne pas trouver la cause de ce regard étonné qui ne lui avait clairement pas échappé.
 
Lors des multiples assauts du volatil, alias Hedwige, Tenshi ne pu que regarder, n’intervenant pas vraiment dans ce pseudo affrontement qui se déroulait sous ses yeux. Qu’aurait-elle bien pu faire de toute façon ? Rien du tout. Cet oiseau n’est tout simplement pas un oiseau comme les autres. Ou alors, elle aurait sans doute dû se renseigner sur ces bestioles à plumes qui volent dans le ciel, parcourant le monde en battant des ailes. N’était-ce pas fatiguant ? Cette question au combien inutile et futile lui traversa l’esprit l’espace de quelques nanosecondes avant qu’elle ne soit mise aux oubliettes, aussi rapidement qu’elle n’était arrivée à son esprit. Mais, à force d’entendre Hedwige pialer, une petite grimace apparue sur le visage pâle de Tenshi. Bon dieu… Elle ne savait pas qu’un si petit être pouvait faire aussi mal aux oreilles ! Pourquoi tant de haine pour ses pauvres oreilles ? Robin, par contre, vu la tête tirée, devait souffrir des actes de la boule de plume. Surtout ses cheveux et ses oreilles. Elle compatissait, mais, une fois de plus, ne tenta rien. Après tout, elle préférait ne pas se frotter à la bestiole volante, car, elle l’aurait juste chassé. Chose qui n’aurait sans doute pas fonctionné.
 
Il fallut que Robin sorte un morceau de pain pour que sa souffrance ne prenne véritablement fin, la nourriture étant le péché mignon d’un bon nombre de créatures. Animale comme humaine. Quoique pour les humains, elle avait quelques doutes, aussi faibles soient-ils.
 
-          Elle veut te protéger ? En te picorant l’oreille et en tirant sur tes mèches ? Elle veut que tu sois plus sociable avec les gens de ton âge ? C’est un oiseau bien différent de tout les autres, elle à une particularité aussi ? Outre son plumage de couleur ? Sinon, je peux comprendre ce que tu ressens et pourquoi tu rajoutais le « madame ». Tu n’as pas à t’excuser pour quelque chose qui se fait naturellement.
 
Elle lui adressa un léger sourire en conclusion de cette partie de la phrase avant de reprendre presque aussitôt. Cette façon de protéger était assez étrange à vrai dire mais elle ne jugeait pas.
 
-          Eh bien, à vrai dire, on peut organiser des petits tournois intersections sans demander d’autorisation, je pense que ça peut être intéressant de faire se mesure nos deux sections de façon amical. J’avoue que les nocturnes se connaissent tous, connaissent les capacités de leurs camarades mais ils n’ont jamais pu se mesurer à des diurnes dans le cadre du club. Je pense que les diurnes se connaissent aussi très bien de votre côté. Et puis, ce genre de petites rencontres stimulent les gens et donne toujours quelque chose d’intéressant. Et tu sais, pas besoin de quoique ce soit en retour. Tu es tout juste arrivé(e) ici, il faut qu’on t’explique un temps soit peu les multiples possibilités.
 
Robin fini par s’installer à son tour, lui demandant si elle était d’accord d’aller tirer avec lui-elle après. Elle hocha doucement la tête, lui avouant que cela lui ferait plaisir mais que ses performances ne seraient certainement pas montrées sous leurs meilleurs jours à cause de la fatigue. Même si elle n’en laissa rien paraître, elle fut légèrement gênée, quoique flattée, par les dires de Robin. Elle avait beau bien se débrouiller, elle n’irait pas jusqu’au fait que son niveau était exceptionnel, surtout pas avec un arc. Avec sa faux, oui, avec la modification de sa faux, elle voulait bien avoir un niveau plus que convenable. Voir même très bon pour une gamine de son âge, surtout en voyant le poids et la maniabilité de l’arme.
 
Les piaillements du piaf attirèrent automatiquement le regard des deux jeunes gens, dont Robin se précipita pour voir ce qu’il se passait. Un frisson parcouru le regard de Tenshi lorsqu’elle sentit le regard que lui lançait le volatil. Mais, qu’est ce qu’elle avait fait de mal pour mériter un tel regard ? Elle n’en savait rien mais Robin la rassura en disant qu’elle ne faisait que se moquer. Sans qu’il - qu’elle ne sache pourquoi.
 
Halala, et, comme pour donner raison à Robin, le volatil manqua de s’étouffer avec un morceau de pain. Tenshi se retint de doucement secouer la tête, ne trouvant pas ceci forcément respectueux. Que cela soit vis-à-vis de Robin ou d’Hedwige.
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Robin Windrosen


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Sam 13 Oct - 15:33


Quand le Paradis rencontre la nuit


Robin Windrosen et Thashi Nakano


Maitrise 
 Les yeux d’une merveille d’eau violacée attrapent le regard d’argent pour l’y noyer dans une tempête de douceur candide. Un tendre sourire éclaire son visage halé par le soleil alors que ses doigts dansent de mille grâces pour dessiner ses mots écorchés. Si sa langue maternelle en langue des signes est acquise à son esprit depuis bien des années, la compréhension des sons japonais est encore bien difficile à ses oreilles et ses iris tentent d’attraper les innombrables kanji et autres signes du dialecte japonais courant sans que sa mémoire ne puisse encore tout enregistrer. Sa voix oralisée s’est perdue dans les méandres de son passé tortueux mais ses phalanges communicantes ne sont pas retenues par une expression de mépris crasse sur le visage de la jeune femme aux cheveux bicolores a contrario de ses habitudes. Ses pupilles d’acier soutiennent les siens sans se focaliser sur son procédé artificiel d’articulations du langage.

Étonnement
Une lueur de surprise sincère s’allume dans son regard mystique aux couleurs de l’améthyste la plus précieuse alors que les iris de la leadeuse nocturne s’accrochent aux siens avec mille respects. L’argent et  la rivière violacée hypnotique s’affrontent silencieusement avec toute la considération du monde l’un.e envers l’autre. Ses doigts signent sans que l’adolescente ne lui accorde la moindre trace de dédain aux sifflements venimeux de haine et aux crachats empoisonnés de mille malveillances. Pour la première fois depuis des années et en dehors de très rares proches, une personne lui accorde de l’importance et enferme gentiment son langage muet dans une case de normalité. L’éclat d’une larme joyeuse pourrait presque briller au coin de ses yeux violets s’ils ne s’accrochaient pas avec autant de véhémence aux reflets d’argent de leur interlocutrice. Le bal ensorcelant de leurs pupilles cesse toute valse lorsque la main pâle de la jeune femme passe à travers ses mèches noires-rousses alors que la légère trace de rougeur se peignant sur ses joues l’espace d’un instant n’échappe pas à l’attention perçante de la silhouette androgyne.  
 
Assauts volants
Le plumage virevoltant à chacun de ses mouvements, la dame moineau acharne son petit bec sur les mèches rousses et l’oreille percée d’une légère boucle d’argent. Une légère grimace de douleur naît sur les lèvres délicatement rosées du visage bronzé sans que ses doigts ne puissent attraper la rapide responsable de sa souffrance taquine. Piaillant à qui veux l’entendre dans son langage chanté, la prénommée Hedwige pourrait presque détruire le tympan des deux jeunes gens tant elle passe d’un extrême à l’autre, alternant entre sons aigus et prises de bec sur sa peau mate ou ses cheveux incendiaires. Les yeux violets attrapent la discrète torsion de la bouche de l’adolescente sous les attaques sonores de la petite volatile. Les doigts agiles se saisissent du sac à dos posé non loin de là avant de l’ouvrir en feignant l’indifférence aux piaillements de l’oiseau au dos rose.

Gourmandise
Les yeux noirs de la familière ailée brillent soudainement d’exaltation avant que son enthousiasme écorchant ne s’étouffe dans sa gorge alors qu’un quignon de pain se matérialise entre les doigts tant aimés. Comme apeurée à l’idée de ne pouvoir en jouir, elle se précipite sur son péché mignon alimentaire pour l’attraper entre ses serre et voler jusqu’au meuble à quelques centimètres de là. Redevenue silencieuse, son bec s’acharne plus sur la mie et la croûte que sur les oreilles des deux humanoïdes. Concentrée sur sa tâche, elle ne perçoit qu’à peine l’intervention mi polie mi ironique de la jeune femme.  

- Elle veut te protéger ? En te picorant l’oreille et en tirant sur tes mèches ? Elle veut que tu sois plus sociable avec les gens de ton âge ? C’est un oiseau bien différent de tout les autres, elle a une particularité aussi ? Outre son plumage de couleur ? Sinon, je peux comprendre ce que tu ressens et pourquoi tu rajoutais le « madame ». Tu n’as pas à t’excuser pour quelque chose qui se fait naturellement.

Rareté
Un tendre sourire éclaire le visage naturellement brûlé par Hélios alors que le comportement étrange de l’oiselle est mis sur le devant de la scène communicante. En effet, la dame moineau cumule les petites bizarreries en pinçant les mèches rousses ou les oreilles afin d’apporter une prétendue protection à l’être qu’elle adore par-dessus-tout. La prénommée Hedwige ne s’est pas encore aperçu du caractère contradictoire entre ses motivations et ses actions, comment protéger et donner envie d’une sociabilité quand ses propres piaillements et attaques bectées pourraient en effrayer plus d’un ou d’une. Aucune explication n’a le temps d’être apportée sur le portrait unique de l’oiselle que déjà l’adolescente nocturne reprend la parole sans jamais lâcher son rictus souriant.

-Eh bien, à vrai dire, on peut organiser des petits tournois intersections sans demander d’autorisation, je pense que ça peut être intéressant de faire se mesurer nos deux sections de façon amical. J’avoue que les nocturnes se connaissent tous, connaissent les capacités de leurs camarades mais ils n’ont jamais pu se mesurer à des diurnes dans le cadre du club. Je pense que les diurnes se connaissent aussi très bien de votre côté. Et puis, ce genre de petites rencontres stimulent les gens et donne toujours quelque chose d’intéressant. Et tu sais, pas besoin de quoique ce soit en retour. Tu es tout juste arrivé(e) ici, il faut qu’on t’explique un temps soit peu les multiples possibilités.

Accord
Alors que les mots traduits dansent en son esprit, les doigts halés attrapent un crayon pour annoter divers signes incompréhensibles aux yeux humanoïdes et autres créatures non concernées sur une feuille volante posée sur la table. Hochant la tête aux propositions de son interlocutrice, l’androgyne finit par relever la tête pour attraper ses yeux d’acier de son regard violet hypnotique. Les doigts gracieux s’élèvent dans l’atmosphère pour tracer sa demande d’une petite joute amicale entre ses propres performances et ceux de la leadeuse nocturne du club afin de savoir ce qu’elle vaut tout en évaluant déjà son niveau à extraordinaire pour que la direction lui confie d’emblée la gestion des archers et archères de nuit. Sa camarade lui répond par l’affirmatif tout en descendant naturellement ses capacités en raison de la fatigue cumulée durant les heures sombres. Installant son corps trompeur de genre en face de la jeune femme, sa langue des signes revient danser devant ses yeux d’argent alors que la voix artificielle écorche les mots sans que ses propres lèvres rosées ne s’ouvrent sur les sons du monde.

- Pou wéponde n’a vole neschion, oui Helwige veut me pwotézer à cha manièwe…Chi n’elle piaille n’à mes oweilles, ci pour me liwe faiwe z’effowts chochiabililé, n’elle veut m’ailer mais né maladwoite, n’avant n’elle pawlait navé z’oiseaux n’ou z’animaux, ze suis la pwemièwe péchonne numanoïde n’elle n’aime nalows ché nowmal n’elle n’agiche n’ainchi.…Lisons z’ai n’une chétaine n’affinité navé z’animaux, Helwige n’a été la pwemièwe n’à veni n’à moi mais n’elle chait z’aime tous z’animaux né d’aules m’aiment n’auchi… (Pour répondre à votre question, oui Hedwige veut me protéger à sa manière…Si elle piaille à mes oreilles, c’est pour me dire de faire des efforts de sociabilité, elle veut m’aider mais elle est maladroite, avant elle ne parlait qu’avec des oiseaux ou les animaux, je suis la première personne humanoïde qu’elle aime alors c’est normal qu’elle agisse ainsi…Disons que j’ai une certaine affinité avec les animaux, Hedwige a été la première à venir vers moi mais elle sait que j’aime tous les animaux et que d’autres m’aiment aussi…)
Crise
Un son pareil à un roulement de gorge enrouée traverse brutalement la pièce avant que l’oiselle ne bascule son corps plumeux en arrière dans un jeu d’hilarité déconcertant. Jetant un regard amusé en direction de la jeune femme comme pour partager une complicité rieuse avec elle, la dame moineau ne perçoit pourtant pas son bref frisson parcourant ses yeux d’acier alors que sa soudaine détresse ne s’attrape par l’esprit vif de l’être au genre indéterminé. Voulant la rassurer par un tendre sourire, ses doigts dessinent des explications sur une moquerie de la dame moineau à son égard sans que ses pensées naïves n’en décodent le sens. Un minuscule morceau de pain obstrue la trachée de la bestiole au regard instantanément apeuré alors qu’elle se débat instinctivement contre sa souffrance. Avec agilité, les phalanges appuient délicatement sur le haut de son torse en une manœuvre de Heimlich des plus maitrisées. Le geste de premier secours porte ses fruits puisque l’intervention rapide de Robin permet à l’oiselle d’échapper à une mort affreusement douloureuse par suffocation d’étouffement. Ses voies aériennes se libèrent du corps étranger tombant sur le sol en une bouillie infâme rapidement ramassée et jetée à la poubelle.

Calme
La dame moineau remise de ses émotions sous les tendres caresses des doigts bronzés ne tarde pas à sommeiller entre ses mains alors que l’être aux cheveux de flammes se réinstalle face à sa camarade. Les pensées de celle-ci peuvent encore se focaliser sur ses dires précédents où sa particularité serait d’établir des liens divers avec les membres de la faune sauvage, quels mystères peuvent se cacher derrière un miracle tant rêvé des scientifiques qui savent combien le danger rôde à chaque instant. Libérant cinq de ses phalanges, elles dansent gracieusement pour dessiner la suite de ses intentions candides.

- Un tounoi navé zouw né la nuit ? Ze valile l’ilée…Lé n’awchés ni nachèwes zou che débwouillent bien mais ze propose nous ch’entwainent n’avant, il ne fauwait pas membwes diwecchion fachions pâle figuwe fache n’a n’eux et n’elles…Z’ai nolé tout ce vous m’avez lit né il nommenche n’à faiwe chaud, non peut n’aller tiwer lehow nà deux… (Un tournoi entre le jour et la nuit ? Je valide l’idée…Les archers et archères du jour se débrouillent bien mais je propose que nous nous entrainions avant, il ne faudrait pas que les membres de la direction fassent pâle figure face à eux et elles…J’ai noté tout ce que vous m’avez dit et il commence à faire chaud, on peut aller tirer dehors à deux…)

Décision
Le bureau rapidement rangé et débarrassé de tous les effets indésirables, l’étrange duo sort du dojo pour se rendre à l’arrière de celui-ci où des cibles extérieures peuvent s’installer sans déranger les autres clubs aux alentours. Les mains et bras s’activent sans aucune peine à mettre le matériel en place avant que soudainement une douce aura ne vienne s’immiscer entre les deux êtres. La puissance calme mais baignant dans la ruse et la force brute est immédiatement interceptée par l’être aux mèches rousses. Les yeux d’une merveille d’eau violacée plongent sans hésiter dans la rivière luisante de respect.

Assurance
Un magnifique renard au pelage incendiaire doté d’un poitrail de neige et dont le museau est traversé par deux billes d’un bleu océan profond se tient avec majesté à quelques mètres de là. Tout son être crie silencieusement à la puissance et au respect de la hiérarchie. Réveillée par les divers mouvements, la rebelle Hedwige elle-même se cale dans l’obéissance et la sagesse face au majestueux animal. Assis sur ses deux pattes arrière et l’avant tenu avec grandeur, le canidé parait attendre sans que ses pupilles de mer ne se détachent de l’être à la peau halée. Le corps agile s’avance gracieusement vers la bête reine des forêts avant que les doigts s’agitent en silence. Sans jamais se quitter du regard, une extraordinaire communication incompréhensible semble s’établir entre les deux âmes avant que le renard ne s’incline avec mille considérations devant l’humanoïde avant d’adresser une seconde révérence polie à la jeune femme, ses yeux océan noyant l’acier sous un déluge de prestance. Tournant les pattes, le superbe animal s’éloigne lentement du duo à la manière d’un roi modeste connaissant ses devoirs.  Un éblouissant sourire sur le visage bronzé aux dessus d’elles, les phalanges dansent avec une infinie grâce pour signer les mots écorchés dans une tonalité artificielle enfantine.

- Nous auwons peut-ête de la visile d’ichi n’une bonne neuwe si chela ne vous déwanze pas…Ma nousine vient che weveiller et nomme n’elle n’a élé malade ché déniers temps, le choleil lui fewa bien…Puis nomme ze chuis cheule péchonne n’a ni n’en n’a nonfianche, cha chewait bien n’elle fache nonnaichance navé femme n’auchi zentille vous….Mais chi vous voulez pas, che né pas gwave, n’elle peut s’ochuper chan moi…Nous levons tiwer n’enchemble n’y n’oganiser nos pochtes pour tounoi.…Chi vous voulez nommencher, ze vous en pwie…Z’ai hâle vous voi zouer...Malame Lenshi, lealeuse notune… (Nous aurons peut-être de la visite d’ici une bonne heure si cela ne vous dérange pas…Ma cousine vient de se réveiller et comme elle a été malade ces derniers temps, le soleil lui fera du bien….Puis comme je suis la seule personne en qui elle a confiance, ça serait bien qu’elle fasse connaissance avec une femme aussi gentille que vous…Mais si vous ne voulez pas, ce n’est pas grave, elle peut s’occuper sans moi…Nous devons tirer ensemble et organiser nos postes pour le tournoi…Si vous voulez commencer, je vous en prie…J’ai hâte de vous voir jouer, Madame Tenshi, la leadeuse nocturne…)

Naïveté
La candeur la plus pure semble se personnifier à travers la danse de ses doigts et l’attractivité hypnotique de son regard d’améthyste. Aucune once de méchanceté ou de malveillance n’émane de son âme et toute la sincérité du monde se peint sur son sourire aussi doux que le miel. Son être entier crie aux mystères irrésolues sans jamais entacher son innocence. Déployant ses petites ailes, l’oiselle au dos rosé s’envole en direction de l’adolescente aux mèches bicolores avant de se poser sur son épaule avec légèreté.  Ses iris noirs attrapent ceux d’argent alors que les recoins de son bec semblent s’étirer en un tendre rictus d’affection. Se pelotonnant contre sa peau pâle et son cou, l’oiselle y frotte doucement ses plumes comme pour témoigner toute sa tendresse envers la jeune femme. Les doigts s’agitent une nouvelle fois en un discours d’une innocence désarmante.

- Vous z’avez chance…Helwige ne fait cha navé moi n’ou ma nousine mais vous lui inspiwez chympalie ni zentileche…Z’ai waison vous faiwe nonfianche…N’elle chent vous z’êles n’une femme bien…et poutant nomme vous l’avez dit, n’elle peut n’êles zalouse envé zens n’appwochent moi ou ma nousine…Lienvenue dans ma vie, Malame Lenshi… (Vous avez de la chance…Hedwige ne fait ça qu’avec moi ou ma cousine mais vous inspirez sympathie et gentillesse…J’ai raison de vous faire confiance…Elle sent que vous êtes une femme bien…et pourtant comme vous l’avez dit, elle peut être jalouse envers les gens qui m’approchent moi ou ma cousine…Bienvenue dans ma vie, Madame Tenshi…)

Chaleur
Les puissants rayons d’Hélios commencent à s’étendre à travers tout le paysage du lever du jour pour l’y baigner en une douce température printanière. La peau bronzée s’en délecte avec délices quand la pâle peut y trouver de légers frissons de méfiance. Toute occupée à sa nouvelle amie, la dame moineau chante doucement sa joie avec discrétion comme pour lui écrire son affection en mélodie oiseau. Face à elles, l’être aux mèches couleur incendie les observe sans jamais que son sourire ne quitte son visage halé.

Nouvelle amitié…



Dernière édition par Robin Windrosen le Jeu 25 Oct - 19:51, édité 1 fois
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Tenshi Nakano


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Dim 21 Oct - 0:28

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ft. Robin

「 Lorsque le paradis rencontre la nuit 」
La Faucheuse faisait attention au moindre mot de Robin, comprenant sans trop de problème ce qu’il/qu’elle voulait dire. Des syllabes écorchées n’étaient pas quelque chose de trop handicapant dans la compréhension des phrases. Il y avait une certaine logique entre les sons et comprendre ce qu’il se disait en devenait presque simple. Et puis, de toute façon, ce n’était pas compliquée, après quelque minute, son oreille s’adapte et comprend sans soucis la pluie de sons écorchés. Une oreille qui connait la guerre, doit apprendre à distancier la voix des alliés et des ennemis, les ordres, le bruit des armes. Une oreille qui doit distinguer des grognements cachant encore un peu d’humanité… Oui, elle pensait être capable de s’adapter rapidement. Même si cela pouvait être légèrement prétentieux à ses yeux.
 
C’était donc juste de la maladresse. Rien de plus, rien de moins. Pour le coup, la jeune guerrière comprenait mieux les agissements du petit volatile, de la petite boule de plume qui ne semblait pas quitter Robin. Enfin, elle l’imaginait du moins. Surtout si Edwige pense être… Son tuteur ? Non. Ce n’était pas le mot qu’elle cherchait. Tant pis, il lui reviendrait sans doute un peu plus tard, là n’était pas la chose la plus importante. En guise de réponse, elle murmura un simple « je vois », sans ajouter le moindre artifice. Après tout, que devait-elle rajouter ? Elle avait déjà fait beaucoup de remarque personnelle sur le sujet et en rajouter ne lui ressemblait clairement pas. L’oiseau s’endormit dans les mains de Robin, comme si de rien n’était.
 
-          Evidemment, l’entraînement ne fait de mal à personne et c’est encore le début de l’année. Certains membres sont encore nouveaux et débutent seulement, peu importe la section donc il est préférable de les laisser prendre leurs marques. Avec les armes ou tout simplement entre eux. Il fera meilleur dehors.
 
La lumière extérieur lui ferait dans doute un peu mal aux yeux mais cela ne serait pas un problème, elle s’y habituerait rapidement. Contrairement à ce monde auquel elle ne s’était pas véritablement habituée. Même après près de trois ans passés ici. Son monde lui manquait terriblement mais elle se faisait à l’idée de ne pas pouvoir y retourner toute seule. Dès que les garçons arriveraient ici, dès qu’ils se seraient retrouvés, peut être qu’une solution apparaîtrait devant eux, ouvrant un passage leur permettant de rentrer, d’enfin rentrer chez eux. Elle soupira intérieurement.
 
Rapidement, elle se releva et rangea les feuilles qui traînaient, au moins celle en rapport avec le club nocturne avant de s’étirer doucement, faisant légèrement craquer son squelette, faisant craquer sa nuque par la même occasion. Une fois la salle rangée, l’arme de Tenshi reprit sa place sous sa cape, étant tranquillement pliée et attendant de servir. Sa chaise fut aussi rangée sous sa table avant que les deux jeunes gens ne sortent d’ici. De la salle du club.
 
Une fois dehors, un petit animal roux vint leur rendre visite, s’inclinant devant eux. En toute normalité, Tenshi ne comprit pas vraiment. Le renard s’inclinait devant les deux humains… ? Comment ça ? L’expression faciale de Tenshi trahit sans le moindre souci sa surprise. Comment le renard… Non, pourquoi le renard s’était incliné devant eux ? Y avait-il une raison apparente ? Elle en doutait. En tout cas, rien d’apparent ne semblait arriver et tout était invisible à ses yeux. Tant pis, elle ne réagit pas plus que ça.
 
Tandis que le petit animal s’éloignait, Robin reprit la parole, lui indiquant que sa cousine s’était réveillée et ne tarderait pas à venir. Franchement, elle n’y voyait aucun problème. Sa cousine pouvait venir que cela lui importerait peut. Le soleil est en général un bon moyen de récupérer après une maladie. Peu importe ce qu’était cette dernière.
 
-          Elle peut, rassure-toi Robin. Je ne vois pas d’inconvénient à ce qu’il y ai une autre personne avec nous.
 
La petite Edwige s’envola pour se poser sur son épaule. Si dans un premier temps, elle pensait qu’elle se ferait pincer l’oreille, elle fut surprise, agréablement surprise il en va de soit, de sentir ses plumes chatouiller son cou. Un petit rire lui échappa tandis qu’elle dû lutter pour ne pas rapprocher son cou de son épaule, ne voulant pas faire de mal à l’oiseau. Doucement, pour ne pas l’effaroucher, elle approcha ses doigts de la tête d’Edwige, la lui caressant avec une délicatesse étonnante. Une espèce de brute sur un champ de bataille est tout de même capable de faire preuve de douceur !
 
Un sourire franc mais quelques peu triste étira ses lèvres quelques fractions de secondes.
 
Une femme bien. Parfois, elle se le demandait. Après tout, vu le nombre de personne qu’elle avait dû tuer, elle était en droit d’en douter. Certes, c’était la guerre, tuer les posséder avant qu’elle n’éclate était le seul moyen de protéger la population mais elle se souvient encore de ses mères de familles qui les avaient traités de tous les noms après qu’ils aient tués leurs enfants. Combien de fois cette chose était arrivée ? Beaucoup trop pour une fille de son âge. Mais c’était sa routine, sa normalité. La guerre fait faire des choses horribles, qu’importe l’âge des participants. Si elle se souvenait bien, cette guerre avait été déclenchée à cause de deux filles à peine majeur. Quoiqu’il lui semblait que l’une d’elle n’avait pas encore totalement 18 ans. C’était une sang mêlée, condamnée à la mort qui voulait survivre plus que tout. Elle a provoqué la fin du monde pour une histoire d’amour. De nombreux dieu ont dû intervenir, des légendes ont été cherchées au plus profond de leur cachette, des créatures sont arrivées par des brèches, par le sol… Elle sentait encore la puissance de cette femme et s’en était effrayant. Mais tellement impressionnant. Bien que la sang mêlé n’est été aperçu qu’avant le début de la guerre, une telle puissance émanant d’elle. Résumer cette guerre serait tellement long.
 
Rapidement, elle préféra chasser ces multiples souvenirs pour se reconcentrer sur le moment présent.
 
-          Merci de m’accueillir dans ta vie. Et s’il te plait, tutoie moi, nous avons le même âge…
 
Dans un geste habitué, elle attrapa deux arcs, en tendant un à son/sa camarade.
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Robin Windrosen


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Ven 26 Oct - 21:00


Quand le Paradis rencontre la nuit


Robin Windrosen et Thashi Nakano


Apprentissage
Les doigts à la peau naturellement brûlée par le divin soleil fauchent les signes de la langue muette. Les phalanges dansent avec une grâce inavouable alors que la voix artificielle résonne en une chanson de sons écorchés sans que les lèvres délicatement rosées ne s'entrouvrent au monde. Les syllabes éraflées stimulent les oreilles les plus entraînées  pour forcer les esprits à s'adapter aux véritables mots désirés. Les yeux d'une merveille d'eau violacée brillent d'une sincérité précieuse propre à celle des enfants des plus candides. La jeune femme aux regard d'argent peut se déverser dans tous les discours du monde que les iris d'améthyste ne décrocheront jamais leur vive attention sur sa personne des plus respectable.

Questionnement
La langue des signes se plait à se mouvoir de mille enchantements silencieux pour se poser en une réponse d'une infinie innocence. Expliquant le comportement de la dame moineau par une forme de maladresse sociale vis-à-vis des humanoïdes, l'être aux cheveux incendiaires laisse ses lèvres s'étirer en un tendre sourire. Sous l'afflux de ses douces caresses, l'oiselle au dos de plumes roses plonge dans l’abîme du sommeil comme pour faire croire son absence de responsabilités quant à ses précédentes actions.

- Evidemment, l’entraînement ne fait de mal à personne et c’est encore le début de l’année. Certains membres sont encore nouveaux et débutent seulement, peu importe la section donc il est préférable de les laisser prendre leurs marques. Avec les armes ou tout simplement entre eux. Il fera meilleur dehors.

Déchiffrage
Les mots japonais s'alignent sagement les uns à la suite des autres sans que l'expression des pupilles violettes ne s'altère. Le transfert en la douce langue d'origine s'imprime en ses pensées pour s'acheminer en des propos logiques à ses connaissances. Les joues bronzées se teintent d'un délicat rouge timide alors que cinq de ses doigts, libérés des gestes affectifs envers la dame plumée, tracent habilement les signes connus à sa mémoire qu'une voix enfantine retranscrit maladroitement.

- Oui, les nouveaux y nouvelles loivent n'auchi s'entwainer mais ze pawlais pou nous...Je veux diwe...Nous diwizons che lub n'y pou ma pawt, il n'ay eu zens ni wemellaient n'en doule ma nominachion n'y penchaient ze chavais pas tiwer vu mon n'âze n'y ma clache...J'ai dû monwer n'aux membes zouw ze méwitais che pochte chelon leus pwopes mots...Chi ze zoue mal n'au tounoi, ze pewdais leur wespect niffichilement n'achis... (Oui, les nouveaux et les nouvelles doivent aussi s'entrainer mais je parlais pour nous....Nous dirigeons le club et pour ma part, il y a eu des gens qui remettaient en doute ma nomination et pensaient que je ne savais pas tirer vu mon âge et ma classe...J'ai dû montrer aux membres du jour que je méritais ce poste selon leurs propres mots...Si je joue mal au tournoi, je perdrais leur respect difficilement acquis)

Pédale
L'insulte à forte consonances homophobe résonne encore à son esprit obligé d'enregistrer ce nouveau mot comme étant une marque de dénigrement sur son genre et ses supposées attirances. L'humiliation et la honte ressenties resteront à jamais gravées en son cœur déjà meurtri de ces situations trop souvent vécues. Combien de fois son âme a t-elle dû panser ses plaies psychologiques après ces torrents de haine ? En arrivant ici, son esprit croyait sincèrement à la rédemption du mépris et au calme mai c'est bien mal connaitre la nature humaine dégoulinante de jalousie au moindre signe de réussite chez une personne trop différentes de leurs normes fermées.

Revanche
Sa mémoire se délecte encore de leurs visages cramoisis et ravagés par la surprise alors que les doigts bronzés excellent dans une démonstration spectaculaire de leurs compétences sur un arc. Les yeux noyés par l'embarras, les adolescents et adolescentes ont pu faire preuve d'humilité en s'excusant de leur jugement à deux sous es potentielles capacités de l'être aux mèches rousses vives.  Les insultes ravalées dans le regret, tous et toutes ont juré de leur désormais bonne foi et obéissance à son égard.

Rangement
Les mouvements d'airs soudains attrapent son attention dérivante avant que son corps n'y réagissent en conséquences.  Ses mains ordonnent les feuilles aux divers signes calligraphiés alors que leurs deux chaises trouvent le pli parfait sous la table. Le son de craquements corporels résonne à ses oreilles sous l'étirement de l'adolescente avant que leurs personnes ne sortent du dojo pour s'imprégner de la douce lueur du jour.

Beauté
Les yeux d'un profond bleu océan attrapent la mare violacée dans une communication connue de leurs seules deux âmes. Le pelage d'un roux flamboyant et au ventre blanc semble étinceler sous la puissance d'Hélios tandis que les doigts se joignent et se rejoignent en la direction de l'animal majestueux. Assis avec une allure élégante propre à sa race, le renard laisse l'humanoïde aux mèches incendiaires l'approcher sans qu'aucune crainte ne se dégage de son âme sauvage. Alors que son dos se courbe en une forme de révérence des plus respectueuses, le regard couleur du ciel perçoit l'étonnement ahuri se peignant sur le visage de la jeune femme. Un semblant de rictus amusé parait étirer ses babines avant de tourner les pattes et s'éloigner vers l'horizon levant.

Demande
Les doigts s'agitent de nouveau en direction de la leadeuse nocturne pour s'aligner en un discours empreint d'une candeur sincère.  Indiquant que la cousine de leur propriétaire s'est éveillée,  elle pourrait rejoindre le duo gestionnaire du club si sa santé encore fragilisée lui permet un bain de soleil précoce. Sa confiance sociale étant des plus précaires , seul son amour familial pour l'être aux yeux d'améthyste lui confère la volonté d'éventuellement se joindre aux deux âmes archères.

- Elle peut, rassure-toi Robin. Je ne vois pas d’inconvénient à ce qu’il y ait une autre personne avec nous.

Attente
Une formidable lueur d'espérance s'allume soudainement dans les iris violets avant de se teindre d'une insondable tristesse. À croire que l'espoir et le désespoir s'entremêlent en une danse mentale connue d'eux seuls. Les doigts libres du maintien de l'oiselle se lèvent doucement avant de signer ment alors que la voix enfantine résonne avec hésitation comme rougissante d'une gêne palpable.

- Ze vous wemechie mais ze dois vous pweveni... Ma nouzin chouffwe phobies chochiales chevèwes t chi n'a n'a plus peur zommes ne femmes, n'elle chen méfie n'auchi...Il che peut n'elle fache cwize n'angoiche mais cha ne chewa pas nonte vous...Ze vous lemanle n'avanche lui pawdonné chi zamais n'elle vous bleche par chon compotement ...N'elle fait pas n'expwès et cha zamais vote faute... (Je vous remercie mais je dois vous prévenir...Ma cousine souffre de phobies sociales sévères et si elle a plus peur des hommes que des femmes, elle s'en méfie aussi...Il se peut qu'elle fasse une crise d'angoisse mais ça ne sera pas contre vous... Je vous demande d'avance de lui pardonner si jamais elle vous blesse par son comportement...Elle ne le fait pas exprès et ça ne sera jamais de votre faute...)

Énigme
Un nouveau mystère alimente son âme déjà pourvue de questions irrésolues de la part de ses interlocuteurs et interlocutrices.  Unique personne bénéficiaire de la confiance fragile de l'adolescente évoquée, l'être aux cheveux roux porte en ses frêles épaules la responsabilité quant à ses possibles réactions en présence de la jeune femme inconnue. Que s'est-il passé au sein de leur jeune existence pour que l'une développe des paniques potentiellement incontrôlables et que l'autre soit en incapacité de s'exprimer oralement ?

Affection
S'échappant de sa torpeur ensommeillée,  la dame moineau s'envole des mains bronzées pour se poser sur l'épaule droite de la leadeuse nocturne. Ses pupilles sombres plongent dans le regard argenté sans ciller tandis que son petit corps plumeux se rapproche de la chair fragile de son cou. S'y frottant avec tendresse, ses légers piaillements heureux trahissent son chant de joie à l'encontre de l'humanoïde. Sa musique naturelle semble presque se muer en des roucoulements d'extase tandis que les doigts pâles lui caressent la tête avec une douceur exquise.  La langue des signes confirme l'action inattendue de l'oiselle par une solide marque de confiance à son égard, son instinct lui soufflant la bonté d'âme de la jeune femme avant de lui souhaiter la bienvenue au sein de son existence avec une naïveté respectueuse.

-Merci de m’accueillir dans ta vie. Et s’il te plait, tutoie moi, nous avons le même âge…

Mensonge
Si l'oiselle est bien trop occupée à se câliner contre la peau de sa nouvelle amie, les yeux d'améthyste attrapent instantanément la lueur de tristesse traversant brièvement les pupilles d'argent de sa camarade. Ce bref éclat suffit à trahir ses vives émotions et son propre cœur ne ment pas : un redan de son passé est venu envahir son esprit avec sournoiserie.  
Apportant sa main à son torse gauche comme dans un réflexe de crise cardiaque, ses iris violacés se ferment doucement. Le tsunami invisible de son histoire frappe son âme de plein fouet et sa tête se courbe légèrement en arrière comme atteinte par un projectile physique. Son rythme de flux sanguin sur ses artères s'accélère en une rivière de puissante empathie alors que chaque inspiration et expiration expire en un incendie d'une souffrance insoutenable dans ses poumons.  Quelques secondes sont sacrifiées afin que son corps ne se reprenne et que ses pupilles violettes ne se rouvrent sur le monde.  Attrapant l'arc tendu dans sa direction, son corps se rapproche de l'adolescente tout en leur laissant une distance respectueuse afin de ne pas percer sa bulle d'intimité.

Discrétion
Alors que la dame moineau recroqueville son être minuscule contre le cou de la jeune femme pour s'y endormir, les doigts dansent en silence avant que la voix artificielle ne perce l'esprit de leur interlocutrice dans un murmure des plus réservés comme de peur d'être entendue par l'oiselle. Les mots sont à peine inaudibles pour que le chuchotement ne parviennent bien qu'aux oreilles de la concernée et non pas à l'animal volant se laissant aller au sommeil.

- Helwige né heuweuze twouvé nouvelle n'amie , n'elle ne voit pas tout mais n'elle n'a waizon vou voiw nomme femme bien...Mais moi, ze wechens nomme nulpabililé n'en vous...Vous chavez, même chi vous z'avez fait choses mal dans le paché, sachez vous z'êtes n'une belle péchonne, ze le chais...Z'au vu vote twiteche, n'enfin plus préchisement, ze la rechens nomme vous...Noi ne vous z'aviez pu faiwe, ne doulez zamais vote gwandeur l'âme... (Hedwige est toute heureuse d'avoir trouvé une nouvelle amie, elle ne voit pas tout mais elle a raison de vous voir comme une femme bien...Mais moi, je ressens comme de la culpabilité en vous...Vous sachez, même si vous avez fait de mauvaises choses dans le passé, sachez que vous êtes une belle personne, je le sais...J'ai vu votre tristesse, enfin plus précisément je la ressens comme vous ....Quoi que vous ayez pu faire, ne doutez jamais de votre grandeur d'âme...)

Générosité
Les mots oscillant entre le mystérieux et la gentillesse à l'état pur s'éteignent lentement au bout de ses doigts alors que son doux sourire s'accroche à son visage halé par le soleil comme pour espérer apporter un réconfort sincère à sa camarade à l'âme attristée. Toute son affection semble se transférer jusqu'à l'esprit de la jeune femme avec une douce bienveillance es plus sincères. Reculant de quelques pas avec mille respect, l'être aux cheveux enflammés s'affaire lentement à installer les diverses cibles en place sans jamais cesser d'offrir  son rictus de tendresse et la brillance de ses yeux d'améthyste à sa camarade.

Que l'amitié unisse leurs deux âmes...


codage par LaxBilly.
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Tenshi Nakano


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Ven 2 Nov - 15:46

ft. Tenshi

ft. Robin

「 Lorsque le paradis rencontre la nuit 」
Tenshi n’avait vraisemblablement pas comprit ce que voulait dire Robin dès le départ et un petit air coupable bien qu’un peu… Inutile traversa son visage.  C’est vrai que si Robin avait dû montrer ses talents en tir à l’arc pour mériter le respect des membres diurnes, le perdre à cause d’un manque d’entrainement et d’un mauvais score à leur petite rencontre serait assez dommage et plutôt compliqué à digérer. Elle hocha la tête doucement.
 
-          Effectivement, autant éviter de perdre le respect que tu as eu du mal à gagner, inutile de devoir se battre pour le récupérer ensuite.
 
C’était une chose assez normale mais totalement inutile à ses yeux. Doucement, Tenshi soupira, décochant une flèche assez rapidement par la suite. Dire qu’elle n’avait pas eut de problème à se faire respecter et reconnaitre comme leader nocturne. Après, il y avait un bon nombre de guerriers, et se reconnaitre n’était pas difficile, surtout avec des passés plus ou moins difficiles. Tenshi n’ignorait cependant pas qu’il fallait que les deux côtés soient un minimum tourmentés pour que cette compréhension mutuelle se fasse. Nouveau soupire de la Faucheuse.
 
Tout en tirant un peu, elle écoutait Robin parler, sa cousine avait donc une phobie sociale ? Elle ne devrait pas être offensée par ceci. Il lui en faudra beaucoup pour mal prendre quelque chose, l’habitude étant ancrée au plus profond de son être. La jeune femme ne savait pas quoi dire. C’était quelque chose qui ne la dérangerait sans doute pas.
 
-          Il n’y a pas de problème. Tu sais, elle ne va pas me vexer, même si elle à peur ou quelque chose du genre. Il en faudra beaucoup pour me faire du mal, me mettre mal à l’aise avec de simples mots.
 
Elle lui adressa un sourire réconfortant, lui assurant que tout se passerait bien avec sa cousine. C’est vrai ça, ce n’était pas un problème en sois ! Elle pouvait être mal à l’aise face aux compliments mais beaucoup moins face aux critiques, aux réactions ou aux actions faites avec une mauvaise pensée ou une crainte. L’habitude après tout…
 
Une très nette surprise était affichée sur le visage de la jeune femme. Comment Robin avait connaissance de tout ceci ?! C’était tout simplement impossible et une petite crainte naquit au plus profond de son être. Très faible si bien qu’elle disparu bien vite aussi. De la culpabilité ? Oui. Il y en avait beaucoup. Beaucoup trop pour une enfant qu’elle était encore. Elle soupira, passant le doigt sur le plumage du petit être à plume qui avait élu domicile contre son cou, sur son épaule. Edwige dégageait ce petit quelque chose de réconfortant, tout comme Robin et, en toute franchise, cela lui faisait du bien de penser à d’autre chose que de ressasser encore et encore son propre passé.
 
Tenshi était touchée par les dires de Robin, passant encore une fois la main dans ses cheveux coupés courts. Mentir sur quelque chose n’était pas dans ses habitudes elle n’arrivait pas à remercier le Robin au genre non identifié.
 
-          C’est gentil merci… Mais les faits sont présents et rien ne pourra les effacer. Même un changement de monde et de dimension.
 
Des flashs violents lui revinrent en tête, la mort d’Izumi, la mort de tout un tas de jeunes gens… Il fallait qu’elle change ses pensées mais elle ne pouvait pas faire grand-chose, si bien qu’une légère once de colère traversa son regard. Ses bras se contractèrent sur l’arc, se tendant avant qu’une flèche décochée ne rate la cible, se plantant plus loin.
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Robin Windrosen


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Dim 4 Nov - 20:00


Quand le Paradis rencontre la nuit


Robin Windrosen et Thashi Nakano


Souvenirs
Les mots empoisonnés et les insultes lui tordant le cœur éclatent en mille flash au creux de sa mémoire embrumée. Le venin se distille à travers ses veines alors qu'un feu d'une incommensurable douleur ravage son âme. Un long frisson d'horreur parcourt instinctivement son corps en un chemin de torture alors que les injures chantent en un terrifiant écho de souffrances. Les images de ses anciens bourreaux s'estompent peu à peu pour dessiner le reflet de ses nouveaux tortionnaires. Les visages défilent et ne cessent de changer mais l'abomination de leurs crachats verbaux verse toujours le même poison de douleur.  Combien de fois son esprit a-il dû endurer la musique monstrueuse de leur lâcheté ? Les termes méprisants s'assemblent et se ressemblent dans l'ignominie.  

- Effectivement, autant éviter de perdre le respect que tu as eu du mal à gagner, inutile de devoir se battre pour le récupérer ensuite.

Héroïne
La compréhension de la jeune femme résonne avec force alors que la bonté de son cœur éclate à travers son âme. Ses mots atteignent la sienne accompagnés d'une rivière de bienveillance venant panser ses blessures intérieures. Une lueur d'espoir explose en ses pensées pour en chasser le fantôme cauchemardesque de son passé. Le spectre vacille quelques instants comme victime de tremblements avant de s'estomper à la manière d'une poussière voletant au vent. S'extirpant violemment de sa rêverie douloureuse, ses yeux d'améthyste papillonnent durant quelques secondes alors que les premières flèches sont décochées avec habileté de la part de l'adolescente au regard d'argent.  Sans le savoir, elle vient de faire preuve d'un héroïsme hors-norme à son égard en lui montrant de l'attention et surtout de la compréhension quant à ses maux cachés. Trop rares sont les âmes à peindre de la compassion et de l'humanité à son encontre, son physique androgyne suscitant souvent grimaces ou moqueries dans les meilleurs des cas.

Révélations
Alors que son corps mince se courbe légèrement en signe de remerciement silencieux,  ses doigts dansent de mille grâces en dépit la douleur et du chagrin émanant de son discours signé. Son âme profondément liée à celle de sa cousine victime de lourdes phobies sociales, toute sa bienveillance entoure son cœur tourmenté. Quoi que les critiques puissent en dire, le premier commandement de ses pensées sera toujours de la protéger envers et contre tout. Si jamais elle devait souffrir par sa faute alors son âme sera brisée à jamais. Terrifiée par les hommes et méfiante envers la gente féminine, elle ne peut se permettre de donner sa confiance à la première personne venue si bien que l'être aux cheveux enflammés ne doit jamais commettre le moindre impair sur son instinct empathique.

-  Il n’y a pas de problème. Tu sais, elle ne va pas me vexer, même si elle à peur ou quelque chose du genre. Il en faudra beaucoup pour me faire du mal, me mettre mal à l’aise avec de simples mots.

Réconfort
Un doux sourire éclaire son visage pâle qu'elle trouvera en reflet sur les lèvres délicatement rosées de son duo d'archerie.  Les yeux d'une merveille d'eau violacée entraînent les iris d'acier au sein d'une noyage visuelle des plus tendres. Sans jamais briser la magie de l'échange et lâcher son rictus d'innocence, ses doigts s'agitent au sein d'une chorégraphie maîtrisée à la musique discordante et aux mots écorchés.

- Ze vous wemechie compwende...Si zamais n'elle vient, cha ne chewa pas de vous n'en patilulier n'elle n'auwa peu....N'elle se méfie toules les femmes chauf note mawwaine ni note pwotetwiche...Ze ne chais pas si n'elle va bien veni mais chavoi ze peux nompter chu vote bienveillanche ni vote zentileche, ça me louche, méchi... (Je vous remercie de comprendre....Si jamais elle vient, ça ne sera pas de vous en particulier qu'elle aura peur...Elle se méfie de toutes les femmes sauf de notre marraine et de notre protectrice...Je ne sais pas si elle va bien venir mais savoir que je peux compter sur votre bienveillance et votre gentillesse, ça me touche...Merci... )

Affection
Ses légères plumes roses aux quelques teintes noires et blanches sous la douce brise du matin, l'oiselle Hedwige vient se poser sur l'épaule droite de la jeune femme archère avant de frotter sa minuscule tête contre la peau bouillonnante de sang de son cou. Piaillant sa confiance animale à l'égard de sa nouvelle amie humaine, la dame moineau ne prête plus attention aux détails de son environnement proche.  Si le sourire étirant le visage de la prénommée Tenshi arrive  à dessiner un tableau de joie, un fin trait de tristesse s'y incruste comme pour se définir dans l'invisible à jamais.

Ressenti
Un éclair d'une vive douleur traverse le cœur de l'être au regard violet alors que sa main se porte à son torse gauche comme dans un réflexe de faire cesser le soudain affolement  de son rythme cardiaque. Son sang bouillonne en ses veines comme pour espérer y tracer un chemin de douleur insoutenable sur chaque recoin de son corps. Les flammes microscopiques ravagent ses poumons à chacune de ses inspirations et expirations alors qu'un lourd poids immatériel frappe son front de plein fouet. Vacillant légèrement sa tête en arrière à la manière d'un pantin désarticulé, un poing invisible en profite pour lui comprimer l'estomac d'un coup d'une violence inouïe. Il lui faut rassembler toutes ses forces pour réussir à relever son visage halé par le soleil en direction de la jeune femme alors qu'une légère perle de sueur fiévreuse coule sur sa tempe gauche.

Énigme
Si son esprit ne peut en déchiffrer les raisons, il en attrape une empathie extrême capable de faire basculer dans la plus pure des folies n'importe quelle âme humaine. Si ses pensés ignorent le pourquoi des souffrances de l'adolescent aux cheveux bicolores, elles ne peuvent en nier l'intensité. Le corps androgyne se marque physiquement par sa malédiction empathique alors que les doigts tremblotants signent sa sincérité de cœur. Clamant candidement à la bonté certaine de l'archère, les phalanges peignent sa gentillesse à l'état pur et la bienveillance des mot écorchés.  

-   C’est gentil merci… Mais les faits sont présents et rien ne pourra les effacer. Même un changement de monde et de dimension.

Souffrance
Si la généreuse leadeuse tente de donner le change d'un simple geste de la main au sein de ses cheveux courts noirs et roux, la douleur crépitant en son âme n'échappe pas aux yeux d'améthyste. Les flashs d'une violence inouïe éclatent au sein de son propre crâne sans qu'ils ne dessinent la moindre forme reconnaissable  à sa mémoire. La couleur du sang gicle brutalement au creux de ses pensées et le regard violet s'écarquille comme pris d'une attaque cardiaque. Ses pieds reculent de deux ou trois pas en reflexe primaire alors que sa main se porte à son visage halé par le soleil comme pour espérer en extirper physiquement la douleur. Retenant tout juste un puissant haut-le-cœur désireux de franchir la frontière de ses lèvres rosées, une lueur soulagée traverse ses pupilles lorsque son rythme corporel revient  la normale.

Échec
Avant même que les bras contractés de la jeune femme ne relâchent leurs muscles sur l'arc, l'être aux cheveux enflammés sait que l'objet de sa cible sera épargné par son tir. La flèche file en un doux sifflement dans l'atmosphère avant de se planter sur l'écorce d'un chêne à quelques mètres du point visé à la base.  Ses pas glissant avec grâce sur l'herbe verdoyante, la silhouette indéterminée récupère l'arme accrochée au tronc avant de la bander sur son propre arc et tirer sans prendre à peine le temps de visualiser sa cible. La pointe vole en ligne droite à une vitesse ahurissante avant de brutalement se planter au cœur de la cible située juste derrière l'adolescente.  Quoique mis en doute par diverses mauvaises âmes, ses capacités naturelles au tir se peignent en évidence. Une fois plus proche géographiquement de cette dernière, ses doigts dansent une nouvelle fois pour peindre ses signes bienveillants.

- Z'ai vu vos yeux tout n'à l'heuwe, vous penchiez ze chavais choses su vous ? Non, wachuwez-vous, che n'est pas le las....Lizons z'ai n'une n'affinilé navé z'émotions zens, ze peux les wechenti pawfois ni vote chouffwanche wvenue nà mon loeuw...Ché vwai, ien n'effache les faits ni maux mais nomment liwe ? Ze chens né ze chais vous z'êtes nune femme bien...Le paché n'a malmené beauloup zens mais Vous z'avez dwoit faiwe n'ewweus, vous n'en pewdwez pas vot gwandeu l'âme pour aulant...Moi n'auhi, z'ai un paché ni me dévowe chan cheche, ma nousine n'auchi mais note pwotetwiche nous z'aide n'à chon niveau....N'un peu nomme n'anze garlienne même chi cha chonne nomme n'insulle pou n'elle...Chi vous voulez...Je peux n'ête nomme le vote ni vous nomme le mien....Une chote d'entwaile muluelle...ze ne pouwwais zamais n'oublier nombien vous z'êtes fowmilable... (J'ai vu vos yeux tout à l'heure, vous pensiez que je savais des choses sur vous ? Non, rassurez-vous, ce n'est pas le cas....Disons que j'ai une affinité avec les émotions des gens je peux les ressentir parfois et votre souffrance est parvenue à mon cœur...C'est vrai, rien n'efface les faits et les maux mais comment dire ? Je sens et je sais que vous êtes une femme bien..Le passé a malmené beaucoup de gens mais vous avez le droit de faire des erreurs, vous n'en perdez pas votre grandeur d'âme pour autant.  Moi aussi, j'ai un passé qui me dévore sans cesse, ma cousine aussi, mais notre protectrice nous aide à son niveau...C'est un peu comme une ange gardienne même s ça sonne comme une insulte pour elle...Si vous voulez, je peux être comme le vôtre et vous comme le mien...Une sorte d'entraide mutuelle...Je ne pourrais jamais oublier combien vous êtes formidable... )

Générosité
Un sourire d'une innocence désarmante plane sur ses lèvres délicatement rosées alors que ses yeux violets luisent d'un mélange d'admiration et de bienveillance à l'égard de l'adolescente. Le son écorché de sa potentielle promesse résonne comme irréductible et inviolable toute son âme crie à l'incapacité de la briser pour offrir moult souffrances à sa nouvelle camarade. Son cœur ne peut donner le mal, il se souvient encore que de trop des coups et mots empoisonnés glissant sur ses artères ensanglantées. Son aura baigne au sein d'une incommensurable candeur inégalée.

Deux sincères bienveillances en face à face mais construites différemment, que les dés en soient jetés


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Tenshi Nakano


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Dim 18 Nov - 0:18

ft. Tenshi

ft. Robin

「 Lorsque le paradis rencontre la nuit 」
Le sujet de la cousine revenait. Enfin, il continua du moins. C’est vrai qu’il en fallait beaucoup pour qu’elle se sente vexée pour quelque chose de tout aussi con. A vrai dire, elle pouvait parfaitement comprendre que certaines personnes puissent souffrir d’une phobie sociale… Ou d’une phobie tout court. Rapidement, la faux de la jeune femme fut dépliée dans un geste rapide et habile, beaucoup plus que l’arc… Cette faux, cette faux était comme une extension de son corps. C’était légèrement le cas à vrai dire. Passer de nombreuses années à survivre avec elle, avec son groupe… oui, elle pouvait dire que c’était une extension de son corps. Elle la pointa vers une canette posée au sol. C’était étrange, il ne devrait pas y en avoir ici, seuls les membres du club ont accès à cet endroit. Avec un petit soupire, elle tira sur la canette, la faisant décoller. La poubelle n’était pas ici mais avec un second coup de tir, la jeune femme anéantit la canette, quelques morceaux d’aluminium… Non, quelques paillettes tombèrent au sol avant que Tenshi ne glisse son arme sous sa cape. Les mots de Robin la firent rapidement répondre, renchérissant avec un air bien plus doux que ce qu’elle avait eu l’habitude d’afficher. Seule Jin avait vu, entrevue, ce petit air.
 
-          Ne me remercie pas pour si peu. Je peux comprendre et puis, je suis une parfaite inconnue, cela risque d’augmenter cette crainte je pense. Mais non, vraiment… Il n’y a aucun problème sur cette peur ou tout ce qu’il y a.
 
Le regard légèrement orienté vers l’oiselle, le mouvement brusque de Robin l’attira très rapidement. Le torse tenu, une douleur semblait le parcourir. Ce n’était pas normal ! En vitesse, Tenshi s’approcha de Robin, posant la main sur son épaule. Même si son expression était un peu plus neutre que précédemment, une légère teinte d’inquiétude assombrit son regard gris clair.
 
Même si elle n’avait pas spécialement de capacité empathique, elle sentait clairement, très clairement, que quelque chose se passait dans l’esprit ou le corps de son, sa, camarade. Elle posa doucement une main sur son épaule après que sa tête ai penché vers l’arrière. C’était légèrement inquiétant bien qu’elle doutait que c’était de sa faute… A tord cependant. Jamais elle n’aurait pensé que son ressentit, que ses souvenirs pourrait avoir cet effet sur quelqu’un.
 
-          Tout va bien Robin ?
 
Tout semblait empirer dans l’esprit de Robin, et son état physique aussi. Robin était pâle, et cela risquait d’empirer. La jeune femme força l’élève diurne à s’asseoir sur un muret, restant debout en face en attendant que sa respiration ne se calme et que les choses ne reviennent à la normale. Ne lui laissant pas le temps de dire quoique ce soit, la jeune Faucheuse se rendit à l’intérieur du club, allant dans la salle arrière pour revenir en deux trois minutes, une bouteille d’eau fraîche à la main. Ce n’était peut être pas grand-chose, mais c’était tout ce qu’elle pouvait faire et puis, l’eau fait toujours du bien ! Peu importe le moment !
 
Après avoir donné la bouteille fraîche à Robin, la jeune femme écouta ses dires, curieuse de connaitre la raison de la douleur subite du leader diurne.
 
Robin avait donc une certaine capacité empathique, pouvant ressentir de façon plus ou moins violente visiblement, ce qui arrivait aux autres. Leurs sensations, leurs ressentit… Un léger sourire gêné était sur son visage. Elle n’aimait pas vraiment que quelqu’un puisse lire en elle si facilement, elle n’aimait pas que d’autre ressentent sa douleur alors qu’ils ont déjà leurs propres problèmes. Comme Robin disait.
 
-          Je ne sais pas… J’ai toujours gêné ces souvenirs seules jusqu’à ce que le temps fasse son œuvre. On ne peut pas forcer les choses mais cela ne changera pas. Je pense que tu sais que les traumatismes marquent les gens plus profondément que n’importe quoi d’autre. En tout cas, ton pouvoir ressemble énormément à celui d’une amie, je ne sais pas si tu la connais mais elle doit être au club d’art martiaux vu l’heure… C’est Lauren Black…
 
En tout cas, elle était tout de même très touchée par les dires et la proposition de Robin… Bien qu’elle préféra doucement refuser son offre. Ce n’était pas quelque chose qu’elle pouvait accepter. Peut être que c’était beaucoup trop.
 
-          Mais merci quand même… C’est gentil de ta part, Robin !
 
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Robin Windrosen


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Dim 18 Nov - 16:00


Quand le Paradis rencontre la nuit


Robin Windrosen et Thashi Nakano


Émotion
La bienveillance et la gentillesse sincères de la jeune femme au regard d'argent se frayent un chemin jusqu'au cœur pur de l'être aux cheveux couleur des flammes.  Un doux sourire étire ses lèvres délicatement rosées tandis qu'une lueur tendre brille au creux de ses yeux à la merveille d'eau violacée où bien des âmes peuvent s'y noyer avec délectation. Ses souvenirs dansent et s'entremêlent douloureusement en son esprit où l'image de sa cousine à la proie de la panique la plus terrifiante lors de leur arrivée s'y dessine avec sadisme. Jamais sa mémoire ne pourra effacer ses grands yeux fermés d'où s'écoulent un torrent de larmes, les tremblements et convulsions agitant son corps alors que sa respiration s'imprègne des flammes infernales en une cascade d'une souffrance insupportable. Leurs âmes liées à une promesse, elle sait que ses efforts devront être doubles mais comment pourrait-elle oublier la pure terreur lui enserrant le ventre face à la foule ou même des personnes inconnues à ses connaissances ?

Démonstration
Les pupilles d'améthyste s'extirpent de leur torpeur anesthésiante alors que l'adolescente aux cheveux bicolores attrape une magnifique faux de sous sa cape avec mille habiletés. Le regard accroché par la perfection de la lame suit tous ses mouvements avec attention tandis que son esprit fourmille d'une admiration bienveillante. L'arme se pointe sur une canette malencontreusement oubliée par divers esprits irrespectueux de l'environnement avant que le sifflement d'un tir ne résonne à ses oreilles bronzées. Le petit objet cylindrique décolle sous l'impulsion maîtrisée de sa soudaine ennemie humaine avant d'éclater en infimes paillettes d'aluminium voletant lentement jusqu'au sol alors que la guerrière range son impressionnant arsenal sous son complément vestimentaire.  Les yeux perçants couleur de pierre précieuse capturent un semblant de douceur sur le visage pâle de sa camarade tandis que sa voix chaude éclaire de nouveau ses tympans fragiles.  

-   Ne me remercie pas pour si peu. Je peux comprendre et puis, je suis une parfaite inconnue, cela risque d’augmenter cette crainte je pense. Mais non, vraiment… Il n’y a aucun problème sur cette peur ou tout ce qu’il y a.

Respect
Une lueur admirative et teintée de mille estime scintille au sein des yeux violets alors que son corps s'incline légèrement devant l'adolescente en signe de reconnaissance de son immense talent. Un tendre sourire n'a de cesse de briller sur son visage naturellement halé par le soleil alors que ses doigts s'agitent en une chorégraphie à l'infinie candeur.

- Vous z'êtes z'imprechionnante Lenshi...Vote lalent n'a n'ézale vole gwandeu n'âmes....Ze voudwais bien vous monler ze chais faiwe mais ze dwains ne pas z'êtes n'a la hauleuw vos nompétenches. (Vous êtes impressionnante Tenshi....Votre talent n'a d'égale que votre grandeur d'âmes....Je voudrais bien vous montrer ce que je sais faire mais je crains ne pas être à la hauteur de vos compétences. )

Éclair
Alors que son regard s'accroche au spectacle de son oiselle piaillant sa joie d'une amitié terrienne, une violente et incommensurable douleur traverse son cœur alors que les yeux d'acier de la jeune femme sont transpercés par une vague de tristesse invisible aux sens communs mais incapable de se dissimuler à la malédiction courant en ses veines bouillonnantes.  Sa main droite se porte instinctivement à son torse gauche alors que sa tête rousse bascule sauvagement en arrière comme poussée par une force divine. Ses yeux violets s'écarquillent comme tirés par des doigts sadiques lui griffant l'âme dans tous les recoins. Sa respiration s'arrête l'espace d'un instant avant de reprendre brutalement agrémentée d'une douleur brûlante courant le long de ses vaisseaux sanguins. Les flammes envahissent ses poumons alors que son cœur rate un battement avant d'être entraîné sur une danse diabolique voulant lui arracher la poitrine.

Inquiétude
Le son de son prénom anglophone résonne à travers le brouhaha assourdissant en écho de son esprit. Levant difficilement un regard vitreux de tortures sur la jeune femme, son visage soudainement pâle n'a plus à envier au teint habituellement blanc de sa camarade. Sa peau mate semble s'être comme enfuie des vestiges ravagées de son corps pour le couvrir d'un linge immaculé presque effrayant alors que de légères gouttes de sueur perlent sur son front. Ses doigts tremblants tentent bien de se raccrocher à sa langue des signes mais tous s'écroulent dès l'instant où ils veulent se déplier. Ses jambes secouées de spasmes violents semblent désirer lâcher prise à chaque seconde et sans l'intervention rapidement efficace de la leadeuse nocturne les seraient parvenues à leur fin. Obligeant le corps tremblant à s’asseoir sur un muret, ses iris argentés guettent chaque réaction et mouvement à la recherche d'une amélioration. Sous ses encouragements silencieux, sa respiration revient lentement à la normale alors que sa tête ne rebascule vers l'avant en un port bien plus naturel.

Secours
Une fois certaine de sa résistance, elle défie les lois de la vitesse sans hésitations pour courir jusqu'à l'entrée du dojo, l'ouvrir fébrilement avec sa clé d'accès et en ressortir en quelques secondes. L'esprit embrumé par la douleur a l'impression de n'avoir eu le temps de compter que jusqu'à dix avant que la jeune femme ne lui fasse de nouveau face, une bouteille d'eau à la main. Hochant faiblement la tête en signe de remerciement, la main gauche encore légèrement tremblante attrape l'objet rafraîchissant. Le liquide aqueux coule dans sa gorge avant de se déverser sur ses veines encore brûlantes et éteindre l'incendie virulent de son âme.

Explications
Son teint bronzé reprend petit à petit sa place sur tous les pores de sa peau et en quelques secondes sa pâleur fantomatique s'estompe. Une brève lueur de tristesse traverse son regard alors que le désir de s'enfuir titille son esprit durant une seconde. Après une telle démonstration, comment encore lui cacher cette douloureuse vérité ? Spectatrice forcée de son calvaire, impossible de lui en dissimuler les raisons et se présenter ensuite devant elle comme si de rien n'était ? Incapables de lui proférer moult mensonges, ses doigts dansent sans cachotteries tout en y mêlant une certaine pudeur pour dessiner des mots sur sa soudaine crise.

Malédiction
Le corps et l'esprit dotés d'une capacité d'empathie exceptionnelle, tout son être peut réagir avec plus ou moins de violence à l'approche d'une puissante émotion détenue par une tierce personne. Sans que ses connaissances ne puissent avoir accès aux raisons de ces ressentis, le fait de pouvoir interagir avec les sensations des autres creuse un fossé de distance entre son don maudit et les âmes pouvant en être témoins. Qui voudrait construire un quelconque lien avec l'immense danger de voir ses bouleversements intérieurs se refléter en face de soi à travers un spectacle pathétique ? Qui peut accepter de faire face à ses sentiments mis à nu même sans expliquer le pourquoi de leur puissance ?  

Innocence
Le cœur doté d'une candeur éblouissante, un tendre sourire éclairant son visage bronzé, sa langue des signes danse de nouveau pour proposer à la jeune femme de tenter de l'aider à dépasser son passé comme sa protectrice l'a déjà fait envers sa cousine et sa propre âme bien que leur histoire demeure toujours une torture permanente de leurs esprits. Sa générosité et sa bienveillance semblables à celles d'un ou d'une enfant se reflètent dans ses yeux couleur améthyste, son désir de rappeler à l'adolescente combien elle est une personne merveilleuse gonflant sa détermination naïve.

- Je ne sais pas…J’ai toujours géré ces souvenirs seules jusqu’à ce que le temps fasse son œuvre. On ne peut pas forcer les choses mais cela ne changera pas. Je pense que tu sais que les traumatismes marquent les gens plus profondément que n’importe quoi d’autre. En tout cas, ton pouvoir ressemble énormément à celui d’une amie, je ne sais pas si tu la connais mais elle doit être au club d’art martiaux vu l’heure… C’est Lauren Black…Mais merci quand même… C’est gentil de ta part, Robin !

 Ambition
Le reflux de ses souvenirs éclate en sa mémoire ravagée par les traumatismes divers et personnels sans que la lueur de volonté ne s'éteigne de son regard violet où brûle une flamme à l'abri de toutes épreuves. Un doux sourire éclaire son visage par le divin Hélios alors que son corps se lève lentement et que ses doigts bougent encore pour attraper mille bontés.

- Nil est vwai chozes chanzewont pas n'y twaumatichmes malent les zens mais s'il y a bien pochitif n'a ma malélichion, ch'est bien délouvwi gwandeu n'âmes zens....Navé z'âme nomme la vote, nomment wester n'inchenchible ? Ze n'ai pas l'honneu nonnaite vote z'amie Lauwen mais chachez vous z'êtes léza la mienne...Et ze tiens touzouws n'une promeche spéchiale n'aux péchonnes z'aime... (Il est vrai que les choses ne changeront pas et que les traumatismes marquent les gens mais s'il y a bien du positif à ma malédiction, c'est bien de découvrir la grandeur d'âmes des gens....Avec une âme comme la vôtre, comment rester insensible ? Je n'ai pas l'honneur de connaitre votre amie Lauren mais sachez que vous êtes déjà la mienne...Et je tiens toujours une promesse spéciale aux personnes que j'aime...)

 Préparation
Sous le haut noir sans manche à capuche, la main bronzée attrape délicatement un pendentif qu'elle retire délicatement de son cou.  Représentant une lune en croissant couleur de l'or entourant un petit cœur et ornée de délicates ailes bleues, le bijou est posé entre les doigts fins de la jeune femme avec une infinie confiance. Les phalanges bronzées se lèvent délicatement avant de danser sans que leur propriétaire ne lâchent ses yeux aux merveilles violacées du regard d'argent.

- Moi, Wobin Windwozen, ze pwomets touzouw veiller chu mon n'amie Lenshi Nanano. Ze pwomets lui wapeller nombien n'elle n'est pwéchieuze n'y cha gwandeu n'âmes. Ze pwomets n'ête touzou là pou n'elle ni l'ailer nomme n'elle le fait. Ze pwomets n'alloder ma nonfianche n'y lui diwe véwité lan n'elle chewa pwête...Ze promets touzou la chouteni n'y lui appoter mon n'amitié...Ze lui pwomets loyaulé ni bienveillanche... Ze chelle ma promeche chu mon penlentif naichanche.... (Moi, Robin Windrosen, je promets de toujours veiller sur mon amie Tenshi Nakano. Je promets de lui rappeler combien elle est précieuse et sa grandeur d'âmes. Je promets d'être toujours là pour elle et de l'aider comme elle le fait. Je promets de lui accorder ma confiance et de lui dire la vérité quand elle sera prête...Je promets de la soutenir et de toujours lui apporter mon amitié...Je lui promets loyauté et bienveillance....Je scelle ma promesse sur mon pendentif de naissance...)

Inviolable
L'air solennel aux mots écorchés de son serment résonne avec une volonté sans failles. Les pupilles de pierre précieuse ne se détachent jamais du regard d'acier comme pour l'y noyer et mieux dessiner la sincérité de son discours. Les rayons solaires semblent frapper délicatement le bijou alors qu'une douce lueur s'en échappe l'espace d'un instant comme réagissant à la puissance du divin Hélios.  Les mains bronzées attrapent son sac à dos aussi incendiaire que ses cheveux avant de fouiller à l'intérieur sans jamais relâcher son attention visuelle des yeux de la jeune femme.  En ressortant un collier semblable au sien à la différence des ailes couleur de l'argent , ses doigts le déposent au creux de la paume de l'adolescente avant de reprendre son bijou et le raccrocher à son cou. Sa langue des signes candide revient signer sa générosité innocente sans autres arrières pensées que celle d'offrir une amitié sincère.

- Pwenez le, chil vous plait....Chez moi, n'on nonne pwésents loche n'on fait n'un chewment pwéchieux...Cha le wend n'inviolale n'en nelle chote...Ma nousine n'a n'auchi n'un nollier mais chachez...vous z'êtes la pwemièwe péchonne n'en dehows ma famille n'a ni ze fais chela...La pwemièwe n'a ni ze fais nonfianche...Zz tiens wéellement n'à vous...Vous z'êtes pas n'oblizée poter penlentif mais ze tenais n'à vous le nonner... (Prenez le, s'il vous plait....Chez moi, on donne des présents lorsqu'on fait un serment précieux, ça le rend inviolable en quelque sorte. Ma cousine a aussi un collier mais sachez que....vous êtes la première personne en dehors de ma famille à qui je fais cela, la première à qui je fais confiance...Je tiens réellement à vous...Vous n'êtes pas obligée de porter le pendentif mais je tenais à vous le donner.)

Parole
Si ses doigts écorchent les mots signés, son habileté linguistique dissimule toujours son identité de genre. Pour autant, chacun de ses signes est empreint d'une sincérité désarmante  et jamais le son d'une trahison ne pourront les effleurer de leur sadisme acharné. Yeux dans les yeux, son engagement d'amitié sonne comme la promesse d'un nouveau départ. Jamais auparavant son esprit n'a désiré l'accorder aux diverses âmes ayant croisé son existence. Jusqu'à présent, seule sa cousine comptait dans sa vie mais désormais elles seront deux à se partager son sourire et sa bienveillance naturelle.

Pourvu que la jeune archère accepte son présent légèrement imposé avec une certaine maladresse mais aux sonorités si touchantes de gentillesse et d'affection amicales....


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Dernière édition par Robin Windrosen le Lun 19 Nov - 19:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Dim 18 Nov - 23:20

ft. Tenshi

ft. Robin

「 Lorsque le paradis rencontre la nuit 」
 Elle fut quelque peu flattée par les dires de Robin… Qui rajouta aussi que son talent n’a d’égal que sa grandeur d’âme. C’était quelque chose qui lui fit légèrement chaud au cœur. C’était la première fois que quelqu’un lui faisait un compliment sur ses capacités… Autre que son mentor, autre que ses camarades de combats et de vie. Elle secoua doucement la tête. Ce n’était pas parce qu’elle venait de réduire à néant une vulgaire canette que Robin n’était pas à la hauteur de ses compétences.
 
-          Il n’y a pas à être à la hauteur. Détruire une canette avec cette arme n’est clairement pas compliqué tu sais. Une arme à feu de la sorte est plutôt puissante… Et j’ai vu que tes capacités avec un arc. C’est impressionnant tu sais ?
 
Tenshi était franche dans ses dires. Elle n’avait pas eu l’habitude de dire quelque chose contraire à ce qu’elle pensait. Toujours dire la vérité, qu’elle soit bonne ou mauvaise à entendre. Il faut dire les choses, certes, parfois cela peut faire mal, cela peut être dur à entendre et à accepter mais c’était la meilleure chose à faire. Quoiqu’il en soit, cacher la vérité fait plus de mal que de bien. Peut importe la personne, elle mérite de savoir ce qu’on pense d’elle. Elle mérite de savoir ceci, c’est important.
 
La jeune Faucheuse sait que l’eau fait beaucoup de bien et voir Robin reprendre quelques couleurs faisait plaisir à voir bien que la pâleur de sa peau aurait pu faire penser à un mort. C’était assez effrayant dans un sens mais bon, Tenshi n’y pensait pas vraiment. En laissant la bouteille à Robin, la jeune femme s’installa à ses côtés, écoutant simplement les mots qui sortiraient de sa bouche dans les prochains instants.
 
Ses mots avaient le don de la mettre un peu mal à l’aise, la sortant un peu de ses habitudes, de sa zone de confiance mais bon, ce n’était pas bien grave, ni même important à vrai dire ! Elle passa de nouveau la main sur sa nuque, détournant rapidement le regard de Robin. Aux personnes aimées ? Alors qu’il y a quelques minutes, les deux jeunes gens ne se connaissaient même pas ? Non… Franchement Tenshi ne savait pas comment les gens font pour y parvenir. Certes, elle apprécie beaucoup la présence de Robin, ayant ce petit quelque chose d’intrigant et passionnant à la fois.
 
Ses yeux argentés suivirent le mouvement de sa main qui semblait chercher quelque chose sous son haut. C’était un pendentif apparemment… Son impression fut confirmée en voyant le bijou découvert, sortit de sa cachette. Sans cacher sa curiosité et son intrigue vis-à-vis de cet accessoire, la jeune femme pencha doucement la tête sur le côté. C’était un bel ouvrage, il n’y avait rien à dire sur ce sujet ! Cependant, la surprise qu’il soit posé dans sa main la surprit grandement. Pourquoi ? Pourquoi avait-elle ce bijou ? Tenshi était dans l’incapacité de comprendre ce qui traversait l’esprit de Robin à ce moment là et la surprise n’était même pas cachée par une expression faciale quelconque.
 
-          Que… Qu’est ce que tu fais ?
 
Instinctivement, ses doigts se refermèrent délicatement sur le petit objet, écoutant Robin tranquillement qui lui faisait un serment. Avec un sourire véritablement touché, la jeune femme approcha le pendentif de son cœur, fermant les yeux quelques fractions de secondes avant de les rouvrir rapidement. Elle ne su quoi répondre, étant totalement prise au dépourvu par ses dires, elle bafouilla avec une timidité qui ne lui ressemblait clairement pas.
 
-          Je… Sache que… Eh bien… Je t’en fais également la promesse…
 
Elle eut un peu de mal a accepter ce cadeaux, n’ayant rien à échanger avec. Avec la même douceur, elle passa la chaîne échangée par Robin avant de la passer à son cou délicatement, passant sous son haut pour y disparaître. Elle n’était, certes pas du genre à porter des bijoux, même une chaîne pourrait poser problème dans son monde lors d’un combat mais ici… Elle ne risquait pas grand-chose.
 
-          Merci beaucoup… Je prendrais soin de ce collier…
 
En regardant sa cape, elle regarda la rose d’argent. Ce n’était pas la première. A chaque fois qu’elle tombait ou était détruite, une autre réapparaissait dessus. Sans la moindre hésitation, elle tira dessus avec une force assez brutale pour l’arracher de sa cape qui tomba doucement sur le sol… Enfin, qui tomba sur son arme doucement, la recouvrant encore plus qu’en temps normal. C’est à son tour qu’elle offrit l’insigne d’argent.
 
-          Ce n’est pas beaucoup mais je ne peux accepter un cadeau sans en faire un en retour. Considère-le comme un gage de notre promesse.
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Robin Windrosen


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Mar 20 Nov - 20:00


Quand le Paradis rencontre la nuit


Robin Windrosen et Thashi Nakano

Compliments
La générosité des mots sincères empreints d'une pureté immaculée franchit la barrière des doigts bronzés pour se déverser en sons écorchés. Coulant l'éloge bienveillante des talents de la jeune femme, aucun ne sonne une quelconque exagération ou arrière-pensées hypocrites tant le sourire tendre éclaire le visage halé en accompagnement de ses louanges. Les yeux d'améthyste brillent d'admiration comme ceux d'un ou une enfant vénérant une personne aînée. Un tel discours aurait pu sonner faux dans la bouche de n'importe quelle autre âme mais pas chez l'être aux cheveux de flammes tant son âme crie à la personnification de l'innocence.

-  Il n’y a pas à être à la hauteur. Détruire une canette avec cette arme n’est clairement pas compliqué tu sais. Une arme à feu de la sorte est plutôt puissante… Et j’ai vu que tes capacités avec un arc. C’est impressionnant tu sais ?

Modestie
Une brève lueur de tristesse s'allume aux creux des iris violacés alors que le reflux de ses souvenirs revient frapper les fonds de sa mémoire. Le poids des mots de sa marraine résonne encore dans les gouffres de son cœur en espérant l'y noyer de mille maux tôt ou tard.  Son regard se pose quelques instants sur l'arc sommaire tenant entre ses doigts avant que les cinq libres ne s'agitent et que son attention revient plonger aux creux des pupilles d'argent.

- Vous z'évez méwite chavoi maniluler deux z'âmes...Je n'ai n'aunun méwite navé l'âche...Che lestin n'a lété néchidé bien 'navant ma naichanche, ze ne pouvais pas n'échappé n'à mon héwitaze n'en nel chote...Mes pawents n'ont pas choisi pwénom Wobin n'à l'anlophone pa hasawd...Tout n'élé n'éwit... (Vous avez le mérite de savoir manipuler deux armes...Je n'ai aucun mérite avec un arc...Ce destin a été décidé bien avant ma naissance, je ne pouvais pas échapper à mon héritage en quelque sorte...Mes parents n'ont pas choisi le prénom de Robin à l'anglophone par hasard...)

Franchise
Si la droiture d'âme et la sincérité de la jeune femme résonne dans chacun de ses mots, le mystère entoure toujours ceux de la silhouette indéterminée. Un futur comme écrit à l'avance et lié à un arc irrésistiblement attirés l'un à l'autre se rejoignent en une âme innocente en un tourment incessant d'interrogations. Un éclat triste brille une dernière fois dans ses yeux couleur pierre précieuse avant qu'un vif éclair ne les traverse comme épris de mille souffrances.

Torture
Le cœur brûlant soudainement de chagrin de l'adolescente déploie ses larges flammes hurlantes de douleur pour pénétrer violemment le torse bronzé en un brusque soubresaut. Sa respiration s'arrête un instant comme soufflée par le vide avant d'être aspirée par un abime de mille peines. Un véritable incendie éructant en ses poumons ne lui aurait pas plus procuré de mal qu'en cet instant tant chaque inspiration et expiration enflamme chaque recoin de son corps. Habituellement mat, son visage attrape une couleur immaculée à faire pâlir de jalousie le plus parfait des fantômes.  Son rythme cardiaque s'emballe en une danse diabolique et le prince démon lui-même pourrait traverser sa poitrine en un déchirement atroce que cette perspective ne l'étonnerait pas le moins du monde. Une bague de sang manque de franchir la fragile barrière de ses lèvres et sans ses réflexes instinctifs, l'herbe verdoyante en serait entachée.

Assistance
Un rapide raisonnement intellectuel dans l'affolement permet à la nommée Tenshi de courir rapidement en direction du dojo, l'ouvrir avec fébrilité et revenir en vitesse, une bouteille remplie d'eau à la main. Le liquide frais coule en la gorge enflammée en un soulagement inavouable alors que le brasier  en son buste s'éteint lentement comme découragé par le sauvetage aqueux. Le visage blanc reprend vivement des couleurs et en quelques secondes le teint halé revient sur le devant de la scène.

Damnation
Les doigts bronzés s'agitent en des explications aux consonances honteuses comme gênés d'exister. Tout son être habité par une empathie exceptionnelle, toute puissance sentimentale des âmes présentes dans un rayon d'un kilomètre dans le meilleur des cas peut lui amener mille souffrances ou ressentis positifs en prime. Si son esprit est incapable d'en saisir les raisons et explications, il peut en deviner la nature sans pour autant les comprendre. Son corps réagit aux forts stimuli extérieurs et même son sommeil peut en être perturbé à travers la doucereuse venue de cauchemars. Ses souvenirs laissent glisser la promesse de sa protectrice comme quoi lorsque sa croissance serait terminée, le contrôle de ses capacités empathiques atténuera largement les douleurs de la lecture involontaire des sentiments voire les fera totalement disparaître.

Attachement
Les phalanges s'animent à danser encore et encore alors que les mots teintés d'une tendre naïveté résonnent en une affirmation amicale clairvoyante de loyauté. Bien que les deux jeunes gens ignoraient tout de l'autre en début de journée, la jeune femme se pose comme une évidence à être l'amie de la silhouette au genre indéterminé. Détournant le regard et se grattant la nuque en un réflexe de timidité, son attitude accroche le doux sourire de son duo d'archerie  comme pour confirmer son choix.

Rituel
Les mains mates plongent lentement sous le haut noir sans manches avant d'en ressortir un pendentif de fier ouvrage. Une lune croissant en or entoure un cœur du même métal précieux alors que de délicates ailes d'améthyste orne l'astre de nuit en un magnifique travail d'orfèvre. Déposant délicatement le bijou entre les doigts fins de l'adolescente, les yeux violacés repèrent immédiatement la surprise non dissimulée sur le visage pâle à laquelle ils répondent par un tendre sourire étirant les lèvres rosées.

-  Que… Qu’est ce que tu fais ?

Serment
Alors que l'esprit de la jeune femme fourmille de questions et que son ton marque clairement une interrogation inquiète, elle ne perçoit qu'en écho un rictus de sincérité teinté de mille tendresses à son égard.  La langue des signes éclaire son instinct alors qu'elle referme doucement les doigts sur le précieux collier.  Les sons écorchés d'une promesse inviolable aux teintes d'innocence traverse les canaux de son cœur pour le toucher de plein fouet. Le pendentif serré contre sa poitrine et les yeux fermés, elle ne peut cacher l'expression émouvante étirant ses lèvres. Son regard d'acier revenant s'ouvrir au monde, sa confusion mentale se peint à travers un discours bafouillé des plus timides.

-  Je… Sache que… Eh bien… Je t’en fais également la promesse…

Joie
Un large sourire de bonheur contagieux étire les lèvres délicatement rosées de l'être aux cheveux incendiaires. Ses grands yeux d'eau violacée brillent d'un éclat diamantaire alors que ses doigts fouillent doucement son sac à dos sans jamais lâcher la douceur des pupilles argentées. Un pendentif semblable au premier  à la différence que les ailes sont gravés à même de l'argent précieux s'en extirpe. Échangeant les deux bijoux afin de récupérer celui lié à sa naissance,  le second est offert à la jeune femme sous couvert d'un présent donné lors d'u rituel de promesse au sein de sa communauté d'origine.  Rattachant le sien à son cou, un sourire ému traverse son visage bronzé lorsque l'adolescent en fait de même avec sa nouvelle chaîne.

- Merci beaucoup… Je prendrais soin de ce collier…

Générosité
Les joues halées attrapent une délicate teinte rose timide sous la promesse de soin de l'adolescente avant de hocher la tête sans jamais cesser de lui offrir son tendre sourire. Les doigts commencent à se lever d'instinct avant de se rabaisser soudainement alors que sa camarade arrache brutalement la rose d'argent accrochée à sa cape. Le vêtement tombe sur le sol alors que le crâne roux se penche sur le côté en signe 'incompréhension, mille points d'interrogations emplissant ses yeux d'améthyste.

- Ce n’est pas beaucoup mais je ne peux accepter un cadeau sans en faire un en retour. Considère-le comme un gage de notre promesse.

Émotions
Lorsque les mots japonais traduits en sa langue maternelle parviennent à son esprit, une teinte rougissante s'empare de ses joues alors que ses iris violets s'écarquillent l'espace d'un instant comme submergés de surprise. Le cœur touché par l'émotion, son rythme cardiaque se laisse déborder par la danse diabolique alors que son flux sanguin vient courir le long de son visage. L'éclat brillant de larmes se cogne au coin de ses yeux aux merveilles violacées alors que ses doigts attrapent délicatement l'objet.  Examinant la magnifique orfèvrerie d'argent, chaque détail de la rose ressort avec mille beautés et son nez pourrait presque en sentir le parfum tant elle parait réelle. Accrochant le bijou à son propre vêtement, ses doigts dansent sa reconnaissance alors que les sanglots silencieux courent lentement le long de ses joues.

- Pawlon....C'estla pwemièwe fois péchonne hows ma famille n'y ma mawwaine m'offwe nadeau...En fait, ché la pwemièwe fois z'ai n'une n'amie n'en lehows ma nouzine...Chette wose n'est lellement belle...N'en n'allemand, mon nom chinifie "wose des vents", ze ne pouvais pas wêver mieux navé vote nadeau, lou me wamènewa n'à vous noi n'il n'awwive...Méchi beauloup...Ze ne mù'en sépawewai zamais... (Pardon...C'est la première fois qu'une personne hors de ma famille et de ma marraine m'offre un cadeau...En fait, c'est la première fois que j'ai une amie en dehors de ma cousine...Cette rose est tellement belle...En allemand, mon nom signifie "rose des vents", je ne pouvais pas rêver mieux avec votre cadeau, tout me ramènera à vous quoi qu'il arrive...Merci beaucoup...Je ne men séparerai jamais...)

Reprise
Se reposant quelques instant, ses doigts bronzés essuient délicatement les dernières traces de larmes émues venant encore se dessiner sur son visage naturellement brûlé par le soleil. Un sourire perpétuel accroché à ses lèvres, ses yeux d'améthyste examinent une seconde fois le bijou d'argent durant quelques secondes avant de replonger au creux du regard d'acier de sa camarade. Se noyant mutuellement dans leurs regards respectifs, seul la langue des signes perce un échappatoire sur la scène attendrissante.

- Chachez ma pwomeche m'intélit vous menti....Vous pouvez me poser neschions vous voulez, z'y wépondwai navé chinchéwité...Ze n'ai wien n'à vous nacher...Seule ma nouzine nonnait tout le moi puiche nos pachés chont liés mais chavhez vous z'êtes z'unile n'à mes zyeux...) ( Sachez que ma promesse m'interdit de vous mentir...Vous pouvez me poser les questions que vous voulez, j'y répondrai avec sincérité...Je n'ai rien à vous cacher...Seule ma cousine connait tout de moi puisque nos passés sont liés mais sachez que vous êtes unique à mes yeux...)

Confiance
Sans aucune crainte et le cœur entouré de toute sa foi envers la jeune femme, l'être aux cheveux enflammés n'hésite plus. Les pieds au bord de l'abime mental, il y plonge avec délice quitte à danser le jeu dangereux du dévoilement de soi. Pour la première fois depuis sa naissance, une personne en dehors du cercle de ses proches a su lui arracher croyance et bienveillance à son égard après tant d'années de souffrances quotidiennes à payer le prix de sa différence.

Dire qu'il a fallu s'immigrer au sein d'un monde teint de toutes les violences légendaires contées par son peuple pour que son âme accepte de marcher le long du chemin de la paix, quelle tendre ironie que de la trouver auprès d'une guerrière au cœur d'or...


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Tenshi Nakano


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Ven 14 Déc - 15:35

ft. Tenshi

ft. Robin

「 Lorsque le paradis rencontre la nuit 」
Il n’y avait pas à dire : Tenshi était gênée de se retrouver à être une cible de compliments et/ou d’admiration. Ce n’était pas son genre et « supporter » ceci n’était pas quelque chose de réellement aisé selon elle. Izumi aurait sans doute pu réagir d’une façon beaucoup moins coincée mais elles ont toujours été drastiquement opposées sur ce point. Enfin, sur celui là et bien d’autres encore, mais ressasser leurs différences et points communs ne feraient que remonter d’horribles souvenirs plus douloureux les uns que les autres et la jeune Faucheuse s’en voudrait d’être une nouvelle fois la source d’une douleur chez l’être au genre indéterminé. Une fois était largement suffisante ! Et vu la façon dont Robin s’était plié(e) en deux, recommencer à lui faire ressentir tout ce qui l’avait traversé à un moment donné n’était pas spécialement une bonne idée.
 
Le mérite de manier deux armes ? Peut être mais avait-elle réellement eu le choix ? La question pouvait se poser. Admettons : s’il n’y avait pas eu de guerre, le besoin de savoir manier une arme aurait très certainement été moins utile, non ? La jeune femme n’en était pas spécialement convaincue. En y regardant de plus près, on pouvait voir que le groupe des Faucheuses existait depuis bien avant la guerre. Il existait depuis la première croisade si la légende disait vraie. Mais même d’après les archives en fait… Mon dieu. Elle s’en souvenait, de cette mission ! Passer des heures dans les archives du bâtiment principal à la recherche d’informations sur l’organisation et les différents types de démon… Deux heures à respirer de la poussière dans un environnement sombre et très peu accueillant pour des enfants. Enfin ! Il n’y avait pas de mérite à maîtriser deux armes, surtout que cela signifiait tuer et se battre en général.
 
Les derniers mots de Robin retinrent toute son attention.
 
-          Comment ça « ils n’ont pas choisit ton nom avec la prononciation à l’anglophone par hasard » ?
 
Tenshi savait que c’était de la curiosité pure et dure mais il était un peu plus compliqué de la retenir avec des informations de la sorte. Les vieilles habitudes ont la peau dure et cela avait tendance à un peu trop se voir. Toujours demander plus pour satisfaire cette quête d’information interminable.
 
Suite à l’aide apportée à Robin, Tenshi préféra rester debout, prête à bondir et réagir au cas où il/elle se sente de nouveau assez mal. Néanmoins, et heureusement, rien ne sembla être de nouveau douloureux.
 
Le pendentif passé à son cou, la rose d’argent dans les mains de Robin, les deux venaient de se faire un serment, plus ou moins silencieux. Si bien qu’une légère teinte rouge s’était affichée sur le visage de Robin lorsque ses mots arrivèrent à ses oreilles. Dire qu’elle n’était pas fière de faire apparaître une rougeur sur les joues de Robin aurait été un mensonge !
 
Elle fut cependant assez étonnée de voir des larmes couler de ses yeux, laissant une légère traînée humide sur sa peau, sur ses joues. Tenshi lui aurait bien donné un mouchoir si elle en avait eu mais rien de tel ne se trouvait dans ses poches. Doucement, un sourire compréhensif étira les lèvres de la chasseuse de Démons et de créatures néfastes à la société de son monde. Elle souriait, plus que d’ordinaire.
 
-          Tu sais, il n’y a pas de honte à pleurer, à laisser nos émotions parler pour nous. Il n’y a pas de honte à se laisser aller de temps à autres. Je suis contente que tu me considères comme une amie. Je ne te le dirais jamais assez. Et si la rose te plait, j’en suis encore plus heureuse !
 
La rose des vents. C’est un joli nom. Comment dire qu’elle avait bien tapé dans le mille ! Tenshi lui laissa le temps d’essuyer les dernières traces de larmes de son visage avant qu’il/qu’elle lui avoue que son serment lui empêchait de mentir. C’est… Plutôt particulier. Un serment, une simple promesse peut réellement faire ça ? C’était bien la première fois qu’elle entendait quelque chose du style. Il y avait certes, l’envie de connaitre son genre qui lui brûlait les lèvres, l’envie de mettre un genre sur un visage androgyne. Mais avec tout le respect qu’elle devait à Robin, la question ne serait pas posée. Non, au contraire même ! C’était peut être ce que Robin voulait faire : créer le doute autour de son genre et elle respectait ce choix sans le moindre souci.
 
-          Je vois… Je voudrais savoir d’où tu viens, ton nom et ton prénom semblent avoir deux origines bien distinctes…
 
C’était quelque chose d’apparence neutre mais qui pourrait dévoiler de nombreuses choses.
 
Peut être que sa cousine savait tout de Robin mais Tenshi ne se sentait pas réellement prête à apprendre les plus sombres facettes de Robin. C’était sans doute beaucoup trop pour elle. Elle ne pourrait pas se livrer à quelqu’un de la sorte. Surtout si elle ne la connaissait que depuis quelques minutes ou heures grand max. C’était ainsi que la nature humaine était faite après tout et aller à son encontre n’était pas donné à tout le monde.
 
Surtout pas à elle.
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Robin Windrosen


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Dim 16 Déc - 20:00


Quand le Paradis rencontre la nuit


Robin Windrosen et Thashi Nakano

Liens
Sous les yeux sombres de l'oiselle au cœur d'or, une complicité aussi magnifique que la sienne se noue entre l'être qu'elle adore par dessus tout et la jeune femme aux mèches bicolores. Les pupilles violacées luisent d'une admiration enfantine à l'égard de l'adolescente au regard d'argent. Les compliments tombent à la manière d'une pluie fine effleurant à peine la peau sans aucune cascade mielleuse d'hypocrisie ou d'arrières pensées basées sur la manipulation. Le tendre sourire traversant le visage halé s'empreint d'une sincérité désarmante à la manière d'un ou d'une enfant dont la candeur éclaire le monde.

Talents
Si la lycéenne désavoue modestement son absence de dons, sa remarquable adresse au port de deux armes ne laisse planer aucun doute. L'esprit indéterminé ne peut connaitre la source d'une telle habileté mais au vu de la tristesse courant en son cœur et du regard chagriné de la magnifique archère, ses souffrances sont palpables en son âme sensible à l'empathie. Quoique ses capacités soient extraordinaires et quasiment hors de portée du commun des êtres humains et humaines, l'aptitude aux armes n'est jamais un bon signe. Dès que les doigts touchent à des objets pouvant offrir l'éternité de la mort, comment revenir en arrière et fermer les yeux sur l'impensable ? Si son cœur se pare d'une innocence infinie, son intellect se plonge dans la froideur du sérieux pour lui susurrer que le passé de la jeune femme est sans doute synonyme de violence et de sang en un profil énigmatique.

Destinée
Par ailleurs, comment sa propre âme pourrait-elle émettre la moindre critique quand elle s'est volontairement donnée au jeu pipé de la fatalité ? Sa naissance, son prénom et son adresse terrifiante à l'arc ne sont-il et elles pas le fruit d'un hasard construit de toute pièce ? Ses doigts laissent planer la vérité à demi-mots en une teinte de timidité réservée.

- Comment ça « ils n’ont pas choisit ton nom avec la prononciation à l’anglophone par hasard » ?

Vivacité
Si ses lèvres ne peuvent retenir un sourire mystérieux s'étirer en leur longueur, sa gorge muette se terre dans le massacre d'un possible rire abandonné au fin fond du gouffre de son mutisme. Son cœur rebondit de joie entre ses côtes comme pour signaler sa présence d'esprit à avoir su s'attacher à une adolescente à l'intelligence éblouissante. Sautant sur la moindre fine ouverture de ses mots écorchés, sa vitesse de réaction liée à sa curiosité grandissante ont raison du dernier bouclier enserrant encore l'âme baignant de candeur de l'être au genre indéterminé. La langue des signes résonne en un aveu franc en dépit de la persistance de sa réserve à se manifester au sein de la chorégraphie gestuelle.

- Nomme vous le chavez chan doute, "Wobin" né n'un pwénom michte n'a l'anlophone...Dès ma naichance, ma maman n'y mon papa n'ont vu che chew ais péchonnne n'un peu spéchiale n'y ze ne wechemblewai n'à péchonne n'en gwandichant....N'y ma mawwaine n'avait pwédit n'un zouw, l'ache chewait n'une chouwche pwéchieuse de pouvoiws pou moi...N'alows pou ne pas m'imposer n'un pwénom twop nonotté n'y pou wendwe nommaze n'au héwos lézendaiwe n'anlais Robin Hood, elle n'y lui n'ont pas nésité né ze les z'en wemechie... (Comme vous le savez sans doute, "Robin" est un prénom mixte à l'anglophone...Dès ma naissance, ma maman et mon papa ont su que je serais une personne un peu spéciale et que je ne ressemblerai à personne en grandissant...Et ma marraine avait prédit qu'une jour, l'arc serait une source précieuse de pouvoirs pour moi. Alors, pour ne pas m'imposer un prénom trop connoté et pour rendre hommage au héros légendaire Robin Hood, elle et lui n'ont pas hésité et je les en remercie.)

Mystère
Si les douces phalanges sont incapables de mensonges, elles maîtrisent un redoutable art oratoire sans jamais forcer ses lèvres à s'entrouvrir sur le monde. Douées d'une habileté sans pareilles, elles lient les mots en une mélodie compréhensive tout en conservant divers secrets bien protégés. Si la nommée Tenshi est d'une vive intelligence, elle ne peut nier la mixité du prénom de Robin et pourrait presque y voir une légère provocation volontaire de la part du couple parental afin de n'avoir jamais à ranger leur enfant au sein d'une case étriquée tout en faisant part de leur admiration pour le personne fictif de l'archer le plus célèbre du monde.

Échanges
Le délicat pendentif d'un cœur doré orné d'ailes d'argent et entouré d'un croissant de lune en or précieux s'accroche au cou de la jeune femme aux yeux d'acier en un magnifique tableau. Son propre collier, similaire à la différence des ailes sculptées à même l'améthyste le plus pur, brillant sur son haut sombre, l'être indéterminé laisse ses sourcils se hausser délicatement alors que la lycéenne arrache la broche d'argent de sa cape dans un geste brutal. La rose argentée aux pétales gravés avec d'infinies précisions et dont le parfum inexistant pourrait presque envahir ses narines délicates tombe délicatement entre ses doigts bronzés alors que la lycéenne explique le lui offrir en gage de leur promesse à deux sons.

Émotions
Une douce rougeur se peignant sur ses joues, le regard d'une merveille d'eau violette s'écarquille légèrement avant de sombrer au sein d'une cascade discrètes de larmes. Naissant au coin de ses yeux emplis d'innocences, elles courent le long de ses joues en un chemin humide avant de mourir avec éclat au bord de ses lèvres rosées. Le cœur submergé par un bouillon de bouleversements, ses doigts signent instinctivement un pardon devant si peu de retenue en expliquant avoir été victime d'une rareté douloureuse. N'ayant jamais été bénéficiaire d'une amitié sincère et encore moins de présents matériels en dehors de sa famille, son bonheur éclate à travers ses sanglots silencieux.

- Tu sais, il n’y a pas de honte à pleurer, à laisser nos émotions parler pour nous. Il n’y a pas de honte à se laisser aller de temps à autres. Je suis contente que tu me considères comme une amie. Je ne te le dirais jamais assez. Et si la rose te plait, j’en suis encore plus heureuse !

Don
La jeune femme peut-elle seulement se douter une seconde combien son discours tranche les mailles du filets d'acier enserrant son cœur en un ultime sursaut d'espoir ? Sait-elle combien son pouvoir est immense sur son âme meurtrie ? Pourrait-elle deviner le cataclysme que son sourire et sa chaleur affective amène à son être détruit ? Les doigts tremblants d'émotions essuient les dernières traces de larmes brûlantes avant de se laisser porter par la danse des mots écorchés.

- Ze n'ai pas honte n'à pleuwer, chétait chutout n'inattendu né ché pou cha ze m'échuzais...Ze ne chauwais zamais n'achez vous weméchier n'êtwe mon n'amie...Ché la pwemièwe fois z'ai n'auchi nonfianche n'en nellun n'en dehors mes pwoches. (Je n'ai pas de honte à pleurer, c'était surtout inattendu et c'est pour cela que je m'excusais...Je ne saurais jamais assez vous remercier d'être mon amie...C'est la première fois que j'ai aussi confiance en quelqu'un en dehors de mes proches. )

Franchise
Une fois ses phalanges certaines d'avoir ramassé les derniers sanglots, elles se démènent avec leur réserve habituelle en une chorégraphie maîtrisée des plus gracieuses. Signant l'inviolabilité du serment prêté, sa promesse conjure de ne cracher aucun mensonge à la personne bénéficiaire et de toujours s'armer d'une sincérité infinie aux moindres questions. Ses yeux violets plongés dans le regard d'acier, l'être indéterminé s'entoure d'une personnification de l'innocence baignant autour de son âme en une douce aura violette. Dans l'attente d'une réponse, seul son tendre sourire ose encore se dessiner sur les traits fins de son visage naturellement brûlé par le soleil.

- Je vois… Je voudrais savoir d’où tu viens, ton nom et ton prénom semblent avoir deux origines bien distinctes…

Opportunité
Son cœur rate un battement l'espace d'une seconde alors que ses iris s'écarquillent durant une seconde avant que sa tête ne se renverse en arrière en un éclat de rire silencieux. Si sa gorge est incapable de laisser résonner la moindre hilarité, les légers sursauts traversant son corps ne mentent pas quant à la teneur de la joie courant en son âme en cet instant. Les yeux d'améthyste luisent de plus belle alors qu'ils viennent attraper le regard d'argent de leur interlocutrice alors que les doigts signent rapidement les raisons de son exultation.

- Néchinément, z'ai bien fait vous choizi n'en n'amie...Vous z'êtes n'une n'intellizenche wemalable, Lenshi....Vous z'avez le chuite vu l'innohéwenche nan mon n'idenlilé...Vous n'avez waison : mon pwénom n'y mon nom n'ont leux n'owizines difféwentes, n'anlaise n'y n'allemande mais ze ne chuis n'owizinaiwe n'aunun nes deux pays...Pour nommencher, les noms famille n'échistent pas chez moi, j'ai pwis nom "Windwozen", la wose vents n'en n'allemand, n'en venant n'ichi n'y en juwant ne pas m'épapiller pour plus zamais me pedwe loin zens z'aime...Ze vous nemande fermer zyeux nelques n'inchants, vous z'allez nompwende... (Décidément, j'ai bien fait de vous choisir comme amie...Vous êtes d'une intelligence remarquable, Tenshi...Vous avez tout de suite vu l'incohérence dans mon identité. Vous avez raison : mon prénom et mon nom ont deux origines différentes, anglaise et allemande, mais je ne suis originaire d'aucun des deux pays...Pour commencer, les noms de famille n'existent pas chez moi, j'ai pris le nom de "Windrosen" en venant ici et en me jurant de ne pas m'éparpiller pour ne plus jamais me perdre loin des gens que j'aime...Je vous demande de fermer les yeux quelques instants, vous allez comprendre...)

Secrets
Une vague de mystère se noie toujours aux creux de l'âme de l'être indéterminé alors que ses mots signent leur appartenance au monde des énigmes encore irrésolues. Si sa naissance n'est pas affiliée à l'Angleterre ou à l'Allemagne, pourquoi porter un tel mélange ? Si le couple lui ayant offert la vie était lié à l'une ou aux deux nations citées, une telle ambivalence n'aurait rien eu d'étonnant mais cette absence de précisions laisse planer le doute. Plongeant ses yeux violets brillants d'une tendresse écrasante, ses iris forcent doucement ceux de la jeune femme à se clore dans le respect de sa précédente demande.

Cécité
Se levant doucement du muret, le corps gracile s'éloigne de quelques pas et durant quelques secondes, seule la tendre brise ose encore souffler au visage pâle de l'adolescente et seul le son de leurs promesses respectives lui permet de calmer ses possibles soupçons de fuite. Une vive lueur blanche éclate soudainement au creux des ténèbres de son regard fermé comme un éclair surpuissant se glissant sans bruits dans ses pensées. Une lueur d'une intensité aveuglante oblige la lycéenne à retourner au sein du monde de la nuit si jamais elle ose entrouvrir les paupières. L'extraordinaire lumière se promène quelques instants dans le noir de son regard clos avant de s'estomper doucement comme pour l'autoriser à revenir à la réalité.

Surprise
Non loin de là, le corps de Robin s'est élevé à quelques mètres du sol à la manière d'un pantin désarticulé alors que son dos s'arque violemment en arrière comme pour former un pont, son visage bronzé entièrement dévoilé par ses cheveux roux voletant au vent. Sa tête basculée à l'extrême comme tranchée se redresse lentement tandis que le reste de son être en fait de même avec lenteur. Si sa tenue vestimentaire n'a subi aucun dommage, toute sa personne s'est comme métamorphosée en un être de lumière.

Céleste
Le corps toujours en apesanteur, une magnifique paire d'ailes aux plumes immaculées et violettes se déploie dans son dos en un éclat de beauté incomparable sur la terre humaine. Oui, aucun être terrien ou terrienne ne peut se vanter d'un tel don, seule une âme inhumaine en est capable alors les rouages de la logique s'activent follement au sein de l'esprit de la spectatrice au regard d'argent. D'une envergure approchant le mètre, les rémiges duveteuses scintillent sous le flamboyant soleil matinal tout en battant doucement dans l’atmosphère et permettre à leur propriétaire de se poser à même le sol.

Fièvre
De légères gouttes de sueur perlant sur son front et le long de ses joues rouges, la sublime créature avance de deux ou trois pas avec mille faiblesses en un effort surhumain. Le corps courbé en une révérence respectueuse, ses yeux d’améthyste sourient à la place de ses délicates lèvres rosées ne daignant s’étirer qu’en une grimace de douleur. De brefs sursauts agitant ses membres en une vive poussée de température, les doigts bronzés s’agitent en une danse plus douce.

- Ze penche vous z’avez neviné ni ze chuis mais permettez-moi me pwésenter n’officiellement…Wobin, n’enfant n’anzes Zachawie n’y Nathanaëlle, n’élève n’anze gawdienne Masha n’y dépositaiwe n’un héwitaze Lucifewe…n’à vote cheviche Lenshi… (Je pense que vous avez deviné qui je suis mais permettez moi de me présenter officiellement…Robin, enfant des anges Zacharie et Nathanaëlle, élève de l’ange gardienne Masha et dépositaire d’un héritage de Lucifer…à votre service Tenshi. )

Révélations
Fruit d’un couple céleste, l’âme liée à une adulte sans doute détentrice d’immenses pouvoirs et l’esprit prisonnier d’un lourd destin prêté au légendaire Lucifer, création la plus parfaite du dit Seigneur jamais égalée ni même rattrapée depuis sa déchéance, le flux d’informations irrationnelles tombe comme une massue au creux des pensées de l’adolescente. Si elle sait que sa promesse l’empêche de mentir, pourrait-elle seulement croire à l’impensable ? Dans les légendes, les anges sont des créatures mystiques souvent représentées comme blondes et/ou avec des chevelures claires s’alliant à la perfection avec leurs yeux bleus ou d’émeraude. Or, Robin en est la parfaite contradiction avec ses couleurs chaudes plus facilement affiliées aux Enfers avec ses cheveux roux flamboyants et son regard aussi pur que l’améthyste. Ses parents ont su prédire combien leur enfant ne ressemblerait à personne et force est de constater la vérité de leur instinct.

Danger
Relevant doucement son corps incliné, l’ange aux mèches incendiaires recule instinctivement d’un pas alors que sa vision se brouille l’espace d’un instant. La fièvre gagne chaque recoin de sa peau halée pour perler en de légères gouttes pleurant sur son front virant au rouge. Ses jambes tremblantes lâchent brutalement prise et l’une d’elle a tout juste le réflexe de plier le genou pour conserver un équilibre précaire quand l’autre tombe lamentablement dans l’herbe verdoyante. Les mains bronzées arrêtent net toutes possibilités d’approche de la part de la jeune femme pouvant se laisser vaincre par l’inquiétude. Le regard violacé ne brille plus aussi intensément mais les flammes d’une formidable détermination y naissent en un brasier ardent.

- Non…Zumains n’y zumaines noivent pas chappwocher n’anzes n’en pleine ménamowphoze, cha peut n’ête danzeweux…Cha va, ne vous z’en faites pas…Les zeunes n’anges chuppotent mal pwochechus n’au début puiche nos cowps ne chavent pas n’ennowe zéwer che flux n’énézie (Non…Les humains et les humaines ne doivent pas approcher d’anges en pleine métamorphose, ça peut être dangereux…Ça va, ne vous en faites pas…Les jeunes anges supportent mal le processus au début puisque nos corps ne savent pas encore gérer ce flux d’énergie)

Crampes
Ses muscles endoloris et violemment contractés à chaque mouvement arrachent une légère grimace de souffrance à la magnifique créature affiliée au Tout-Puissant du monde chrétien. Arrivant à s’assoir avec mille peines, son corps menace de s’écrouler d’une seconde à l’autre. Dans l’ombre, un buisson s’agite soudainement comme possédé par ses feuilles avant que celles-ci ne s’écartent au passage d’un renard au pelage flamboyant. Ses yeux océan croisent les iris de pierre précieuse et sans hésiter, l’animal sauvage s’avance vers le duo avant de s’allonger derrière l’ange aux mèches couleur incendie en une sorte de dossier improvisé sans aucune crainte ou méfiance. Les doigts bronzés dansent en un tableau explicatif en dépit des terribles crispations offrant de virulentes brûlures musculaires à chaque geste.

- Ze vous pwésente n’un plus filèles nompanons, Wox…Nowmalement n’il vit n’en fowêt n’apwès la ville navé plein zotes n’animaux mais pawfois n’il vient me voi n’ichi, ze ne chais pas nomment n’il pache ninapéchu mais né touzouws là chi z’ai mal ou n’autes… (Je vous présente l’un de mes plus fidèles compagnons, Rox…Normalement il vit en forêt après la ville avec plein d’autres animaux mais parfois il vient me voir ici, je ne sais pas comment il passe inaperçu mais il est toujours là quand j’ai mal ou autres…)

Complicité
Comme compréhensif et ému des propos de l’enfant, le canidé roux lèche doucement son visage en signe d’affection et de réconfort en espérant palier à ses souffrances. Son corps servant de dossier, son museau se colle à ses cotes alors que sa langue caresse tendrement les doigts halés. Un large sourire renaît sur le visage endolori par la fièvre alors que les yeux violets brillent d’un profond attachement pour l’animal sauvage qui le lui rend bien.

Une partie de la vérité est désormais dévoilée au grand jour et confiée à la seule discrétion de la jeune femme, l’âme rousse a-t-elle raison de lui accorder autant de confidences après toutes ces années à conserver les lourds secrets de son existence ? Les dés du destin roulent de nouveau sur la table de jeu, que le sort en soit jeté…


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MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Jeu 20 Déc - 23:00

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ft. Robin

「 Lorsque le paradis rencontre la nuit 」
Tenshi écoutait sagement son ou sa camarade, prenant garde à toutes les explications qui lui étaient données par Robin. Un prénom mixte. Ces prénoms ont toujours un charme particulier. Peu importe la langue, les prénoms mixtes sonnent bien à l’oreille et parfois sont moins courant que les autres, faisant leur originalité. Tenshi se demandait comme les parents de Robin pouvaient savoir qu’il ou qu’elle ne serait pas comme les autres mais elle se tut, préférant s’amuser gentiment de cette envie parentale. Un nom mixte pour un genre indéterminé. C’était intéressant et même relativement amusant si on y regardait d’un peu plus prêt.
 
Néanmoins, une autre question devait être posée. Pas spécialement sur Robin en lui-même, elle-même, mais plus particulièrement sur Robin Hood. Etait-il une figure fictive ou quelqu’un de réellement présent ? Quelqu’un ayant été vivant dans ce monde. Même si c’était sa troisième année dans ce monde, elle voulait savoir si les différentes personnes mythiques existaient belles et bien ici. Après tout, d’où elle vient, la réalité côtoie les mythes et les légende de façon quasiment quotidienne et pour le coup, elle s’accordait le droit de poser plus de questions que n’importe quand. Les deux êtres s’entendaient plutôt bien et ne pas en profiter serait clairement stupide. Pour rester polie bien entendue.
 
-          Dis-moi, Robin Hood a-t-il réellement existé ou n’est-il qu’une légende, un mythe, un personnage fictif qui n’a pas d’existence physique à proprement parler ? D’où je viens, les personnages de légende comme tous les Dieux existent… Donc, je me posais la question à ce sujet, pour ce monde.
 
La Faucheuse écoutera ce que Robin lui répondrait dès que ces étranges symboles seraient tracés par ses doigts habitués à cette écriture.
 
S’il y avait bien quelque chose avec laquelle Tenshi n’était pas le plus au moins, c’était les sentiments des autres et sa maladresse verbale pouvait parfois prouver ce fait. Impossible d’aller contre sa nature dans de telles circonstances. Impossible tout simplement de contrer cette nature à vrai dire. Doucement, elle passa la main sur sa nuque, d’une façon qu’aurait pu faire une personne en proie à une gêne certaine. Ce n’avait fait que surprendre l’être qui était cependant confiant. Robin accordait une certaine confiance à l’adolescente.
 
Le corps de Robin se courba dans une position assez étrange, un peu comme s’il était parcouru de spasme. Des spasmes causés par un rire silencieux. La jeune femme avait l’étrange impression de se retrouver devant un possédé au début de cette possession justement. Chez elle, elle aurait profité de cette posture de vulnérabilité pour couper, trancher en deux son corps mais elle préféra ne pas agir, penchant la tête sur le côté en attendant d’entendre les sons écorchés fait et produits par Robin. Il y avait ce petit quelque chose d’effrayant dans cette posture. Lorsque les sons écorchés reprirent, Tenshi se contenta d’hocher la tête.
 
L’explication arriva très vite.
 
Un lieu où les noms de famille n’existent pas dans l’endroit d’où provient Robin. Juste deux « races » n’ont pas de nom : les anges et les Démons. Les démons mineurs et les démons nobles en ont un ce qui permet, en partie, de les différencier. Robin allait lui montrer mais elle devait fermer les yeux ? Très bien. Rapidement, les iris gris ou argentés de la Faucheuses disparurent derrière ses paupières pour les protéger du flash lumineux qui perçait la fine couche protectrice de peau. Sa main s’était ajoutée à la protection de ses yeux, ce qui ne pu pas lui faire de mal, une ombre non négligeable la protégeait.
 
Lorsque ses yeux se rouvrirent, lorsque le surplus de lumière a disparu, le premier réflexe de l’adolescente parcouru le sol à la recherche de la silhouette de Robin mais rien. Ce n’est que son ombre projetée au sol qui lui indiqua sa position. Elle n’eut qu’à lever le regard pour tomber sur son corps en lévitation. Ce corps était de nouveau plié dans une posture inimaginable et peu naturelle de nouveau. Deux ailes immaculées et violettes trouvait place dans son dos, le ou la faisant surplomber Tenshi de quelques mètres seulement. La couleur de ses ailes était toute particulièrement mais plutôt magnifique. Impossible de nier ce fait ! C’était la première fois qu’elle rencontrait un ange, un être céleste abordant de telles couleurs n’était pas réellement commune, même d’où elle vient et c’était très certainement ce qui faisait l’originalité de cette paire d’aile. Elle était sans doute unique d’ailleurs ! Son regard ne pouvait quitter les plumes colorées tandis que Robin semblait éprouver une certaine douleur. Elle ne réagit pas pour le moment, écoutant tout ce que lui disait Robin.
 
Lucifer… La mâchoire de Tenshi se contracta très légèrement. Visiblement, même dans ce monde l’ange déchu existait ! Cependant, il n’était pas le même que le sien ! Il n’était clairement pas le même d’ailleurs. Robin détenait l’héritage du grand déchu et ce personnage n’était pas responsable de la guerre dans son monde ! Elle n’avait pas le droit de craindre Robin. Cet être au genre indéterminé n’était clairement pas responsable !
 
Cependant, la Faucheuse ne pu refouler toutes les émotions qui l’asseyait de plus en plus. Toutes les informations qu’elle avait assimilées lui traversaient l’esprit. Comme des flashes lumineux, ses souvenirs enfouis refaisaient surface, l’éblouissant. Etrangement, la jeune femme aux cheveux bicolores ne ressentait rien. Plus rien. C’était comme si son esprit était devenu imperméable à toutes émotions.
 
Lucifer avait été libéré après que sa clef, que la bête a été utilisée. Dire qu’une histoire d’amour avait réussi à ramener la bête à elle. Des Hollows avaient cherchés à renverser l’ordre naturel des choses. Ils voulaient ramener Lucifer, libérer les cavaliers de l’Apocalypse. Une armée constituée de légendes, de héros et de créatures avait été rassemblée car les anges et le Dieu Chrétien refusaient d’agir. Si ces souvenirs étaient bons, les deux éléments clefs étaient deux femmes, deux sangs mêlés dont le sort était scellé. Enfin, il semblait l’être car le sang d’un démon pur, noble avait pu les libérer. Deux filles que beaucoup de choses pouvaient séparer mais qui avaient fini par devenir plus proche qu’elles n’auraient pu l’imaginer.
 
Leur combat contre Lucifer avait libérer des Léviathans… Le nombre de possédés et de Démons avait grimpé encore flèche, donnant encore plus de travail aux Faucheuses qui avaient de plus en plus de mal à être présentes sur tous les fronts. Le travail les submergeait et comme ce n’est pas un boulot comme les autres, avec des horaires et des heures à respecter, il n’était pas rare de tomber de fatigue ou de devoir agir en solo. C’était quelque chose de rare en temps normal mais de tellement commun et normal dans un monde déchiré de toute part par une guerre sanglante et violente. C’est à cause de ceci que son espoir s’était envolé, que sa fois en l’avenir avait été réduite à néant suite à la mort de sa chère Izumi. Les garçons l’avaient soutenue dans cette épreuve bien qu’ils étaient tout aussi bouleversés que la jeune fille qu’elle était. C’était une famille qui avait aussi été brisée par cette horrible guerre.
 
D’une façon totalement involontaire, la jeune femme avait esquissé un mouvement de recul, le regard momentanément dénué de la moindre émotion, du moindre sentiment. Finalement, un léger sentiment de crainte était passé sur elle juste quelques fractions de seconde avant qu’elle ne parvienne à se ressaisir, regardant Robin qui flottait à quelques mètres du sol.
 
-          Nous ne sommes pas du même monde, désolée de la crainte que j’ai ressenti à ton égard mais les expériences parlent. Ce n’est en rien contre toi tu sais… Lucifer est un acteur secondaire de notre guerre, de la guerre qui m’a fait perdre une bonne partie de mon enfance et de mon espoir.
 
Alors qu’elle s’approchait de Robin pour lui apporter un peu d’aide, ou faire quelque chose pour soulager sa douleur, un simple geste de la main l’arrêta net. Tenshi ne chercha même pas à insister, et se contenta plutôt d’un vulgaire hochement de tête.
 
La métamorphose d’un ange était douloureuse pour les jeunes, difficiles mais cela s’arrangerait avec le temps. C’était légèrement rassurant mais elle n’aimait pas voir les autres souffrir plus que nécessaire…
 
La jeune femme regarda le petit animal roux s’avancer vers l’héritier(e) de Lucifer tandis qu’elle s’asseyait à genoux, regardant la scène qui se déroulait sous ses yeux en prêtant une attention certaine et non dissimulée aux moindre paroles de son ami(e).
 
Rox.
 
Tel était le nom du petit canidé roux qui avait su se faufiler jusqu’ici sans attirer l’attention sur lui. Selon elle, ce n’était pas réellement étonnant. Les élèves ont tous des singularités particulières, des pouvoirs tous plus étonnants les uns que les autres,  donc qu’un renard n’attire pas vraiment l’attention sur lui n’était pas étonnant !
 
-          Un renard passe plutôt inaperçu. Regarde le nombre d’élèves présents à l’académie, regarde le nombre de créature excentrique et difficile de rater. Personnellement, rien n’est vraiment étonnant là dedans. Il y a beaucoup plus tape à l’œil que le pelage roux de ton ami.
 
La jeune femme avait posé sa cape sur ses genoux en regardant le petit bouton de rose d’argent qui apparaissait lentement mais surement. Son monde était plein de ressources et de choses plus ou moins magiques. Le fait que la rose repousse toute seule avait été découvert dans ce monde qui n’’est et ne sera jamais le siens. Tenshi le considérait comme une étape intermédiaire avant que Kane ne vienne les chercher pour les ramener à la maison.
 
C’était peut être cruel mais les rencontres qu’elle faisait ici ne seraient un jour qu’un simple souvenir. A la fois pour elle comme pour les personnes ayant croisé le chemin d’une certaine Tenshi Nakano. Néanmoins elle chérirait ces souvenirs du plus profond de son être.
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Robin Windrosen


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Sam 22 Déc - 20:00


Quand le Paradis rencontre la nuit


Robin Windrosen et Thashi Nakano

Mixité
L'attention de la jeune femme aux cheveux bicolores centrée sur les doigts bronzés, les explications sur le prénom s'éveillent en surface en un délicieux souvenir inconscient. Souvent plus rares que les autres, les prénoms mixtes ne font pas toujours l'unanimité mais leurs sons ne sont que délicatesse aux oreilles bienveillantes. Profondément uni par les liens amoureux, le couple a instantanément fondu d'amour pour leur enfant à la seconde où leurs yeux se sont posés sur son minuscule corps. Comme attrapé par un puissant instinct, le prénom mixte anglophone de Robin s'est imposé comme une évidence tant leur bébé respirait la différence et la singularité.

Légende
Fervent et fervente admirateur et admiratrice du héros légendaire Robin des Bois, ou Robin Hood dans sa version originale, lui rendre hommage à travers le fruit de leurs amours brûlait leurs cœurs purs. Au sein du monde terrien, cette figure d'archerie résonne encore d'une force d'admiration hors du commun comme étant celui qui dépouillait les riches pour offrir aux pauvres. Dans sa contrée d'origine, Robin se souvient encore des merveilleuses histoires racontées par sa marraine afin d'émerveiller son esprit et l'ouvrir aux grandeurs de ce monde en même temps que sa cousine bien aimée.

-Dis-moi, Robin Hood a-t-il réellement existé ou n’est-il qu’une légende, un mythe, un personnage fictif qui n’a pas d’existence physique à proprement parler ? D’où je viens, les personnages de légende comme tous les Dieux existent… Donc, je me posais la question à ce sujet, pour ce monde.

Curiosité
Un doux sourire naît sur les lèvres délicatement rosées alors que la question de l'adolescente se dessine dans l'atmosphère. L'existence présumée ou improbable du héros anglais déchaine encore les foules humaines mais le mystère perdure jusque dans les mondes mystiques à l'en croire les propos de la jeune guerrière. Ainsi, les légendes et merveilles divines sont capables de prendre vie au sein de l'univers natal de sa camarade ? Décidément, son esprit enfantin n'a pas fini d'en découdre avec elle tant elle lui inspire respect et admiration. Ses doigts se lèvent lentement et obligent ses yeux violets à plonger dans les iris d'argent tandis qu'ils s'agitent avec mille voluptés.

- Né bien...Pou péchonnes chpéchialichtes n'en hichtoiwe n'ou littéwatuwe, Wobin Hood né un néwos twadichion n'owale n'avant pacher n'à l'écwit n'à pawti n'anowzième chièle mais beauloup zens penchent n'il n'a n'échisté...S'il n'a vélu, n'il né mowt bien n'avant ma naichance et les z'anchiens n'y z'anchiennes chez moi ne nous lizent wien là dechus... Ché n'un peu nomme welizions, zens cwoient, d'autes non... Péchonnellement, z'y cwois...Ze penche le néwos lont ze powte le pwénom n'a néchisté... pour mon papa n'y ma maman wegadent nazvé fiété la péchonne ze deviens même ch'il n'y elle chont plus là... (Eh bien...Pour les personnes spécialistes en Histoire ou en littérature, Robin Hood est un héros de tradition orale avant de passer à l'écrit à partir du quatorzième siècle mais beaucoup de gens pensent qu'il a existé....S'il a vécu, il est mort bien avant ma naissance et les anciens et anciennes de chez moi ne veulent rien nous dire là-dessus. C'est un peu comme les religions, des gens y croient, d'autres non. Personnellement, j'y c rois...Je pense que le héros dont je porte le prénom a existé pour que mon papa et ma maman regardent avec fierté la personne que je deviens même si il et elle ne sont plus là...)

Présents
Le pendentif aux ailes d'argent brille au cou délicat de la lycéenne nocturne tandis que la rose gravée étincelle sur le haut sombre. L'échange d'une promesse résonne avec sincérité bien qu'au fin fond de son âme immaculée, l'être aux cheveux incendiaires sache parfaitement qu'un jour ou l'autre sa nouvelle amie devra sans doute repartir au sein de son univers natal et si les souvenirs ne pourront jamais disparaître, son absence même sera un déchirement à son cœur d'enfant. Naissant au coin de ses yeux d'améthyste, les larmes joyeuses courent le long de ses joues bronzées pour venir mourir sur ses lèvres rosées tandis que l'émotion étreint son esprit. Pour la première fois de son existence, une personne, en dehors de ses rares proches, lui inspire confiance et embaume son cœur d'espoir d'une vie plus douce en dépit de l'absence monstrueuse des deux êtres qui l'aimaient par dessus-tout.

Pertinence
La vive intelligence de la jeune femme enclenche les rouages complexes de son esprit. Pour des esprits moins vifs ou curieux, le mélange d'une identité alternant entre un prénom anglophone et un nom de famille d'origine allemande passe inaperçue mais ne peut échapper aux pensées vivaces guerrière. Posant ouvertement la question tout en s'imposant une certaine distance et un immense respect à son égard n'est pas chose aisée pour le commun des mortels et mortelles mais l'adolescente s'y engouffre sans peines.

Hilarité
Son rythme cardiaque rate une mesure comme bloqué avant de reprendre avec ne frénésie nerveuse. Les iris violacés s'écarquillent légèrement étreints de surprise avant que sa tête rousse ne bascule en arrière en une posture d'entière vulnérabilité. Bien que son esprit soit parfaitement conscient que les âmes entraînées à la guerre n'auraient pas hésité à retirer la vie de ce corps en le tranchant en deux parties, l'immense confiance accordée à l'adolescente de la part de sa possible proie suffit à calmer ses instincts sanglants. Des spasmes nerveux agitent ses membres comme capturés par un fou rire silencieux appartenant uniquement à leur propriétaire.

Joie
Ô l'incommensurable bonheur que de rencontrer une âme aussi remarquable et capable de se tenir à ses côtés sans en ressentir le moindre dégoût ou océan de mépris. Comment décrire cette mer de joie à l'idée qu'une âme veuille bien découvrir la sienne tout en s'armant d'une pure logique en incisant le scalpel droit sur le point central entre son prénom et son nom ? Après quelques secondes d'hilarité personnelle, le regard de pierre précieuse revient plonger aux creux de l'étang argenté des pupilles de sa camarade e signe de franchise alors que ses doigts dansent en une foule de sons écorchés aux mile résonances sincères.

Connaissances
Sa langue des signes dessine diverses informations sans en étaler davantage, préférant faire confiance aux talents logiques de la jeune femme et force de constater sa sage décision au vu du bref éclat illuminant un instant ses yeux argentés. Au sein de tous les mondes et univers, conflits et violences se perpétuent au fil des siècles mais toutes et tous s'accordent sur une chose : de toutes les créatures connues et organisées en société, seules les communauté célestes et démoniaques s'en démarquent en ne possédant aucun nom. Pour s'identifier, les anges mâles ou femelles, les démons et les démones utilisent leurs prénoms et les différents titres ou liens de parenté affiliés.

Recommandation
La promesse d'un futur compréhensible sur la levée des mystères résonne aux oreilles de la lycéenne en contrepartie de fermer les yeux quelques instant. Obéissant sans méfiance à la demande, confiante envers l'absence de malveillance de l'être aux mèches enflammées, elle a même le réflexe d'ériger un bouclier de ses mains devant ses paupières closes. L'ombre partielle se construit en puissante protection contre l'intense flash de lumière éclatant derrière le voile de ténèbres. La surpuissance des rayons l'oblige à se réfugier au sein de cette cécité volontaire même si son esprit rebelle cherchait à s'en extirper au risque de s'y brûler les pupilles.

Découverte
Après quelques secondes d'un rude combat entre la nuit et la lumière, cette dernière s'incline pour s'estomper doucement. La prénommée Tenshi quitte lentement les ombres de son propre regard pour goûter à la réalité du monde sans en connaitre les infinies surprises. La sombre copie immatérielle de son duo d'archerie se peint sur le sol pour l'obliger à lever doucement les yeux. Le corps non-genré lévite à quelques mètres du sol, le dos arqué en arrière comme tiré par une douloureuse corde invisible. Le visage d'abord strié par la souffrance se détache enfin des rictus réflexes pour se relever lentement en obligeant le reste de sa personne à en faire autant.

Singularité
De la même teinte que son âme de neige pure et de son regard d'améthyste, une magnifique paire d'ailes aux plumes blanches et violettes se déploie avec envergure dans son dos. Au sein de l'esprit affuté de la jeune femme, ses connaissances en légendes et mythes remontent à la surface de sa mémoire. Si dans le monde volatile, des duveteuses aux diverses teintes s'entremêlant n'est pas si rare, les univers dits irrationnels aux pensées humaines se distinguent par leur unité d'armées volantes. Si les démons et les démones ont la réputation de pouvoir se distinguer entre ailes à plumes ou à membranes, colorées en rouge sang ou noir sombre, les anges forment plus une masse grouillante de duvet immaculé comme incapables d'accepter une autre couleur signe d'imperfections.

Beauté
Tout en Robin se déchire dans une terrible dualité entre le céleste et le démoniaque. Si son âme bienveillante et son cœur crient aux créatures du Paradis, selon les légendes courues à leurs sujets, son physique jure ouvertement avec les enfants du Tout-Puissant. Ses cheveux roux, son regard d'une merveille d'eau violacée, sa peau naturellement brûlée par le soleil, sa silhouette indéterminée et ses ailes à moitié violettes, tous s'accordent avec les possibles caractéristiques prêtées plus aisément au peuple des Enfers. L'esprit et le corps en totale contradiction entre les deux communautés éternelles ennemies, son existence pourra t-elle trouver la paix et l'apaisement un jour ? Est-elle destinée à être un symbole de réconciliation entre les peuples angéliques et infernaux ?

Identité
Battant lentement dans l'atmosphère, les ailes bicolores se replient avec douceur une fois que leur propriétaire ait atterri avec soins sur l'herbe verdoyante. Le corps légèrement courbé en une révérence d'un respect infini, les doigts signent une présentation officielle. Ange au prénom mixte, fruits des amours du couple Nathanaëlle et Zacharie, élève d'une ange gardienne connue sous le nom de Masha et dépositaire d'un héritage du célèbre ange déchu Lucifer, les informations irrationnelles s'impriment une à une au sein de l'âme de l'adolescente archère.

Peur
Le prénom de la créature la plus parfaite de la Création ayant à peine passé la barrière des signes que déjà le corps de la guerrière y réagit comme propulsée par un puissant instinct. Les yeux d'améthyste perçoivent immédiatement la légère contraction de la mâchoire féminine alors qu'un voile de souvenirs couvre ses iris d'argent. Un frisson parcourt le corps indéterminé comme détenteur d'une terreur ne lui appartenant pas et y réagissant mécaniquement. Une étreinte mortelle s'enserre autour de son cœur et ses poumons se privent soudainement d'une bouffée d'air comme attrapés par un brasier incommensurablement douloureux.

Différences
Si la légende de l'ange déchu fascine toujours son monde en dépit des répulsions de ses détracteurs, son existence parallèle semble avoir semé violences et horreur. Même si beaucoup des siennes et siennes critiquent sa rébellion lui ayant coûté sa déchéance, tous et toutes s'accordent sur sa perfection jamais égalée. Plus bel ange de l'éternité, sa puissance égale à celle du Seigneur lui-même à un don près, sa bienveillance, son sourire et sa perfection servent encore de modèle inaccessible à une partie de la communauté céleste. Mais si le Lucifer de son univers est parfait, comment son alter-ego malveillant a t-il pu exister au sein d'un monde inconnu ? La sainteté absolue et son antonyme régnant l'un pour la paix et l'autre dans la guerre, son empathie s'amuse follement à lui offrir foule de contradictions entre son admiration naturelle et les ressentis de sa camarade.

Vide
Le voile devant ses yeux d'argent devient plus opaque encore et un long frisson traverse le corps indéterminé en réaction. Le profond gouffre sans fin de l'esprit de Tenshi se heurte violemment au sien et l'absence aride de sentiments devant l'afflux inconnu de souvenirs cherche à s'infiltrer en son cœur pur. Comme imperméable à toutes émotions ou une marionnette sans vie, la jeune femme ne bouge pas d'un pouce alors que la lueur argentée de ses yeux parait s'estomper peu à peu. Le souffle coupé, l'ange à la chevelure de flammes aurait manqué de s'étouffer dans les lianes vengeresses de sa formidable empathie sans le réflexe imprévisible de sa camarade.

Échappatoire
Comme enlevée à la dernière seconde par un sursaut d'espoir, l'adolescente esquisse un très léger mouvement de recul sans que son regard ne jaillisse de nouveau à la vie pour autant. Son frêle geste extirpe l'être céleste de sa torture mentale alors que ses poumons se régalent d'une nouvelle arrivée d'air après de longues secondes en apnée dangereusement mortelle. Les iris d'argent recherchent les siens pour s'y plonger avec franchise, sa force brûlante autour d'elle à la manière d'une aura enflammée.

- Nous ne sommes pas du même monde, désolée de la crainte que j’ai ressenti à ton égard mais les expériences parlent. Ce n’est en rien contre toi tu sais… Lucifer est un acteur secondaire de notre guerre, de la guerre qui m’a fait perdre une bonne partie de mon enfance et de mon espoir.

Compréhension
La tête rousse se hoche avec mille clairvoyances. Comment son esprit ne pourrait-il pas entendre et comprendre la souffrance de son amie après avoir subi tant d'années de torture quotidienne ? Si ses pensées ignorent les détails de ces horreurs, elles perçoivent très bien la douleur du passée perçant de nouveau le bouclier puissant de sa détentrice. Bien que ses jambes frêles tentent de dissimuler leurs tremblements fiévreux et que de légères gouttes de sueur naissent sur son front, l'être céleste s'agenouille avec respect devant la jeune femme. Le poing droit sur le cœur en signe d'estime et de loyauté, seuls cinq de ses doigts libres s'agitent en une repentance bienveillante.

- Nomme nous ne venons pas même monle, nos Luchifèwe chont lifféwents mais ze penche ne chi chelui du mien fewait chechi...Ze m'exchuze n'en chon nom de l'echistenche n'un alté-négo malveillant ni violent ni vous a fait nu mal... Ze ne l'ai pas nonnu mais si le Luchifèwe mon monde n'était là, nil séchuzewait n'ates chon n'aute lui...Z'ai héwité l'un ché pouvoiws, ze me lois d'en n'être dine n'alows...Pawdon...Ze vous pwomets lou faiwe pour wechemblé n'au Luchifèwe nienveillant pou faiwe lispawaite chon mauvais alté-négo... (Comme nous ne venons pas du même monde, nos Lucifer sont différents mais je pense que celui du mien ferait ceci...Je m'excuse en son nom de l'existence d'un alter-ego malveillant et violent qui vous a fait du mal...Je ne l'ai pas connu mais si le Lucifer de mon monde était là, il s'excuserait des actes de son autre-lui...J'ai hérité d'un de ses pouvoirs, je me dois d'en être digne alors...Pardon...Je vous promets de tout faire pour ressembler au Lucifer bienveillant pour faire disparaître son mauvais alter-ego...)

Responsabilités
Si l'ange ne porte aucune incrimination au sein du conflit ayant déchiré l'enfance de son amie, le poids de sa culpabilité vrille ses frêles épaules. L'esprit conscient de devoir assumer un incommensurable héritage, même s'il ne s'agit que d'un infime don parmi d'autres de l'être le plus parfait de la Création, semble l'obliger à se montrer respectable en permanence quand bien même ce devoir l'écraserait. L'âme brûlante de soulager l'archère de ses souffrances de guerre, une horreur que jamais des yeux d'enfants ne devraient percevoir pour se noyer dans la destruction, ses doigts dansent doucement pour signer l'éclat de son cœur d'or.

- Même chi la plupawt z'anges mon peuple powte Chatan, nom Luchifèwe nomme n'empeweur z'Enfews n'apwès léchéanche, n'en n'ennemi, z'en chuis ninnapable...nomme chi mon n'âme n'était liée n'au deux noms...Ché n'étwanze...Ma nousine Sisi né moi nous chentons bien plus pwoches de lui ne nos papas n'y mamans...pouwtant z'aime mes pawents tout mon n'ête...Mon peule n'hésitewait pas me luer n'en n'appwenant cha mais...Z'ai louzous n'eu l'impwechion levoi mon néchistenche n'à Luchifèwe Chatan...Puis mon phychile plus pwoche z'Enfews ne m'aile pas ne me péchuader absulilé cette idée (Même si la plupart des anges de mon peuple porte Satan, le nom de Lucifer comme empereur des Enfers après la déchéance, en ennemi, j'en suis incapable....Comme si mon âme était liée aux deux noms...C'est étrange...Ma cousine Sisi et moi nous sentons bien plus proche de lui que nos papas et mamans...pourtant j'aime mes parents de tout mon être...Mo peuple n'hésiterait pas à me tuer en apprenant ça mais j'ai toujours eu l'impression de devoir mon existence à Lucifer Satan...puis mon physique plus proche des Enfers ne m'aide pas à me persuader de l'absurdité de cette idée...)

Réflexions
Si son aspect présente en effet plus de similitudes avec les couleurs chaudes du royaume démoniaque, jurer que sa vie y serait en partie liée est des plus dangereux pour les anges. Un possible lien avec l'ennemi éternel ne serait-il pas reconnu comme la trahison suprême ? Si de très rares naissances de bébés hybrides anges-démon.e.s ont été recensées dans le passé, il est fort improbable que Robin en fasse partie au vu de la propre histoire de sa marraine. Elle le lui aurait dit si tel était le cas mais pourquoi cette impression permanente qu'elle lui dissimule bien des secrets saigne en son cœur ? En tant que son élève et qu'elle-même ait été désignée pour être son éducatrice ange gardienne, elle lui doit sincérité et franchise mais comment poser l'interrogation interdite brûlant son esprit ?

Proximité
Les pas discrets de la jeune femme s'approchant de son front brûlant de fièvre l'extirpe de ses pensées alors que sa main se pose en bouclier dérisoire entre leurs deux corps. Quoique sans doute touchée par l'étonnement, sa camarade n'insiste pas et hoche la tête avec compréhension. Bien qu'affaiblis, ses doigts signent la douleur de la métamorphose chez les jeunes anges et le danger de s'en approcher pour les âmes non-initiées.

Majesté
Avec toute la discrétion du monde, les buissons derrière le duo s'agite doucement avant qu'un renard au pelage flamboyant et aux yeux couleur de l'océan n'en sorte avec élégance. Tout son corps brille d'une noblesse d'esprit propre à ceux et celles de sa race de la littérature humaine les voulant doué.e.s de raison et de mille ruses. Présenté sous le prénom de Rox, comme le célèbre héros d'un long-métrage pour enfants, le magnifique animal se pose au dos de l'ange pour lui servir de dossier improvisé en prévision de sa fièvre affaiblissante. Bénéficiaire des tendres caresses humanoïdes sur ses poils incendiaires, sa langue lèche doucement le visage et les doigts tant aimés en exposant ouvertement leur douce complicité que bien des zoologistes et autres spécialistes du contact sauvage pourraient leur envier. Sans avoir reçu une formation spécifique à ce sujet, l'être indéterminé semble naturellement attirer la faune et même la virulente Hedwige, toujours posée sur l'épaule de la jeune femme, parait offrir tout son respect envers le canidé.

- Un renard passe plutôt inaperçu. Regarde le nombre d’élèves présents à l’académie, regarde le nombre de créature excentrique et difficile de rater. Personnellement, rien n’est vraiment étonnant là dedans. Il y a beaucoup plus tape à l’œil que le pelage roux de ton ami.

Sagacité
Les iris bleus et violets se lèvent doucement vers la jeune femme avant qu'un sourire n'étire les lèvres rosées et qu'un semblant du même rictus semble se dessiner sur les babines de l'un des roi de la forêt. Décidément, la vivacité d'esprit de son amie touche encore son cœur d'enfant tout en s'imprégnant en celui de l'adolescente. Doucement, l'animal se lève avec précaution de peur que l'ange ne s'écroule de fatigue et se dirige vers la jeune femme. Plantant son regard aussi profond que les mers les plus belles dans le sien, il lèche tendrement l'une de ses mains en signe d'affection. Après quelques secondes, il revient servir d'aide dossier à l'être qu'il aime par dessus-tout. Le visage bronzé s'éclaire d'un nouveau sourire tandis que ses doigts dansent avec grâce.

- Wox vous n'indile n'il vous z'aime beauloup...Nan je pawle n'inapéchu, je penche chutout fait z'élèves n'ont pas dwoit z'aux z'animaux nowmalement...Mais Wox nomme d'autes viennent chouvent me voi né nan ze les wamène pas dans ma chambe, cha va...Ze penche vous l'avez pluche n'ou moins nompwis...Ze chuis napable de nommuniler, pawler navé ni nompwende z'animaux ente autes...Ché l'un z'aspechts héwitage Luchifèwe mon monde...Peut-ête voulez vous chavoi n'aute choze ? Ze vous ai pwomis pas menti...Na nousine levait n'awwiver bientôt mais ze ne veux vous n'olizé n'à wien...Cheule vous nompte. Chi vous ne voulez plus me pawler, ze nompwendwai... (Rox vous indique qu'il vous aime beaucoup...Quand je parle d'inaperçu, je pense surtout au fait que les élèves n'ont pas le droit aux animaux normalement...Mais Rox comme d'autres viennent souvent me voir et tant que je ne les ramène pas dans ma chambre, ça va...Je pense que vous l'avez plus ou moins compris, je suis capable de communiquer, parler avec et de comprendre les animaux entre autres...C'est l'un des aspects de l'héritage du Lucifer de mon monde...Peut-être voulez vous savoir autre chose ? Je vous ai promis de ne pas mentir...Ma cousine devrait arriver bientôt mais je ne veux vous obliger à rien...Seule vous compte...Si vous ne voulez plus me parler, je comprendrais. )

Dons
D'une bienveillance extrême, sans doute due aussi bien à sa personnalité qu'à ses capacités empathiques, l'ange aux mèches rousses ne vante pas ses pouvoirs relationnels avec la faune et préfère évoquer la charge d'un héritage inattendu et non venant de ses propres efforts. S'inquiétant avant tout du bien-être de son amie, lui imposer une quelconque situation lui serait bien plus pénible et son seul désir est de la revoir sourire éternellement.

Au loin, l'ombre infernale s'érige d'un sourire sarcastique sur son visage aux traits parfaits. Ainsi la créature céleste aurait rencontré une guerrière faucheuse de sa race sans le savoir ? La scène promet son lot de saveurs aux mille merveilles à son esprit aiguisé. Autant se poser tranquillement et jouir du spectacle avant une potentielle intervention. Ce sont aux enfants de jouer...


codage par LaxBilly.

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Tenshi Nakano


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Sam 12 Jan - 0:03

ft. Tenshi

ft. Robin

「 Lorsque le paradis rencontre la nuit 」
La jeune Faucheuse était restée totalement attentive à l’explication de Robin concernant Robin des bois. Un peu comme dans la religion donc. Certaines personnes sont convaincues qu’il à bel et bien existé tandis que pour d’autre, il ne s’agit que d’une simple histoire, que d’un personnage de légende totalement fictif. Au fond, Tenshi ne pouvait pas blâmer ces personnes. Toute personne en ce monde est libre de croire ce qu’elle veut sans devoir se justifier. Néanmoins, il ne faut pas être négationniste. Ne pas dire que telle ou telle personne n’a pas existé si les preuves existent. Ne pas dire ou nier l’existence d’une horreur qui a pu se passer dans le temps. Parfois il y a plusieurs centaines d’années, parfois beaucoup plus récemment qu’on ne pourrait le penser ou l’imaginer, tout simplement.

-          Merci pour l’explication…
 
Elle ne pouvait pas dire que cela l’aidait énormément mais c’était toujours bon à prendre ! Il fallait qu’elle arrive à bien se renseigner vis-à-vis des légendes et de leur potentielle existence. C’était une des seules choses qui arrivait à maintenir une sorte de petit lien avec son monde d’origine qui lui manquait chaque jour un peu plus que le précédent.
 
Pour quelqu’un n’étant pas originaire d’un autre monde, il est difficile de s’imaginer ce que cela peut faire de se retrouver dans un environnement drastiquement différent de celui où ils ont grandit et évolués… Certes, certaines personnes quittent tout ce qu’elles peuvent posséder pour aller s’installer de l’autre côté du monde, mais c’est un choix réfléchit, parfois très longtemps. Tenshi, elle, n’a même pas eut le temps de voir la chose arriver qu’elle s’était retrouvée avec les garçons propulsée dans ce monde semblable mais tellement différent en même temps. C’est assez impressionnant, c’est sûr, déstabilisant aussi mais elle n’a pas d’autre choix que de faire avec.
 
Robin fit allusion à ses parents, à la fierté qu’il/qu’elle espérait qu’ils ressentent vis-à-vis de leur enfant. Au fond, Tenshi voulait dire qu’ils seraient sans doute fiers de Robin, mais avait-elle seulement le droit de le dire ? Elle qui n’avait jamais connu sa famille, sa famille biologique ? Elle qui n’avait grandit qu’avec des orphelins comme elle ? Savait-elle seulement ce que cela faisait d’avoir ce genre de famille ? Pas réellement. Certes, elle a passé toute sa vie avec ces personnes, ces amies, ses frères et sœur  d’armes mais elle ne pouvait pas se figurer si c’était la même chose qu’avec un frère ou sœur biologique. Kane, leur tuteur s’est toujours montré très protecteur avec eux, les traitant sans doute comme ses enfants et eux l’avaient considéré comme leur père mais était-ce pareil ? Etait-ce seulement la même chose ?
 
Toutes ses questions, toutes ses interrogations furent balayées d’un geste de la main mental, comme si c’était quelque chose de parasite, de  non nécessaire au moment présent. C’est sans doute pour ceci qu’elle n’ajouta pas quoique ce soit, n’ayant pas réellement envie de s’attarder sur ce pan de son existence.
 
N’ayant pas tout comprit à ce qui venait de se passer dans l’esprit de Robin, la Faucheuse s’était contentée de monter la main au nouveau bijou qui ornerait indéfiniment son cou. Resterait un souvenir à part entière de son passage sur cette terre, dans ce monde. Dire qu’elle ne devait pas s’encombrer de souvenirs normalement, ne pas se lier, ne pas s’attacher aux gens, c’était visiblement quelque chose de totalement impossible à faire dans cette académie où plusieurs personnes avaient réussit à briser sa protection inconsciemment ou non. Soit à cause de la curiosité qu’ils ou qu’elles ont éveillé chez la chasseuse de Démons, ou tout simplement par une faiblesse physique, un moment où Tenshi est plus à même de montrer une facette que peu de personne ont l’occasion de voir. Cela n’a pas dû arriver très souvent mais sa colocataire actuelle avait eu la chance de la voir et de l’aider plus que quiconque. En même temps, elles sont plutôt pareilles, bien que les origines diffèrent, que le vécu soit totalement différent.
 
Ce n’est que lorsque Robin se calma qu’elle reporta totalement son attention sur cet ange plutôt étrange, et très certainement unique. Non, elle n’avait pas le moindre souci à dire et à penser qu’elle trouvait la couleur de ses ailes particulières, ni que son rire silencieux était tout aussi particulier… Voir même légèrement flippant. Oui, c’était un peu flippant, tout comme la posture adoptée !
 
Tenshi avait suivit l’ordre de Robin, fermant les yeux en érigeant une protection supplémentaire avec sa main. Le noir ne la dérangeait pas tant que ça, mais le fait que la lumière traverse la fine protection de peau de ses paupières avait suffit à la faire lever la main pour mieux se protéger. C’était un réflex que n’importe qui pouvait avoir et elle en avait conscience. Qui ne se protège pas les yeux lorsque la lumière devient subitement beaucoup trop forte et puissante pour être supportée ? Il n’y a qu’un idiot sans le moindre sens logique qui regarderait la source lumineuse sans chercher la moindre protection…
 
Enfin, là n’était pas le sujet et elle se concentra de nouveau. Il était vrai que si Robin faisait parti du peuple céleste, ses ailes semblaient contraster avec tout ce qui semblait différencier les démons des anges. Un contraste étrange mais plutôt agréable et joli à voir. Peut être pas à vivre si les anges d’ici sont les mêmes enflures (pour rester polie) que chez elle. Des êtres égocentriques et incapables de comprendre le monde de leur propre chef. Ils se contentent de suivre bêtement les ordres des Trônes et plus pour ne pas être... Comment dire ? Rétrogradés ? Ce n’était certainement pas le bon terme mais c’était le seul qui lui traversait l’esprit à ce moment à vrai dire. Elle chassa, encore une fois, les pensées qui occupaient son esprit pour se reporter sur Robin.
 
Il était vrai que le nom de Lucifer réveilla un puissant réflexe chez Tenshi, mais la raison dû arriver très rapidement pour ne pas qu’elle s’éloigne de Robin qui n’était en rien responsable de tout ce qu’il s’était passé chez lui. Certes, Lucifer de chez elle avait juste cherché à se venger d’une certaine façon contre les personnes qui l’avaient enfermé en commençant à détruire le monde, et c’était complètement compréhensible (sauf le fait de détruire le monde, autant s’en prendre directement à la personne responsable de cet acte) mais cela ne suffisait pas à pardonner et à lui retirer toute les morts qu’il a causé, que les différentes armées ont causés. De la vague de souffrance qui s’était emparée de la terre entière.
 
Se fermer à ses sentiments, devenir imperméable à ses souvenirs sembla faire du bien à Robin. C’était juste un mécanisme de défense. Certes, il lui avait servit mais aussi à la jeune femme qui n’avait pas envie de ressentir encore et encore ce genre de chose. Elle pouvait très bien le faire seule, laisser sa tristesse, sa colère et sa haine, oui, sa haine prendre le dessus et finir par tomber de fatigue suite à une crise de larme ou à un entrainement beaucoup plus éprouvant qu’en temps normal. Ce n’est qu’après avoir tout bloqué que Tenshi passa la main sur ses yeux avant de doucement pincer l’arrête de son nez, retournant à la réalité rapidement.
 
Elle fut cependant relativement étonnée de la tournure et de l’action de Robin qui s’excusait au nom de « son » Lucifer. Gênée, elle agita doucement les mains devant. Geste ô combien inutile mais pourtant important à ses yeux. Elle ne pouvait tout simplement pas accepter ses excuses, c’était totalement impossible à ses yeux. Pas que cela ne lui faisait rien, mais plus car ce n’était tout simplement pas nécessaire. Cela ne changerait strictement rien à ce qu’il s’était passé. Et même s’il était un acteur secondaire, ce n’était pas lui à proprement parler qui avait tout causé. Certes, une grande partie de Tenshi vous une haine immense à cette personne, mais ce n’est pas envers lui que la plus grande partie est tournée. Si elle devait donner des noms, cela serait plus ceux des divers opposants et des Démons qui avaient prit la vie d’Izumi, de ceux qui auraient prit la vie des garçons et la sienne. C’était surtout eux qui devraient s’excuser mais bon, ils étaient morts, très certainement réduits en poussière à l’heure qu’il était.
 
-          Robin… J’apprécie réellement tes excuses mais je ne peux pas les accepter. Ne présente pas des excuses à sa place, ce n’est pas nécessaire. Tu sais, on finit par s’y habituer et vivre à lui. De toute façon, il n’est pas le plus responsable dans tout ce merdier qui détruit, et j’espère qui a fini, mon monde. Il avait ses raisons de faire ça, et ce n’est pas lui qui a fait le plus de dégâts, sincèrement. Les Arrancars et Hollow, oui. Nos ennemis aussi. Alors s’il te plait… Ne t’excuse pas…
 
Ce qui suivit conforta l’idée que s’était faite Tenshi vis-à-vis des anges d’ici. C’était sans doute les mêmes enflures mais elle se garderait bien de-
 
-          C’est pas un peu des enflures ? Je ne sais pas, si j’ai bien compris, Lucifer s’est juste rebellé contre Dieu avant d’être déchu. Et j’ai l’impression que les anges lui crachent tous dessus pour ça alors qu’il n’est pas si mauvais que la religion semble vouloir le laisser paraître…
 
Bon, on passera pour la subtilité, dire qu’elle ne voulait pas dire ça, sa franchise avait finalement été plus forte. Tenshi ne comptait même plus le nombre de livre qu’elle avait lu sur le sujet, devoir croiser les sources pour avoir les informations les plus pertinentes. C’était le genre de truc qu’elle n’aimait pas spécialement faire, rester assise et lire mais c’était parfois nécessaire pour comprendre le monde qui l’entoure désormais.
 
Tandis que le renard s’occupait de Robin, les doigts de Tenshi effleurèrent avec une douceur certaine le plumage d’Hedwige. Sans doute par peur de faire mal ou de briser le petit volatil. La Faucheuse faisait très attention tout en surveillant du coin de l’œil l’état de Robin, veillant à ce qu’une chute de tension ou quelque chose du genre ne soit pas risquée. Tout semblait rentrer dans l’ordre à mesure qu’il/qu’elle passait du temps avec le canidé roux dont l’origine du nom lui échappait complètement.
 
How… C’était donc ça que Robin entendait… Elle hocha doucement la tête.
 
-          Effectivement… Mais on ne compte pas tous les élèves qui ont besoin d’un animal à cause de leur singularité. Certains sont même partie intégrante de leur singularité. J’ai bien remarqué mais tant qu’un animal ne sème pas la panique dans tous le campus, je doute que cela pose un réel problème. Rox n’effraie pas les personnes présentes, ne représente à première vue aucune menace donc les problèmes ne devraient pas être présents.
 
Elle dû légèrement réfléchir mais aucune autre question ne lui traversa l’esprit. Toutes celles qui auraient pu être posées étaient réellement indiscrètes et elle ne se permettrait pas de les poser dès une première rencontre. C’était juste inconcevable.
 
-          Je n’ai pas de question supplémentaire. Si tu en a, ne te gênes pas, je répondrais à celle que tu me poses. Néanmoins, je ne comprends pas pourquoi je ne voudrais plus te parler. Tu n’as rien fait de mal à ce que je sache. Et puis, j’apprécie discuter avec toi, j’apprécie ta présence.
 
Elle esquissa un fin sourire avant de doucement pencher la tête sur le côté.



Bonne année !:
 
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Robin Windrosen


MessageSujet: Re: Mai I+3 : Quand le Paradis rencontre la nuit (Privé) Rp en pause    Dim 13 Jan - 21:01


Quand le Paradis rencontre la nuit


Robin Windrosen et Thashi Nakano


Foi
Les doigts bronzés dansent en un léger fil d'explication sans que les lèvres délicatement rosées ne s'entrouvrent sur le monde.  En son cœur bat la profonde conviction que le héros archer ayant inspiré son prénom à ses parents a bel et bien vécu une vie terrienne extraordinaire avant de s'éteindre au soulagement discret de ses riches ennemis. D'autres préfèrent nier une telle existence pour se raccrocher au rêve d'une légende orale puis écrite comme si leurs âmes se soulageaient à l'idée qu'une telle perfection humaine n'ait jamais vu vivre afin de ne jamais entrevoir leurs propres défauts.  À la manière d'une religion, certaines personnes ressentent le besoin irrépressible de croire sans quoi tout leur univers s'écroulerait en un râle d'agonie. Comment l'être aux cheveux couleur des flammes pourrait les blâmer quand la base même de son existence est fondée sur des croyances terriennes ?

Espoir
Si les Anciens et Anciennes de son monde ont toujours préféré se murer dans le mutisme à ce sujet, le mystère de Robin des Bois s'en épaissit davantage au creux de ses pensées. Sa vive curiosité d'esprit l'amène à toujours plus se documenter sur l'Histoire de toutes les contrées et peut-être ses études finiront par l'emmener en archéologie et ses dérivées si jamais le rêve de la danse devait malheureusement s'estomper.  Sa fougueuse jeunesse lui murmure même que les deux domaines sont possibles au vu de sa longévité immortelle due à sa race.

Remerciements
La simplicité des mots de la jeune femme interrompt son flux mental alors que sa tête se hoche presque automatiquement et qu'un doux sourire étire ses lèvres.  La créature aux yeux d'améthyste ignore si son discours pourra soulager en un baume apaisant la tristesse brûlante du cœur de sa camarade.  Sa nostalgie de sa contrée natale brutalement arrachée à ses souvenirs glisse sournoisement en l'âme empathique de son duo de direction.

Ressenti
À chaque instant de sa vie, la souffrance de se voir arracher à son monde de naissance pour atterrir brutalement en l'inconnu retentit en mille échos sadiques. Il lui est impossible de prétendre ne pas comprendre la mélancolie de son amie quand la même sensation vient parfois l'envahir à sa grande honte. Comment son âme peut-elle regretter un univers où la violence et la haine se sont liées au sein d'un peuple clamant la perfection éternelle ? Si le choc de la découverte terrienne a été rude, son choix de toujours vivre non loin de sa cousine adorée prime sur les râles nostalgiques. Aujourd'hui, seules sa tante et sa marraine se rattachent à ses souvenirs célestes en deux gouttes à peu près positives au milieu d'un océan d'horreur.

Perte
Si son discours ne transpire pas le larmoyant, ses derniers mots semblent suffisamment explicites pour comprendre à demi-mots le malheur ayant bouleversé sa vie. Le drame se noue à travers la danse de ses doigts exprimant son espoir de rendre une once de fierté au couple lui ayant donné la vie. Leur absence évoquée sonne comme un glas mortel à tout esprit réfléchi. Peu importe le contexte, être orphelin ou orpheline dès la naissance ou au cours de l'enfance sera toujours considéré comme un summum de l'horreur au sein de la plupart des mondes civilisés.

Intelligence
L'esprit réactif de l'adolescente à la chevelure bicolore se plante en son cœur avant qu'il ne rate un battement comme épris par la surprise. La dissonance entre son prénom d'origine anglaise et son nom allemand interpelle les vivaces pensées de l'archère alors que sa question sincère résonne avec justesse dans l'atmosphère.  Si beaucoup d'âmes n'y verront qu'une simple identité, celle de Tenshi y a décelé un mystère à percer sans aucun autre moyen de le découvrir que de faire preuve d'audace en interrogeant la personne concernée.

Soulagement
Basculant légèrement la tête en arrière afin de masquer le rire silencieux s'échappant de ses lèvres, de légers spasmes mal dissimulés parcourent son corps en proie à une hilarité personnelle. Comment décrire la mer de joie submergeant son âme à cet instant ? Comment expliquer son incommensurable bonheur à l'idée que non seulement la jeune femme ne fuit pas sa présence mais qu'en plus elle s'intéresse à divers pans de son existence quand la quasi totalité de son peuple n'a jamais pu cacher son mépris et son animosité à son égard ? Comment expliquer le bien qu'elle procure à son âme meurtrie sans passer pour un être dont la raison aurait fait défaut ?

Demande
Sans jamais perdre le fil de son admiration pour elle et flattant sincèrement sa pertinence d'esprit, sa requête de fermer les yeux est presque immédiatement suivi par sa camarade. Temporairement enfermée dans le noir de son propre chef, ses mains pâles s'érigent en double protection d'une manière instinctive alors qu'une vive lueur éclate autour d'elle comme une bombe de lumière. Si son réflexe est typique, il lui permet néanmoins de la sauver d'une possible cécité affreusement douloureuse. À la connaissance de l'être à la chevelure rousse, seules deux espèces de créatures mystiques sont capables de supporter une telle luminosité sans ciller mais pour les âmes humaines, prendre le risque d'ouvrir les paupières à cette seconde serait comme regarder le soleil en face en croyant échapper à ses rayons meurtriers.

Découverte
L'éclat lumineux s'estompe doucement après quelques minutes et la jeune femme peut enfin rouvrir les yeux sur le monde. Réhabituant ses pupilles à la lueur du jour en laissant papillonner délicatement ses cils, son regard d'argent finit par tomber sur l'étrange spectacle. Déployée dans le dos de l'être au genre indéterminé, une magnifique paire d'ailes aux plumes violacées et blanches scintille sous l'astre solaire. Se présentant sous le prénom de Robin, enfant de deux anges et ayant comme marraine une ange gardienne prénommée Masha, ses mèches rousses incendiaires et ses yeux d'une merveille d'eau violacée offrent un pur contraste à la perfection tant revendiquée de son peuple. Leurs âmes nourries par la recherche d'une quête impossible, le physique aux couleurs chaudes si proches du peuple ennemi sonne comme une insulte.

Souvenirs
Le nom tant estimé de l'ange déchu Lucifer claque entre les doigts naturellement halés par le soleil. Dans la même seconde, les muscles de la jeune femme se contractent violemment comme en réflexes alors que sa mâchoire suit le mouvement sous le regard perçant d'attentions de la créature céleste. Le barrage de sa mémoire cède en un tsunami ravageur tandis que l'esprit empathique en attrape naturellement l'essence sans être capable de décoder le pourquoi d'une douleur aussi lancinante au creux de l'âme de son amie.

Torture
Un voile opaque couvre les yeux d'acier de sa camarade alors que des images sans formes distinctes explosent en flash au creux des pensées de l'être aux cheveux de flammes. Une étreinte malveillante vient enserrer son cœur alors qu'un long frisson parcourt son corps en réaction çà une émotion ne lui appartenant pas de base et y réagissant automatiquement. Ses poumons se vident comme soufflés par un brasier d'une force dévastatrice inimaginable tandis que ses yeux violets commencent à prendre le dangereux chemin de l'imperméabilité et de l'absence d'émotions. Les crocs d'un serpent invisible de son âme se rapprochent sournoisement, scintillantes l'idée de se planter en son sang et sans le réflexe inné de l'adolescente, ses anneaux vengeur sauraient eu raison de son empathie.

Reprise
Fermant ses pensées à l'invasion des souvenirs malveillants, elle sauve involontairement l'existence même de l'ange à la puissante malédiction l'obligeant parfois à ressentir en double les émotions des autres sans en attraper le sens.  Le souffle étouffé et privé d'air revient soudainement à la vie à la manière d'un corps noyé retrouvant conscience. Sa respiration reprend u  rythme apaisant après que la jeune femme s'est reculée comme signataire d'un échappatoire à la douleur de son passé.  Les iris argentés recherchent les siens pour se fixer avec franchise sur les pupilles couleur précieuse.  Les mots de l'adolescente confirment son malaise devant l'évocation de l'illustre personnage en partie responsable des malheurs de son enfance.

Alter-ego
Si au sein du monde céleste, le prénom de Lucifer résonne encore de fierté teinté de mille craintes à l'idée que le Tout-Puissant n'attrape ces pensées, il est synonyme de vengeance pour sa camarade aux mèches bicolores. Synonyme de la perfection tant convoitée par son peuple, jamais plus les anges ne connaîtront une créature aussi belle, puissante et parfaite que lui. Devenu l'égal du Seigneur éternel à un don près, il est clairvoyant que jamais plus le Créateur ne se risquera à donner vie à une créature aussi sublime que l'était son favori avant la déchéance. Mais si l'ange tant envié emplit encore le Paradis de merveilleux souvenirs d'antan, il semblerait que sa perfection se doit dédoublée en son exact contraire au sein d'un univers parallèle.  Malveillance, violence, vengeance, des rimes noires ayant offert la terreur à combien de victimes ?

Mission
Si sa marraine et le roi céleste ont confirmé le lourd héritage de l'ange déchu à son encontre, les deux n'ont pu taire leurs éloges à son propos en lui demandant  de toujours porter l'un de ses innombrables pouvoirs avec honneur.  Ayant grandi avec l'image idéale d'un héros légendaire ayant marqué son peuple pour l'éternité, son âme s'est comme imprégnée de certaines de ses qualités tant vantées. Empathique à l'extrême, modeste et le cœur généreux, une vague de tristesse jaillit sur son esprit en songeant à ce que le mauvais côté matériel de son idole a pu provoquer comme dégâts en dehors de l'univers céleste.

Devoir
Si ses jambes frêles tremblent encore sous l'immense effort physique de sa métamorphose et que de légères gouttes de fièvre courent sur son front, l'ange aux ailes de plumes bicolores s'agenouille devant son amie. Le poing sur le cœur en signe de sincérité et de repentir bienveillant, ses doigts lires dansent de mille grâces pour faire part de ses remords. S'excusant au nom de l'être lumineux et parfait pour les horreurs commises par son alter-ego à l'âme noire. Si sa profonde naïveté lui forge mille regrets, elle reconnait néanmoins que le mauvais Lucifer n'est sans doute pas l'unique responsable du lourd traumatise vécue par sa camarade. Mais si le Lucifer du Paradis d'antan a distillé une partie de son héritage pour la lui donner, il est hors de question de cracher en son nom en faisant comme si rien ne s'était passé. Bien que surpuissant, il ne serait pas étonnant que l'ange le plus parfait de la Création n'ait jamais eu connaissance de ce mauvais double s'étant matérialisé au sein d'un univers parallèle, comment imaginer une chose pareille même avec toute l'imagination du monde ?

- Robin… J’apprécie réellement tes excuses mais je ne peux pas les accepter. Ne présente pas des excuses à sa place, ce n’est pas nécessaire. Tu sais, on finit par s’y habituer et vivre à lui. De toute façon, il n’est pas le plus responsable dans tout ce merdier qui détruit, et j’espère qui a fini, mon monde. Il avait ses raisons de faire ça, et ce n’est pas lui qui a fait le plus de dégâts, sincèrement. Les Arrancars et Hollow, oui. Nos ennemis aussi. Alors s’il te plait… Ne t’excuse pas…

Compréhension
Un léger triste sourire étire les lèvres de l'enfant céleste alors que son corps se relève lentement. Ses grands yeux violets luisent d'un chagrin sincère à l'idée de la souffrance endurée par sa nouvelle amie. Ses propres cauchemars ne pèseront jamais lourds en comparaison bien qu'il ne s'agisse absolument pas un concours du pire passé. Plantant son regard dans le sein des pupilles d'acier, ses phalanges s'agitent encore pour dessiner les émotions dictées par son cœur généreux.


- Ze chais bien mes n'échuzes ne chanzewont pas le paché né le Luchifèwe vous z'avez nonnu n'est chan doule pas le cheule wesponchable....Mais z'ai héwité n'un des pouvoiws de l'anze pawfait mon monde, ze vous pwomets de l'uliliser pou faiwe le bien n'y j'echpèwe "vote" Luchifèwe ne fewa zamais plus mal...
(Je sais bien que mes excuses ne changeront pas le passé et que le Lucifer que vous avez connu n'est pas doute pas le seul  responsable...Mais j'ai hérité d'un des pouvoirs de l'ange parfait de mon monde, je vous promets de l'utiliser pour faire le bien et j'espère que "votre" Lucifer ne vous fera plus jamais de mal. ) [/center]

Secrets
En son fort intérieur, le long cheminement de ses pensées dessine encore de lourds points d'interrogation aux sourdes revendications.  Si sa marraine ange gardienne Masha a prêté serment d'éducation et de sincérité à son égard, pourquoi l'impression qu'elle lui dissimule une profonde vérité enserre t-elle son cœur depuis toujours ? Comment ignorer que ses cheveux roux incendie, ses ailes bicolores et ses yeux d'améthyste jurent avec les teintes claires habituelles du Paradis ? Si au cours de l'Histoire de son monde, de rares naissances d'hybrides anges-démons ont bien été recensées, les nourrissons n'ont jamais survécu plus de quelques jours. Quoiqu'il s'en défende farouchement , le peuple céleste n'est sans doute pas étranger à ces décès prématurés même si parfois la nature fragile de ces bébés les pousse inexorablement vers la mort.

Soupçons
Comment expliquer cette idée trouble de n'avoir jamais su appartenir à cet univers guindé d'une fausse luminosité hypocrite ? Comment raisonner sa curiosité dévorante envers les êtres ennemis des créatures célestes ? Combien de fois les mots accusateurs ont-ils frappé en calomniant ses origines ? Sa vie même serait en danger si les siens et siennes apprenaient que son esprit se sent bien plus proche de Lucifer devenu Satan, empereur des Enfers, que des leurs.  Confiant ses état d'âme à sa camarade, lui soufflant une nouvelle fois une preuve de confiance absolue, ses mots signés n'ont à peine le temps de s'éteindre que déjà la guerrière y réagit vivement.

- C’est pas un peu des enflures ? Je ne sais pas, si j’ai bien compris, Lucifer s’est juste rebellé contre Dieu avant d’être déchu. Et j’ai l’impression que les anges lui crachent tous dessus pour ça alors qu’il n’est pas si mauvais que la religion semble vouloir le laisser paraître…

Connaissances
Si ses sourcils roux se haussent délicatement à l'évocation d'un terme inconnu à son esprit, l'immense savoir de l'archère quant aux légendes de la déchéance lui arrache un large sourire. L'immense majorité des croyants et croyantes de l'univers humain s'arrêtent à une rébellion dont l'ange parfait a payé le prix cher en l'accusant de mille maux afin d'expliquer la tournure tragique des événements. Mieux encore, la mort de l'enfant favori du Seigneur simultanément suivi par la naissance de Satan les arrange bien pour expliquer les travers de leur race. Plutôt que de se remettre en question, laisser le Diable endosser leurs mauvais penchants est bien plus facile.  Si la subtilité des mots n'est peut-être pas le point fort de la jeune femme, sa franchise a le mérite d'apaiser le cœur meurtri de la créature céleste aux mèches flamboyantes.

- Z'ignowe che chont des "n'enfluwes" mais ze nevine n'un mot pas twès zentil...Bien chûwe, ze n'étais pas là lors déchéanche mais ze penche n'au fond, beaucoup n'anzes n'ayant pas chuivi Luchifèwe ce zouw là n'ont n'eu des wegwets...N'il n'était pawfait, puichant ni note Cheigneuw l'adowait...Mon peuple me tuewait pour n'un tel n'aveu mais ze peche chinchèwement Tout Puichant n'a nommenché n'a n'avoir peuw de l'amiwachion chuchité par Luchifèwe parmi les zotes n'anzes...Il auwait voulu n'éliminer n'un wival nvenant plus populaiwe ne lui n'auwait wien n'étonnant...La cheule chose n'il n'avait pas pwévu né ché millions n'anzes n'ayant pas hésité n'à chuive Luchifèwe chan chavoi n'il n'allait che pacher nitte n'à mouwi...N'après, le Cheigneuw n'a wenfoché le nôté choi lisant pawfait n'anzes en faisant Luchifwe mécant n'Hichtoiwe pour n'avoiz zamais n'à n'avouer que millions n'ont pwéféwé che détouné de lui.Ze choupchonne même cewtains n'y chewtaines n'anzes de chèwe volontaiwment fait tuer lows guewwes nonte les Zenfews...Pour wezoindwe Luchifèwe chan pacher pour twaites. N'officiellement, Luchifèwe né n'un webelle, n'officieuchement beaucoup n'amiwent chon nouwage...
(J'ignore ce que sont des enflures mais je devine un mot pas très gentil...Bien sûr, je n'étais pas là lors de la déchéance mais je pense qu'au fond, beaucoup d'anges n'ayant pas suivi Lucifer ce jour là ont eu des regrets...Il était parfait, puissant et notre Seigneur l'adorait...Mon peuple me tuerait pour un tel aveu mais je pense sincèrement que le Tout-Puissant a commencé à avoir peur de l'admiration suscitée par Lucifer parmi les autres anges...Il aurait voulu éliminer un rival devenant plus populaire que lui que ça n'aurait rien d'étonnant...La seule chose qu'il n'avait pas prévu est ces millions d'anges n'ayant pas hésité à suivre Lucifer sans savoir ce qui allait se passer quitte à mourir....Après, le Seigneur a renforcé ce côté soit disant parfait des anges en faisant de Lucifer le méchant de l'Histoire pour n'avoir jamais à avouer que des millions ont préféré se détourner de lui. Je soupçonne même certains et certaines anges de s'être volontairement fait tuer lors des guerres contre les Enfers...pour rejoindre Lucifer sans passer pour des traites...Officiellement Lucifer est un rebelle, officieusement  beaucoup admirent son courage...)

Discours
Depuis leurs premières paroles échangées, les mots silencieux et signés de l'ange au regard violet s'enflamment en des propos d'une longueur jamais rencontrée auparavant. Bien que son peuple n'est pas censé parler mal de leur Créateur ou lui porter des soupçons de malveillance, l'être au genre indéterminé semble s'affranchir de ces règles tant son admiration pour la créature symbole de perfection scintille en son âme meurtrie. Son cœur ne porte pas en amour profond le dit Éternel, celui que les chrétiens et chrétiennes nomment Dieu sans se poser de questions. Bien sûr, son héritage doit peser lourd dans la balance mais même sans ce don, l'adolescente peut avoir de forts soupçons sur qui irait son inspiration. Peut-être l'ange déchu aurait-il été le seul à empêcher son calvaire d'autrefois ? S'il avait été là, son âme sait qu'il n'aurait jamais laissé son peuple lui cracher haine et mépris du fait de son physique différent. Les légendes secrètes ne disent-elles pas qu'il aurait pris sous son aile deux anges refusant la conformité et désireux d'apprendre ?

Réconfort
Comme sorti de nul part, un majestueux renard aux yeux aussi bleu que le ciel se dirige vers le duo pour se coucher sans craintes derrière l'ange aux ailes bicolores. Les doigts fins caressent le pelage roux tandis que l'animal frotte son museau contre le corps gracieux dans un tendre échange d'affection. Du côté de la jeune femme, l'oiselle aux plumes rosées bénéficie de quelques doux effleurages à son grand plaisir qu'elle chante en piaillant légèrement à son oreille.

Indice
Si l'adolescente a pu avoir quelques doutes, ses soupçons s'en retrouvent désormais confirmés de par la langue des signes de son duo d'archerie. Capable de communiquer avec la faune tout en comprenant le sens de leur langage mystérieux, sa relation privilégiée avec les animaux dessine la preuve d'un grand pouvoir d'empathie. Il n'est donc pas surprenant qu'un canidé lui accorde aussi ouvertement sa confiance bien que ces carnivores soient réputées solitaires et rusés. La guerrière assure sa compréhension et son absence de surprise quant à trouver un tel animal au sein de l'Académie. Quoique affilié comme relativement discret, le prénommé Rox ne s'en formalise pas et se lève même pour lécher tendrement l'une des mains de la jeune femme en signe d'affection. Retournant auprès de l'ange au regard précieux, les doigts silencieux marquent sa tendresse envers l'adolescente.

Dévalorisation
Si l'être céleste peut se rassurer sur le fait que ca camarade ne dénoncera jamais l'aller et venue de divers animaux, la fin de ses propos sonne comme une absence d'estime envers sa propre personne. L'esprit encombré par le mépris des autres n'échappe pas à l'attention affûtée de la directrice du club nocturne et elle s'empresse de rectifier le tir avec adresse.

-  Effectivement… Mais on ne compte pas tous les élèves qui ont besoin d’un animal à cause de leur singularité. Certains sont même partie intégrante de leur singularité. J’ai bien remarqué mais tant qu’un animal ne sème pas la panique dans tous le campus, je doute que cela pose un réel problème. Rox n’effraie pas les personnes présentes, ne représente à première vue aucune menace donc les problèmes ne devraient pas être présents.... Je n’ai pas de question supplémentaire. Si tu en a, ne te gênes pas, je répondrais à celle que tu me poses. Néanmoins, je ne comprends pas pourquoi je ne voudrais plus te parler. Tu n’as rien fait de mal à ce que je sache. Et puis, j’apprécie discuter avec toi, j’apprécie ta présence.

Touchante
Si ses mots sont rassurants quant à la présence incongrue mais non malveillante du renard, ses dernières phrases atteignent de plein fouet le cœur meurtri de l'ange. Ses joues bronzées se teintent d'un doux rouge timide alors que ses phalanges jouent nerveusement entre elles comme gênées d'exister. Sursautant légèrement lorsque le canidé lui mordille affectueusement l'oreille, sa tête se tourne vers l'aimable carnivore avant d'osciller doucement en une forme d'accord. Le visage toujours rougi, un doux sourire revient toujours étirer ses lèvres tandis que ses doigts s'empressent de se délier en leurs signes habituellement traduits de manière maladroite et écorchant les mots de la voix artificielle.

- Vous z'êtes bien zentille, péchonne n'en dehows ma famille ne m'avait dit chela n'aupawavant...Wox vient de m'infomer ma nousine n'awwive...N'elle né n'enlowe n'un peu n'affaiblie paw fiève n'elle n'a attwapée mais ze vais n'echayer faiwe n'en chote n'elle choit pas twop n'effwayée...Nomme zer vous l'ait dit, n'elle né phobile chochiale et ché né pas vous n'en patilulier ui fewa peu... (Vous êtes bien gentille, personne en dehors de ma famille ne m'avait dit cela auparavant...Rox vient de m'informer que ma cousine arrive...Elle est encore un peu affaiblie par la fièvre qu'elle a attrapée mais je vais essayer de faire en sorte qu'elle ne soit pas trop effrayée. Comme je vous l'ai dit, elle est phobique sociale et ce n'est pas de vous en particulier dont elle aura peur... )

Arrivée
Comme ayant attendu la fin du discours signé, les feuillages d'un buisson non loin de là remue légèrement avant de s'écarter à son passage. Un majestueux loup au pelage aussi blanc que la neige s'avance avec autorité, ses yeux bleus aussi purs que de la glace surveillent attentivement les alentours. Sur son dos, une fine silhouette se tient en semi-allongée comme de peur que des regards curieux ne la surprennent. Le fier canidé s'approche de l'ange aux ailes de plumes bicolores et dans la même seconde, l'ombre mystérieuse saute à terre pour se cacher derrière son dos et s'y terrer à la manière d'un chiot effrayé.

Vaincue
Les pupilles violacées se tournent vers elle avant que ses doigts ne s'agitent sans aucune traduction sonore présente comme pour protéger leur intimité par un dialogue unilatéral incompréhensible à l'esprit de la guerrière. De temps à autre, son regard d'argent peut attraper quelques mèches claires sortir du dos bouclier mais ils reviennent aussitôt se dissimuler comme une enfant intimidée par un ou une adulte. Après quelques minutes d'échanges silencieux, la silhouette semble rendre les armes et, encouragée par le dessin des doigts bronzés, s'avance lentement pour s’asseoir aux côtés de la créature céleste pour enfin être mise à découverte.

Immaculée
Le mot synonyme d'une blancheur inouïe est sans doute le premier venant à l'esprit lorsque de rares regards croisent la surnommée "Sisi". Ses longs cheveux couleur de  neige tombent en une cascade lisse dans son dos tandis qu'une étoile à quatre branches de la même teinte enserre quelques une de ses mèches sur sa gauche. Sa peau naturellement brûlée par le soleil contraste avec ses lèvres perlées et délicatement rosées. Son course s'orne d'un délicat tissu transparent en forme de papillon alors qu'une pierre d'émeraude y brille précieusement. Sa robe blanche souligne à merveille sa poitrine généreuse et ses jambes fines sans y apporter la moindre trace de vulgarité. Des ballerines claires couvrent délicatement ses petits pieds sans pouvoir effacer pour autant la maigreur de sa taille. Personnification de la pureté, tout en elle respire l'innocence et la candeur en dépit de ses yeux clos qu'elle refuse obstinément d'ouvrir. Si elle était atteinte de cécité, son geste s'expliquerait mais il est clairvoyant qu'elle ne l'est pas tant ses doigts fusent en réponse à la langue des signes de l'ange à ses côtés.

Lenshi...Ze vous pwésente ma nousine Sywia, chunommée Sisi...N'y voichi Cwow Blanc, n'un loup ni n'adowe Sisi ni la pwotèze, n'il l'a nomme adoplée...Sisi, voichi Lenshi, mon n'amie ni diwectriche notune lub ..N'elle né twès zentille, n'elle fewa pas de mal, ze te le pwomets...Tu veux bien la chaluer ni lui montwer tes zyeux, chil te plait ? N'elle fewa pas nomme les zotes, tu peux navoi nonfianche n'en n'elle... (Tenshi...Je vous présente ma cousine Syria, surnommée Sisi...Et voici Croc-Blanc, un loup qui adore et protège Sisi, il l'a comme adoptée...Sisi, voici Tenshi, mon amie et la directrice nocturne du club...Elle est très gentille, elle ne te fera pas de mal, je te le promets...Tu veux bien la saluer et lui montrer tes yeux s'il te plait ? Elle ne fera pas comme les autres, tu peux avoir confiance en elle...)

Réactions
Jusqu'au milieu du discours signé, l'enfant immaculée se tient calmement bien que son visage soit baissé vers le sol dans une timidité excessive mais compréhensible dans le cadre de ses phobies sociales. Lorsque les doigts bronzés évoquent son regard, son petit corps amaigri réagit avec vivacité. Secouant la tête, des tremblements terrifiés agitent sa peau et ses mains s'accrochent au haut noir de l'ange comme en supplication. Le Diable lui-même pourrait danser sur son cœur que chaque battement n'en serait pas moins douloureux alors qu'un braiser invisible ravage ses poumons pour s'expier en mille souffrances lors de ses rares inspirations et expirations.

Soins
Des larmes silencieuses courent sur ses joues et sa détresse ne peut laisser insensible le corps généreux de l'être céleste. Attrapant doucement ses mains, il lui faut toute la patience du monde pour calmer le rythme cardiaque effréné de sa cousine et forcer sa respiration à revenir à la normale sous ses gestes affectueux. Le majestueux canidé blanc frotte tendrement son museau contre la peau de sa douce amie en gémissant lentement, comme attristée à l'idée qu'elle souffre. Léchant de temps à autres ses mains, son amour et sa loyauté transpirent à chacun de ses mouvements, entièrement dévouée envers celle dont les cheveux sont de la même teinte que son pelage. Des hoquets silencieux s'échappent de sa gorge et quelques minutes s'écoulent encore avant de pouvoir signer la fin de sa crise d'angoisse.

Courage
Conservant ses paupières closes, son visage se tourne lentement vers la jeune femme avant de le baisser comme en proie à une vive peur d'être impolie.  Ses petits doigts se délient lentement et un léger "Bonzouw" traverse l'atmosphère avant que l'adolescente effrayée ne recherche les yeux violets tant aimés sans entrouvrir les siens. La sachant apeurée, l'ange bicolore hoche doucement la tête comme pour la féliciter de son vaillance d'avoir pu en partie répondre à sa demande en oubliant ses angoisses durant un court instant. Désireux d'apporter réconfort et courage à son amie, le loup lèche tendrement ses joues ou se frotte à elle sans aucune crainte. Les doigts silencieux de la jeune femme signent silencieusement quelques mots avant de recueillir un signe positif de compréhension de par un tendre sourire de l'être céleste. Ses mains caressent les poils immaculés du carnivore qui se blottit contre elle comme une enfant en quête d'un câlin contre sa peluche.Le regard d'améthyste revient se planter dans les iris d'argent sans jamais perdre du tendre sourire accroché à ses lèvres.

- Sisi me lemande de l'echuzer n'en chon nom...N'elle ne voulait pas wéagi n'ainchi mais n'elle est nonvainlue ches zyeux chont n'une malédichion, n'elle cwoit cha peut vous poter malheu... (Sisi me demande de l'excuser en son nom...Elle ne voulait pas réagir ainsi mais elle est convaincue que ses yeux sont une malédiction, elle croit que ça peut vous porter malheur...)

Poids
Un bref éclat de tristesse luit à travers les iris couleur pierre précieuse sans que son sourire n'en laisse paraître le moindre signe.  Si son cœur ne peut supporter de blesser l'adolescente aux cheveux enneigés, il s'emplit de chagrin à l'idée que leurs bourreaux aient encore pu la marquer au point de nier son identité et que le peuple humain nomme "les miroirs de l'âme". Comment la persuader que leurs mots et leurs actes ne valent plus parole d'évangile et que s'en affranchir serait enfin libérateur ? Mais pourquoi la convaincre quand son propre passé hante encore son esprit et influence son comportement ?  Ses lèvres rosées déposent un doux baiser sur le front de sa cousine et pour la première fois depuis son arrivée, un large sourire d'un amour profond semblable à celui éprouvé pour les frères et sœurs étire le visage bronzé de celle-ci.

Deux anges, deux incarnations de l'innocence la plus pure mais deux âmes unies en un seul destin bien trop lourd pour leurs frêles épaules et une guerrière au cœur d'or à l'histoire mystérieuse, le début d'un étrange scénario échappé de nul part comme un ultime acte provocateur au Paradis tant décrié.


codage par LaxBilly.



Hors rp : Bonne et heureuse année à toi aussi ♥️. Je te donne un lien pour voir à quoi ressemble Sisi, tu peux tout décrire d'elle si tu veux sauf ses yeux ^^
https://image.noelshack.com/fichiers/2019/02/7/1547387611-sisi-en-bleu.png
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