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 [Mai I+3] Le mystère d'améthyste (Privé Léo)

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MessageSujet: [Mai I+3] Le mystère d'améthyste (Privé Léo)   Jeu 18 Oct - 20:00



Le mystère d'améthyste


Robin Windrosen et Léo Théodore


Quotidien
Les murmures se mêlent aux éclats de rire et aux conversations endiablées en ces couloirs surchauffés par la présence humaine. Un torrent de cheveux noirs, bruns et blonds se mélange dans l’atmosphère en un tableau chatoyant. Les amitiés de la veille se retrouvent autour de discussions passionnées alors que les sourires flottent sur les lèvres. Les casiers s’ouvrent et se referment en un tsunami de bruits sourds réunis en un concert scolaire des plus habituels.  Alors que l’entrée principale du lycée s’aère une énième fois, le brouhaha ambiant s’arrête brusquement comme coupé dans son souffle routinier avec mille violences.

Surprise
Les lèvres s’entrouvrent avant de se bloquer en un cercle d’étonnement intense,  les pupilles s’écarquillent alors que les premières paires de joues se teintent de rouge à son passage. Les murmures timides claquent dans son dos alors que tous les regards attrapent naturellement sa direction. Les filles et garçon coqueluches de l’établissement de par leur charme fulgurant sentent un étrange frisson traverser leurs corps alors que leurs visages rosissent comme envoûtés.

Exception
Les jambes fines sont couvertes du pantalon brun foncés conforme à l’uniforme masculin mais la chemise couleur de neige est coupée selon les patrons destinés aux jeunes femmes se portant avec mille majestés sur le torse singulier. Chacun de ses pas légers glisse en silence sur le parquet tandis que ses tennis blanches sont percevables aux esprits aguichés par la curiosité. La peau naturellement halée par le soleil contraste avec le discret anneau d’argent attaché sur l’un de ses lobes d’oreilles. Une petite barrette représentant un visage violet se pince sur sa tempe droite avec élégances en dépit du design enfantin.  Les cheveux aux teintes aussi rougeoyantes que le plus vivaces des incendies se distinguent aisément parmi la masse de chevelures lycéennes. La fascination de toutes les âmes se capture au moment où sa tête se relève à travers les éclatants rayons solaires du jour. Les yeux d’une merveille d’eau violacée attrapent tous les regards comme pour espérer l’y noyer en leur sein ensorcelant. Garçons et filles paraissent se pâmer à son approche alors que les premières rumeurs commencent déjà à courir dans tous les couloirs.

Mystère
Son sac violet négligemment posé sur l’une de ses épaules, son être entier attise toutes les interrogations sans qu’aucune réponse ne soit apportée sur un plateau d’or.  Est-ce un homme ? Est-ce une femme ? Personne n’est en mesure d’énoncer une telle affirmation, les uns et unes crient à la masculinité quand les autres rétorquent à la féminité évidente. Les esprits bouillonnent et se surchauffent sur mille et une théories variant des plus sérieuses aux plus farfelues. Huit heures sonnent péniblement sans que les pensées curieuses ne soient rassasiées sur leurs questions chauffées par la testostérone et les hormones en plein déchaînement furieux.

Présentation
La classe de seconde A manquerait presque de s’écrouler sous la tension intense alors que le professeur en charge principale de son maintien réclame le silence au sein d’une pièce déjà muette dans une attente insupportable. La fine silhouette balaie les élèves de ses envoutants iris d’améthyste  avant d’incliner légèrement la tête en salut respectueux tandis que l’adulte attrape une craie pour tracer rapidement des kanji japonais au tableau et finalement prendre la parole, un sourire franc sur les lèvres.

-Bien…Je vous présente Robin Windrosen que nous accueillons parmi nous désormais. Je compte sur vous tous et toutes pour aider à son intégration, son parcours scolaire ayant été différent du chemin classique. Suite à divers événements, son langage particulier risque de vous surprendre mais encore une fois, je vous demande de l’accueillir comme il se doit. Très bien…Une fois tout le monde installé, nous pourrons commencer notre cours de littérature.


Stupeur
La prononciation anglophone du prénom résonne dans la classe comme un coup de feu des plus terrifiants au sein des esprits dévorés par la curiosité. Pour les contrées parlant l’anglais, le nom de [Robin] se définit aussi bien au masculin qu’au féminin et son orthographe en [i] ou [y] est sujet au choix personnel des parents. L’ombre mince aux mèches rousses se faufile en silence jusqu’au troisième rang  de la pièce avant de sortir son matériel scolaire en silence et le disposer sur sa table solitaire. Il n’est pas encore midi que d’infinies rumeurs et chuchotements de couloir courent déjà sur son compte sans jamais que les interrogations à son encontre ne cessent.

Nouveauté
Certains et certaines parient sur une identité de garçon quand les autres préfèrent miser sur un genre féminin. Les murmures montent rapidement jusqu’aux étages des classes de premières et de terminales, le prénom mixte passant entre toutes les lèvres sans qu’aucun esprit n’arrive à en décortiquer le mystère.  Il ne faut pas une semaine pour que les courriers d’amours se mêlent aux quelques lettres d’insultes homophobes dans son casier. Ses yeux violets dansent lentement devant les divers kanji tracés à la hâte ou méticuleusement sans que son esprit n'e attrape le sens. Le mystère n'a de cesse de baigner autour de son âme. Sa voix, jamais entendue au sein des cours, et l’aide privilégiée apportée par les professeurs et professeures à son encontre pour l’aider à comprendre leurs propos suscitent mille débats dans la journée. Les bruits chuchotent que sa silhouette aurait été aperçue dans les dortoirs masculins mais les divers signes de féminité sont trop évidents pour être nié si bien qu’aucun ou aucune élève n’est capable de poser un genre précis sur sa personne.

Temps
Près d'un mois s'écoule depuis cette arrivée aussi discrète oralement qu'intrigante sans que les interrogations ne cessent de hanter les couloirs alors que les rumeurs les plus folles enflent de plus belle.  Certaines âmes audacieuses osent vouloir assouvir le vice de leur curiosité en égrenant leurs questions à l'oral sans jamais récolter rien d'autres que de tendres sourires énigmatiques.  Même les enseignants et enseignantes semblent se conformer à un étrange rituel, ne l'interrogeant jamais en classe et excusant son japonais écrit des plus maladroits. Si les membres du personnel éducatif ont daigné avouer son apprentissage tout récent de la langue japonaise, tous et toutes demeurent lèvres closes quant à son absence de communications orales.

Discrétion
Les esprits les plus audacieux tentent bien de filer ses pas silencieux avant de se rendre brutalement compte de l'échec cuisant de leur entreprise,  l'objet de leur intérêt filant plus vite que le vent avant de parfois réapparaître à l'extérieur d'établissement scolaire,  sa tenue vestimentaire flirtant ouvertement avec les non-normes sociales et l'atypique sans jamais révéler la réponse ultime sur son genre.

Splendeur
En ce soir de printemps où le soleil aime commencer à torturer les corps les plus vacillants, la fine silhouette s'éclipse sous l'incrédulité des yeux espions.  Les massifs de fleurs multicolores et les arbres verdoyants se réunissent en un tableau d'une magnificence à couper le souffle .  À seulement quelques mètres de là,  un immense étang d'une eau limpide scintille sous le puissant soleil. Le jardin luxuriant de beauté et de verdure s'étend à perte de vue alors que l'omble attrape quelque chose entre le creux écorché d'un tronc à l'abri des regards avant de s'asseoir à l'ombre discrète des feuillages.

Unique
Son corps fin est délicatement recouvert d'une sorte de kimono violet où est posé une veste rouge aux manches amples. Divers représentations graphiques noires et jaunes ornent le tissu de son épaule gauche alors qu'une magnifique fleur aux teintes sanguines s'ouvre avec magnificence sur son torse à la manière d'un bouton éclos en mille et une grâces.  Ses habits traditionnels à la japonaise contraste avec sa peau halée, ses cheveux incendiaires et ses yeux ensorceleurs d'un violacé hypnotique.

Bienveillance
Entre ses bras bronzés repose un minuscule renardeau au poil fin, ses yeux clos sur le monde.  Sortant de son sac un petit biberon de lait adapté aux carnivores, ses doigts penchent délicatement la tétine vers le museau de l'animal. Attiré par la douce odeur, le bébé tête goulûment sous le sourire attendri de l'humanoïde. Une fois rassasiée, la magnifique bestiole plonge au sein d'un doux sommeil sans qu'aucune crainte n'habite son cœur innocent.  Les phalanges caressent délicatement le pelage roux clair et blanc, le regard d'améthyste porté vers l'horizon.

Calme et volupté...


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MessageSujet: Re: [Mai I+3] Le mystère d'améthyste (Privé Léo)   Jeu 25 Oct - 2:54

Titre
Dire que la journée de Léo avait été longues aurait été un terrible euphémisme. La lente vers les enfers qu'on surnommait le cours de math venait tout juste de toucher à sa fin. Liberté, le garçon se leva rapidement avant de ramasser ses affaires avec toute la hâte inexistante possible à cette heure-ci. Ayant terminé, le garçon chargea son sac sur son épaule avant de prendre la direction de la sortie. Les murmures du jour tournaient autours d'un...D'une...Enfin, de quelqu'un qui aurait tout juste arrivé à l'école au style plus qu'atypique et au genre aussi flou que le mystère entourant la fonction logarithi...Logarithma..Logarithme...? Allez savoir.


La pensée du nouveau ne tarda pas à disparaître de son esprit aussitôt fut-il dans sa chambre.


Quelques mois plus tard.

Le garçon filait discrètement dans les couloirs à la recherche de quelque chose pour égayer sa sortie nocturne, rapidement, ses pas le menèrent à l'extérieur. Déambulant durant de longues minutes sans but, son regard fut finalement capté par une étendue d'arbres...Les jardins, tiens, il n'y avait jamais posé pied. Cela risquait d'être bien intéressant...Des arbres...Des fleurs...De l'eau...Encore des arbres. Moyenne cette sortie de folie aux jardins. Léo prit quand même la décision de s'aventurer un peu plus loin dans les jardins, faute d'avoir mieux à faire.

Ne tardant pas à se perdre dans ses pensées, ses pas le guidèrent sans plus attendre à travers les méandres floraux qui composaient l'endroit. Explorant un peu plus l'endroit, le temps ne tarda pas à filer à une allure surprenante pour une activité aussi...Sans intérêt.

Le garçon jeta un regard à droite puis à gauche avant de remarquer un étang. Non-loin de cet étang se tenait une petite chose visiblement occupée à nourrir autre chose. N'y faisant pas plus attention que nécessaire, le garçon prit place dans l'herbe avant de déposer son sac non-loin de lui, hésitant entre son cahier de dessins ou ses révisions.

Sortant à contre-cœur son cahier de révisions, Léo se mit à feuilleter les pages à la va-vite relisant en boucle quelques passages surligné dix minutes avant que la fin des cours ne sonne. Sa courte révision ne dura que quelques minutes...Évidemment, les quelques regards à l'être de l'autre côté de l'étang n'aidaient pas...Qui était-il ou qui était-elle...? Le garçon paria immédiatement sur un elle, après tout, seule une fille aurait la patience de s'occuper d'un animal durant si longtemps...Non ? 

La distance n'aidant bien sur pas, impossible de juger qui il ou elle était. c'était à peine s,il pouvait discerner ses contours...Impossible de savoir à quoi l'inconnu(e) ressemblait, heureusement qu'il avait brievement remarqué la petite bête dans ses bras sans quoi, il se serait posé de sérieuses questions quant à l'occupation actuelle de celui ou celle avec qui il partageait la sublime vue du lac...

Sublime...En effet, ça l'était. Cette fois, beaucoup plus vite que la précédente, il sortit un cahier de son sac avant de doucement le poser sur ses genoux. Le garçon ne tarda pas non plus à l'ouvrir avant de saisir son crayon entre ses doigts, rivant son regard sur sa feuille blanche. 

Une minute passa sans que sa page ne change le moindre du monde, son regard allant de la feuille blanche au décors presque irréel. Finalement, sa mine se mit à s'agiter...S'agiter...Pendant de longues minutes jusqu'à ce que le garçon ne pousse un long soupir exaspéré. Non, la vue n'était pas si belle de ce côté...Et puis, l'inconnu dans le coin allait probablement ruiner son dessin. 

Dans un élan motivé uniquement par la curiosité quant à celui partageant la vue du lac, Léo se leva avant de prendre la direction de l'inconnu(e), son cahier dans sa main. 

Les secondes passèrent avant que Léo ne s'arrête finalement derrière la personne...Le...La...Bon sang, ce devait être à cause de l’absence de lumière.

- Hm...Bonjour, je me demandais si je pouvais m'installer ici pour dessiner, ce serait plus joli. Fit Léo, s'attendant à parler à n'importe qui. 

N'attendant pas de réponse, le garçon s,installa rapidement avant de reposer son cahier sur ses cuisses et se remettre à griffonner sur sa feuille. Ses mains filèrent au même moment vers sa poche avant d'y dénicher ses écouteurs. Ah les écouteurs, un miracle de la technologie...

"
Amapola, my pretty little poppy
You’re like that flow’r so sweet and Heavenly,
Since I found you, my heart is wrapped around you 
And loving you, it seems to beat a Rhapsody."


Le garçon ne tarda pas à retourner dans son petit monde, se remettant à griffonner sur la page blanche de son cahier qui avec de la chance ne le serait plus tellement d'ici une heure.
.


Mais il y avait un témoin, quelqu’un non-loin de lui qui pourrait très certainement zieuter ses choses...Ça aurait été intolérable. Du moins le, s’il ne le connaissait pas...


Dans un élan de curiosité, le garçon retira ses écouteurs avant de venir doucement les déposer sur ses cuisses. Son regard vint se poser sur la personne se tenant non-loin de lui. S’eclaircissant la gorge, Léo lâcha:


- Je suis Léo au fait, enchanté, et toi ?


Le garçon tendit sa main a l’inconnu(e), un leger sourire aux lèvres se voulant rassurant. Après tout, se faire aborder une nuit seul n’était pas exactement rassurant.
 
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MessageSujet: Re: [Mai I+3] Le mystère d'améthyste (Privé Léo)   Jeu 25 Oct - 20:00



Le mystère d'améthyste


Robin Windrosen et Léo Théodore


Longueur
La voix monocorde du professeur de littérature s'étire en un synonyme d'ennui pour les âmes desséchées par les puissants rayons caniculaires du jour. Les soupirs discrets s’amoncellent en cadence alors qu'il annonce un exerce de poésie à l'assemble de la classe agonisante. L'horloge mural semble presque narguer les esprits alors que la petite et la grande anguille filent en une lenteur exaspérante.  Les yeux d'une merveille d'eau violacée rencontrent le regard sombre de l'homme en complet cravate d'une grande élégance avant que ce dernier ne hoche doucement la tête en signe d'un accord mystérieux. Les kanji maladroits et hésitants se dessinent sous sa surveillance active sans qu'il n'en porte aucune remarque acerbe, préférant prodiguer des encouragements sincères.

Délivrance
La cloche sonne les coups euphoriques des seize heures avant qu'un terrible capharnaüm humain n'envahisse les couloirs à la recherche de la liberté si chèrement acquise après des heures de prétendue prison scolaire.  Les trousses et les sacs se zippent avec mille rapidités alors que les conversations reprennent de plus belle comme si plus aucun filtre ne protégeait les mots. Les éclats de voix et de rire se déchaînent comme retenus trop longtemps sous l'enfer. Les iris d'améthyste suivent les mouvements avant de se tourner vers l'enseignant ont l'appel résonne vers sa direction. Jetant son sac rangé sur ses épaules, le corps glisse avec grâce vers le bureau d'autorité avant que son attention ne s'ouvre sous l'énoncé bienveillant.

Je tenais à te dire qu'après un mois, tout le corps enseignant reconnait tes progrès en japonais écrit et t'encourage dans ce sens. Il est respectable de ta part de suivre les cours normalement alors que tu es en plein apprentissage de notre langue. Tes camarades de classe doivent me rendre un petit poème pour le prochain cours mais pour toi, je te donne une feuille d'exercices de kanji niveau primaire. Je sais que c'est encore très difficile pour toi alors ne t'inquiète pas si tu éprouves des difficultés ou si tu fais des erreurs, d'accord ?

Politesse
Les pupilles violettes se baissent instinctivement vers le papier tendu par le professeur avant que les doigts bronzés ne l'attrape avec douceur.  Les lèvres closes, son visage s'incline d'une révérence des plus respectueuses alors que ses mains se joignent sur ses propres cuisses. Rangeant la feuille dans son sac avant de saluer une dernière fois l'enseignant, son ombre s’éclipse aussi vite que le vent. Son ombre s'extirpe hors de la salle de classe alors que les regards aiguisés ne perdent déjà sa silhouette de vue. Les murmures filent plus vite que le fort en se mêlant aux soupirs armés d'une vive curiosité.

Unique
Trente jours après son arrivée, ses cheveux roux flamboyants et ses yeux d'une teinte précieuse sont toujours empreints d'un mystère irrésolue. Sa peau halée par le soleil suscite interrogations, fascination et mépris en des syndromes inquiétants d'une ambition démesurée d'en savoir plus. Son pantalon sombre d'uniforme contraste avec sa chemise aux coupes féminines et la légère barrette formant un visage souriant maintenant ses mèches rousses sur sa tempe droite.  Un léger anneau d'argent brille sur l'une de ses oreilles avec élégance sans qu'aucun membre du corps enseignant n'y trouve à redire tout en suscitant une certaine admiration chez ses camarades lycéennes et lycéens.

Beauté
L'irrésistible charme du paysage se découvre sous ses yeux attendris alors que ses pas frôlent à peine l'herbe verdoyante des jardins du pensionnat. Les fers multicolores se pâment aux cotés des arbres puissants aux feuilles brillantes. L'eau éclatante de transparence se reflète en miroir sur la berge alors que les bras invisibles du lac pourraient presque noyer son âme en son sein si eux-mêmes ne se heurtaient pas au piège attractif de ses yeux d'améthyste.

Singularité
Une ample veste de tissu rouge aux manches larges se pose avec magnificence sur un haut de kimono violet alors que divers dessins cousus se perçoivent sur son épaule gauche.  Une fleur aux teintes  sanguine est accrochée au niveau de sa poitrine en un doux accessoire coloré.  Ses pieds couverts de sandales traditionnelles noires escaladent avec mille facilités le long d'un tronc avant que ses jambes ne se posent sur une branche confortable. S'asseyant contre le tronc, ses bras semblent maintenir quelque chose avec une infinie douceur.

Tendresse
Les doigts habiles se relâchent par cinq pour attraper un petit biberon rempli d'un liquide blanc laiteux. Le museau affamé d'un minuscule renardeau en attrape instinctivement la tétine avant d'avaler la boisson natale tant aimée. L'estomac rassasié après quelques minutes, le bébé canidé se laisse emporter par le sommeil entre les bras rassurants, de douces caresses se peignant sur son pelage roux. Le calme et la volupté s'égarent en l'esprit humanoïde alors que ses yeux se ferment sur le monde.

Interruption
Le mouvement d'air d'un déplacement furtif ordonne à son cors d'émettre un léger sursaut alors que son regard se rouvre brutalement. Les iris d'une merveille d'eau violacée attrapent la fine silhouette sombre marchant à l'horizon avant de s'asseoir de l'autre coté de la rive du lac. Sa vue perçante distingue juste ses cheveux noir de jamais en bataille sur des habits tout aussi sombres alors qu'une étrange paire de lourdes lunettes est accroché par une grossière lanière sur ses mèches. La scène ne lui accapare que cinq secondes de vie avant que le renardeau endormi ne se rappelle à son existence en un léger geste inconscient.  Replongeant en ses pensées, ses doigts prodiguent mille affections au tout-petit futur carnivore durant quelques minutes.

- Hm...Bonjour, je me demandais si je pouvais m'installer ici pour dessiner, ce serait plus joli.
Grave
La voix masculine capture violemment son esprit pour l'extirper de sa torpeur alors que son corps réagit en un petit sursaut surpris et que ses yeux d'améthyste se posent sur la source du dérangement. La question rhétorique, une interrogation dont la réponse est déjà connue par l'interlocuteur ou l'interlocutrice, claque avec hésitation dans l'atmosphère. La silhouette dotée d'un manteau de cuir noir s'assoit sans attendre une quelconque forme d'accord avant que ses doigts blancs n'attrapent un étrange filin blanc reliant deux bouchons couleur chair qu'il enfonce ensuite au creux de ses oreilles. Une légère grimace se dessinant sur son visage bronzé en un dégoût enfantin,  le bébé revient enlever toute son attention à son grand soulagement intérieur.

- Je suis Léo au fait, enchanté, et toi ?

Interrogations
Le regard violet se détourne à contrecœur du minuscule animal alors que la tonalité inconnue revient résonner à ses oreilles. Tendant sa main pâle en sa direction, la tête bronzée lui répond de prime d'abord en  se penchant légèrement sur le côté droit à la manière d'un ou une enfant n'ayant pas encore capturé toute la compréhension du monde. Les méandres de ses souvenirs refluent péniblement à sa mémoire avant que les propos de sa marraine n'éclatent à ses pensées interrogatives. Ainsi, l'inconnu se présente sous le prénom de Léo et sa main tendue serait un geste de politesse à son égard comme le veut la tradition du salut dans divers pays du monde terrien à l'en croire son éducatrice. Peut-être le jeune homme espère t-il résoudre son mystère en le questionnant innocemment sur on identité mais il ignore qu'il est tombé sur un obstacle farouchement entraîné.

Habileté
Sans jamais relâcher la moindre pression tendre sur le renardeau en sommeil, cinq de ses doigt libres attrapent agilement l'écorce du tronc avant que son corps ne glisse le long de l'arbre avec mille équilibres. Revenant sur la terre ferme sans le moindre dommage et sans réveiller le bébé pelucheux, la main naturellement halée par le soleil attrape celle tendue pour la serrer avec politesse.  Ramenant ses phalanges à son torse, ces derniers s'agitent doucement en une danse mystérieuse alors que ses lèvres demeurent obstinément closes. Une voix enfantine aux mots écorchés résonne comme venue de nul part sans que les doigts libres ne cessent de se mouvoir avec grâce.

- Bonchoi Monchieu Léo...Ze m'apelle Wobin....Je m'échuze n'avanche pou mes faules, ze ne pawle pas nomme vous et mazie mache mieux si ze connais vole langue e l'appwends n'en che moment... (Bonsoir Monsieur Léo...Je m'appelle Robin....Je m'excuse d'avance pour mes fautes, je ne parle pas comme vous et la magie fonctionne mieux si je connais votre langue que j'apprends en ce moment...)

Intimité
Le garçon aux yeux bleus pâles mais à la chevelure noire peut se vanter d'une chose au sein de cette scène presque surréaliste en l'obligeant à déployer une communication informelle quand ses camarades de classe ne lui arrachent que de tendres sourires sans aucune autre réponse orale ou gestuelle de sa part.  La stratégie inconsciente du prénommé Léo force son esprit à une présentation de son étrange langage par son propre préambule de se nommer. Néanmoins, jamais le jeune homme n'aurait pu prévoir une telle habileté linguistique en dépit de ses signes étranges : le prénom anglophone sonne mixte , s'alliant aussi bien aux femmes qu'aux hommes, alors qu'aucun des mots employés ne permet de trahir son identité.

Noyade
Sans crier gare et sans jamais relâcher leur attention, le regard d'améthyste capture les iris océan de l'adolescent aux mèches sombres. L'entraînant en leur mare hypnotique d'une merveilleuse couleur violette, son ensorcelant pouvoir involontaire entraîne le jeun homme à s'y noyer avec volupté en une douce aura tentatrice. Un tendre sourire éclaire son visage mat comme pour l'entraîner plus lentement vers la folie et sans le mouvement involontaire du renardeau endormi, les divinités savent où le garçon aurait pu plonger bien malgré lui.  Les yeux violacés se détachent de lui pour se poser avec une infinie affection sur le bébé canidé, ses doigts le caressant avec une sensibilité extrême.

Les dés sont jetés...


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Dernière édition par Robin Windrosen le Dim 4 Nov - 16:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Mai I+3] Le mystère d'améthyste (Privé Léo)   Ven 2 Nov - 2:38

;Le mystère d'améthyste
Le garçon serra doucement la main de son interlocuteur avant de doucement la lâcher, son regard ne tarda pas à aller croiser le sien. Momentanément la concentration du jeune garçon fut troublée...C'était...Hm...Robin ? le garçon avait bien cru le reconnaître quelques fois en passant dans les couloirs de l'école par hasard, on lui avait vaguement parlé de lui mais sans plus.

Lorsque le jeune homme s'écarta de Léo, rompant le bref contact visuel qu'il avait eu ses pensées redevinrent rapidement claire...Robin avait un pouvoir se dit immédiatement Léo...Un pouvoir, celui de pouvoir hypnotiser les gens d'un seul regard...Ça ne pouvait pas être rien d'autre que cela...!

Clignant des yeux, toujours désarçonné, Léo tourna les talons avant de doucement reprendre face au lac, essayant de concentrer son esprit sur ses cahiers à dessins en vain...Dire qu'il aurait très bien pu se moquer de sa voix ou encore de l'ensemble de mots décousus qu'il qualifiait de phrases...Mais non, rien de tout cela. Ce n'était clairement pas habituel chez lui. Préférant garder les yeux rivés sur les pages blanches de son cahier, le jeune homme s'éclaircit brièvement la gorge avant de lâcher tout haut.

- Léo, pas besoin de monsieur rassure toi, enchanté de faire la connaissance de toi et ton ami...Pour ce qui est de la langue ce n'est rien, l'important c'est ce que tu dis.

Le garçon ricana nerveusement avant de rapidement passer une main dans ses cheveux, se heurtant à ses lunettes. Bon, dessins, son esprit tenta à nouveau de se concentrer sur ses pages blanches échouant à nouveau...Puisque visiblement rien ne fonctionnait, autant discuter avec la seule personne se tenant aux alentours. Léo ferma doucement son cahier avant de le ranger dans son sac, prenant tout son temps pour le ranger, profitant de ce moment pour rassembler ses pensées et formuler ses question à l'avance de peur que sa langue ne fourche lorsqu'il les verbaliserait.

- Alors...Il a un nom cet animal...?

Certes...! C'était une question stupide mais c'était déjà une question non ? Le garçon se tourna rapidement pour faire face à son interlocuteur. Non, c'était une erreur, cette petite chose était trop mignonne pour la regarder...Le renard voyons ! Léo retint un soupir d'exaspération contre lui même. La simple vue d'une...Enfin...Ce devait bien être une fille pas vrai ? Peut-être... Surement ! Si elle le troublait c'était qu'il ou elle devait bien être une fille...Si elle/il ne l'était pas alors ce serait purement contre-nature...Immonde...Vic... 
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MessageSujet: Re: [Mai I+3] Le mystère d'améthyste (Privé Léo)   Dim 4 Nov - 20:00



Le mystère d'améthyste


Robin Windrosen et Léo Théodore

Politesse
Les fines jambes et une main habile s'accrochent à l'écorce avec agilité pour que le corps glisse au sol sans dommages. Relevant son visage naturellement halé par le soleil, l'une de ses mains s'accroche respectueusement à celle de son interlocuteur dans un salut international typique. Le remous de ses souvenirs s'agite encore en sa mémoire des connaissances pour lui souffler de simplement serrer avant de pouvoir relâcher la pression. Le prénom du jeune homme résonne dans les méandres inconnues de son esprit sans que ses pensées ne se souviennent l'avoir déjà entendu auparavant.

Regard
La merveille d'eau violacée unique de ses yeux attrapent involontairement les pupilles océan du garçon à la chevelure sombre. À la fois attractifs et maudits, ses iris d'améthyste entraînent l'adolescent à la noyade visuelle sans autre forme de procès. L'éclat d'une pure innocence y brille comme dans une provocation au sein d'un monde où la violence règne en maître chez beaucoup d'êtres humains. La candeur de son sourire arracherait des larmes de mépris et de dégoût au pire des bourreaux du passé.

Attention
S'agitant en son sommeil, le renardeau attire à lui le regard violet après s'être brutalement détaché du jeune homme aux mèches d'ébène et aux lunettes anciennes accrochées à son crâne. Baillant d'une large gueule encore vide de dents tranchantes, le bébé canidé étire son minuscule corps roux sans jamais dépasser de l'espace des mains et bras lui servant de lit douillet.  Les doigts bronzés offrent à son pelage de tendres caresses affectives à la grande joie du tout-petit s'allongeant sur le dos avant que ses pattes ne jouent à se refermer sur la main bienveillante avant de les rouvrir lorsqu'elles atteignent son torse puis recommencer son attendrissant manège durant quelques tours.

Timidité
La silhouette masculine se détourne brutalement du spectacle pour porter sa concentration sur le bleu éclatant du lac et la blancheur immaculée des feuilles de son cahier. Ses courts cheveux noirs dansent au contact de la douce brise s'y infiltrant alors qu'elle en fait de même sur les mèches incendiaires dans une chorégraphie naturelle des plus splendides. Un discret raclement de gorge rompt brutalement son jeu avec l'animal alors que son esprit se connecte rapidement au déchiffrage de la langue complexe à ses minces connaissances.

-Léo, pas besoin de monsieur rassure toi, enchanté de faire la connaissance de toi et ton ami...Pour ce qui est de la langue ce n'est rien, l'important c'est ce que tu dis.

Compréhension
Un bref moment de distraction suffit au renardeau pour planter involontairement ses minuscules griffes sur la peau mate arrachant une légère grimace de surprise à leur propriétaire. S'acquittant de ses tendres caresses envers le bébé, sa tête se penche instinctivement sur le côté à la manière d'un ou d'une enfant ne saisissant pas le sens de tous les mots.  Les termes japonais arrivent lentement à son esprit avant d'être déchiffrés en sa langue maternelle. Sans jamais lâcher le précieux animal, cinq de ses doigts libres dansent dans un tourbillon de liberté timide, ses joues aussi rosies que ses cheveux de flamme.  

- Ze vous wemechie...Ze ne chas pas si z'awwvewai n'a owaliser nomme vous un zouw mais j'echaye n'appwende vote langue...Ma mawwaine m'a toujouws dit n'user politeche navé zotes n'alows z'ai dit monchieu pa weflexes...Je m'en n'echuze...Faiwe vote nonaichache n'est n'un honneuw... (Je vous remercie....Je ne sais pas si j'arriverai à oraliser comme vous un jour mais j'essaye d'apprendre votre langue...Ma marraine m'a toujours dit d'user de politesse avec les autres alors j'a dit Monsieur par reflexes, je m'en excuse..Faire votre connaissance serait un honneur...)

Stratégie
Si ses lèvres délicatement rosées ne peuvent plus émettre le moindre son en demeurant closes et que ses doigts s'agitent à leur place, la tournure de ses phrases signent son habileté virtuose à ne jamais dévoiler son genre à travers ses mots. Son agilité littéraire sert de bouclier protecteur à l'égard de son identité mystérieuse sur laquelle se basent bien des paris entre certains et certaines élèves. Son prénom mixte anglophone sonne comme une double énigme pour les esprits les plus épris de curiosité.

Nervosité
Les yeux couleur d'une pierre précieuse observent le langage corporel du jeune homme sans parvenir à mettre une appellation exacte dessus.  Pourquoi ses lèvres émettent-elles des sons désagréables comme un semblant de rire mal maîtrisé ? Pour quelle raison passe t-il sa main au sein de sa chevelure d'ébène avant d'heurter ses lunettes comme ayant oublié leur présence ? Quelle est la raison de ses gestes d'une grande lenteur alors qu'il range son sac à la manière d'un automate mal programmé ? La tête rousse toujours penché sur le côté comme désireuse de comprendre, la boucle est bouclée lorsque le minuscule canidé l'imite pour se mettre à quatre pattes sur les mains bronzées tout en penchant le museau sur sa droite.  

- Alors...Il a un nom cet animal...?

Gêne
L'interrogation impromptue et inattendue claque en un dessin d'embarras palpable. Le renardeau au duvet sombre des nouveau-nés lèvent ses grands yeux aveugles sur les pupilles violacées en penchant le museau sur le côté.  Les nourrissons renardeaux sont sourds durant les premiers temps de vie mais étrangement, le minuscule canidé semble doté 'un puissant instinct sur son environnement proche. Sa gueule vide de dents tente de mordiller la peau bronzée comme dans une tentative de communication des plus étranges.  Lui adressant un sourire triste, le visage halé par le soleil se lève ensuite vers le jeune homme alors qu'une lueur pareille à du chagrin et de l'imploration brille à travers son regard d'une merveille d'eau couleur d'améthyste.

- Ze...Ze l'ai n'appelé Evoli...Chez moi, cha chignifie le couwaze...Cha famille n'a n'été déchimée pa chacheuws...N'il n'est le cheul chuvivant né chi ze l'avais pas twouvé, n'il chewait mowt...Nomme n'il n'est pas chevwé, ze le nouwwis n'au bibwon lait...N'il n'a deux zouws et n'il peut pas manzer viande n'avant twois chemaines n'enviwon...Ze chais z'a pas dwoit n'avoiw n'animal n'ichi mais chan lait, n'il va mouwi... N'une fois chevwé, zotes wenards fowêts chen n'oppupuwont...Chil vous plait...Ne diles wien..Z'ai chauvé n'un bébé atwochité zommes, ze peux pas laicher...Ne peux nompter chu vous, s'il vous plait ? (Je...Je l'ai appelé Evoli...Chez moi, cela signifie le courage...Sa famille a été décimée par des chasseurs...Il est le seul survivant et si je ne l'avais pas trouvé, il serait mort...Comme il n'est pas sevré, je le nourris au biberon de lait...Il a deux jours et il ne peut pas manger de viande avant trois semaines environ...Je sais que je n'ai pas le droit d'avoir un animal ici mais sans lait, il va mourir...Une fois sevré, les autres renards de la forêt s'en occuperont...S'il vous plait, ne dites rien...J'ai sauvé un bébé de l'atrocité des hommes, je ne peux pas le laisser...Je peux compter sur vous, s'il vous plait ?)

Sensibilité
Les yeux de la teinte d'une pierre précieuse attrapent presque avidement les iris océan de l'adolescent aux mèches d'ébène. Une formidable aura de bonté baigne autour de son corps alors que son regard implore la générosité de son interlocuteur quant à son secret. Son cœur d'or a su faire fi des interdits quitter à risquer son statut d'élève et peut-être bien plus encore. Sans son aide, un animal innocent mourra prématurément après avoir survécu à un véritable carnage inhumain malheureusement digne de la nature terrienne.  Sa puissante humanité fait contraste comparée à  l'horreur infligée au renardeau pour le plaisir égoïste de diverses personnes armées et se pensant détentrices d'un permis illimité de vie ou de mort sur des millions d'être vivants.

Attendrissement
Bien qu'incapable de voir et d'entendre, le bébé canidé laisse son instinct s'exprimer. Quoique toujours lové aux creux des bras bronzés, sa minuscule langue lèche doucement la manche du manteau du jeune homme aux lunettes anciennes comme pour l'implorer. Son innocence pure s'allie à merveille avec la candeur de l'être aux cheveux incendiaires.

Ingénuité face à l'inconnu, qui pourrait l'emporter ?


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MessageSujet: Re: [Mai I+3] Le mystère d'améthyste (Privé Léo)   Lun 12 Nov - 23:13

Le mystère d'améthyste
Évoli ? Tiens, c'était un joli nom, un très beau nom presque...Enfin, pas autant que celui de la personne non-loin de lui...Bon sang ! Songea-t-il en reprenant contrôle de ses pensées que Robin avait si aisément envahit. Le garçon se contenta de doucement hausser les épaules lorsqu'il l'entendit parler de son animal...Léo n'appréciait pas tellement les animaux à quelques exceptions près

- Hm...? Quel renard, il y en a un ici ? Lâcha-t-il tout en lui adressant un sourire complice, bien sur qu'il n'allait pas le dénoncer, après tout, ça lui aurait brisé le cœur. Ses pensées furent brutalement ramenées sur l'animal...Oui...Aussi, un animal se retrouverait sans foyer, c'était grave ça aussi. Le garçon fit mine de ressortir son cahier avant de jurer intérieurement contre lui même. Il fallait qu'il se décide à la fin ! Dessiner ou non alors qu'il...

Les léchouilles régulières du petit animal le tirèrent brutalement de ses pensées avant que Léo ne pose son regard sur la petite bête. Léo le prit doucement, ses mains effleurant celles de son interlocut(eur/rice). Le garçon conserva l'animal dans ses paumes avec un air hésitant

- Je ne suis pas en train de le blesser pas vrai..? Lâcha-t-il avec un air hésitant, terrifié à l'idée de pouvoir mettre fin à une vie grâce à sa bêtise.[/color]
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MessageSujet: Re: [Mai I+3] Le mystère d'améthyste (Privé Léo)   Mar 13 Nov - 20:00



Le mystère d'améthyste


Robin Windrosen et Léo Théodore

Légèreté
Le minuscule animal au pelage gris sombre repose entre les mains bronzées, ses yeux aveugles insensibles à la beauté du monde l'entourant. Tenant au creux d'une paume, le bébé se roule instinctivement en boule alors que son esprit juvénile dérive lentement vers les phases du sommeil. Les doigts mates passent à travers ses poils avec toute la douceur et la tendresse du monde tandis que son dos se soulève et se baisse lentement au rythme de sa respiration endormie.

Vie
À le voir si paisible et confiant entre les bras de l'être aux cheveux d'incendie, aucune âme ne pourrait se douter de la tragédie baignant autour de sa naissance. Sa mémoire inconsciente allume de brèves explosions de souvenirs tachetés de sang en son esprit sauvage. Le son de son premier cri suite au léchage naturel de sa mère résonne encore à ses oreilles bientôt suivi de ceux de ses frères et sœurs en une joyeuse harmonie. Le goût de sa première tétée revient encore à ses babines avec gourmandise et amour. Une profonde envie de sommeil s'empare de tous les petits et des petites avant que le bonheur ne s'éteigne sur le silence du repos.

Cauchemar
Ses oreilles sourdes n'attrapent pas le bruit de la pétarade de l'horreur en une répétition rapide. Son corps minuscule est basculé sous la soudaine panique de la maman relevée en sursaut. Le mouvement brusque le fait rouler sous un tas de feuilles mortes, de boue et de restes de proies à moitié dévorées alors que les balles traversent le terrier en un silence assourdissant. L'odeur du sang rance se mêle à celui de la mort carnassière. Le sol vivre et tremble sous ses pattes durant quelques minutes alors qu'un puissant refoulement corporel inhumain parvient à ses narines. Son instinct lui murmurant de ne surtout pas bouger, le parfum de sa maman bien aimée disparaît bientôt au sein de l'habitation naturelle.

Solitude
L'arôme de l'hémoglobine fraîche se lie au silence morbide gagnant chaque recoin du terrier. Poussant un minuscule glapissement de désespoir à peine audible, seul le calme pervers lui répond en un sadisme inavouable. De toutes petites larmes courent le long de ses joues tandis que son impression d'abandon frappe violemment son cœur meurtri. Si son esprit juvénile ne peut saisir ce qui s'est passé dans les détails, tout lui crie qu'il ne reverra jamais sa maman ni ses frères et ses sœurs. La putréfaction a remplacé les moments de tendresses et de joie des premières heures de vie.

Survie
Le bébé se souvient encore du vif froid de la nuit mordant sa peau non protégée par la fourrure maternelle. Des tremblements agitent ses minuscules membres et son cœur bat de plus en plus faiblement sous sa poitrine transie par les températures glaciales. Son esprit plonge dans le sommeil pathologique alors que les bras doucereux de la mort s'ouvrent à lui, son crâne décharné s'éveillant d'un sourire malveillant. S'il ne peut s'en souvenir consciemment, son instinct lui rappelle la soudaine contraction de ses muscles alors que le sol vibre de nouveau.

Sauvetage
Quelque chose attrape son corps miniature avant de le soulever sans qu'aucun mouvement défensif ne vienne entraver la scène. Ses infimes forces combattant l'air glacé commençant à entourer son cœur, son instinct de survie oscillante entre l'existence brève en mille souffrances et l'infinie tendresse de la mort, il ne sent pas une vive chaleur entourant soudainement son pelage sombre comme si sa maman était de retour pour se coucher sur lui en le protégeant de sa fourrure brûlante.

Décision
L'eau coule en de fins filins sur sa peau glacée alors que son rythme cardiaque rate un battement avant de reprendre avec lenteur. La tiédeur liquide court le long de ses rares poils et de ses courtes pattes. Après de longues minutes, son cœur reprend vie sous sa poitrine frigorifiée et un bref éternuement de vie agite son museau. D'étranges choses caressent doucement son corps comme le tendre léchage de sa maman en un merveilleux souvenir d'un bref bonheur. Quoique mouillé, il sent la vigueur revenir en son sang bouillonnant et ses muscles paralysés par le froid s'agitent de nouveau avec lenteur. S'il ignore la teneur d'un tel miracle, son instinct lui souffle d'accorder confiance et amour à ce qui réchauffe activement son petit corps. Il vivra...

Soulagement
En l'esprit de l'être aux yeux d'améthyste, le retour à la vie du bébé renard presque cliniquement mort tient aussi bien du prodigue que de son acharnement à le sauver quitte à tremper ses propres vêtements sous la douche. Le temps est trop précieux en ces instants cruciaux pour le gaspiller à se déshabiller alors que l'existence d'un animal innocent ne tient plus qu'à un souffle. Le son de sa promesse mentale cogne encore à sa mémoire : même orphelin, le renardeau sera aimé et cajolé et sa vie sera aussi belle que ses congénères sauvages de la forêt.

- Hm...? Quel renard, il y en a un ici ?

Réalité
Le son de la voix adolescente teintée d'interrogations l'arrache à ses souvenirs encore précoces de cette heure passée à trembler au bassin du rotemburo, ses mains arrosant doucement le minuscule corps glacial posé sur le sol. Les mots japonais parviennent à son esprit avant que sa tête ne se penche sur le côté dans un instinct d'incompréhension. Son regard de merveille d'eau violacée s'allume d'un sentiment d'inquiétude et de désarmement naïf alors que cinq de ses doigts libres s'agitent en réponse.

- Ze chais bien n'Evoli fait n'à peine plus chent gwammes, n'il n'est visibe, non ?Nil auwa pelaze woux plus tawd, là ché n'un nouwwichon... Nil né nan ma main... (Je sais bien qu'Evoli fait à peine plus de cent grammes, il est visible, non ? Il aura un pelage roux plus tard, là c'est un nourrisson...Il est dans ma main...)

Naïveté
Sa candeur d'une pureté immaculée éclate tout autour de son aura violacée alors que l'expression de son visage vire à la personnification de l'innocence. Son esprit dénué de toutes malveillances empêche toute forme d'ironie de parvenir au seuil de sa compréhension enfantine. Si le garçon aux cheveux noirs arrive à s'exprimer sur le ton de la plaisanterie, seul l'inexistant aspect séreux de ses mots parvient à ses pensées. Croyant réellement que son interlocuteur se demande où se trouve le renardeau, ses doigts ont immédiatement réagi en réponse en désignant le bébé endormi au creux de sa paume droite. Incapable de saisir la pointe de raillerie et la non dénonciation dissimulée derrière, son amour pour le canidé n'en est que plus évident.

Incompréhension
Des dizaines de points d'interrogations se peignent dans ses pupilles de pierre précieuse alors que le jeune homme joue nerveusement avec son cahier, sortant et rentrant au creux de son sac en des mouvements saccadés comme hésitants.. Papillonnant des cils quelques secondes, ses pensées reviennent à la réalité alors que ses doigts signent sa supplication de l'absence de délation sur son secret de la part du prénommé Léo. Si jamais l'adolescent se risque à révéler son activité illicite, quoique des plus généreuses, son avenir au sein de l'académie en compagnie de celle que son cœur adore par dessus tout serait des plus compromis.

Éveil
Si les yeux aveugles ne peuvent s'ouvrir sur le monde, le dos à peine velu s'agite doucement avant que le tout petit renard ne s'échappe de son sommeil. S'étirant naturellement au creux de la paume bronzée, sa gueule s'ouvre en un bâillement des plus tendres. Si son corps semble lutter vaillamment contre la fatigue précoce, son instinct lui murmure un possible danger sur lui et l'être qu'il a su immédiatement aimer. Sa minuscule langue râpeuse sort de sa gueule pour lécher doucement la manche du jeune homme comme pour se rappeler à son existence.

Essai
Les mains géantes de l'élève dessinateur attrape la petite centaine de grammes du bébé entre les doigts bronzés. Poussant un glapissement de terreur en pur instinct à l'idée de s'éloigner de l'être lui ayant sauvé la vie, il s'agite maladroitement et de légères gouttes d'urine tombent sur le sol en pire réaction de peur alors qu'il est tenu sous les pattes avant à la manière d'un jouet de chiffon sans réel appui. Lorsque ses coussinets retrouvent une stabilité plus ferme sous la paume du garçon, sa nervosité instinctive n'en diminue pas pour autant. Tremblant de la tête aux pattes , de tout-petits pleurs animal s'échappe de sa gorge.

-Je ne suis pas en train de le blesser pas vrai..?

Réaction
Quoique se voulant bienveillant et attentif, son hésitation est des plus palpables surtout au vu de la réaction de terreur du renardeau apeuré, sourd, aveugle et se retrouvant séparé de l'unique chose qu'il connait depuis sa promiscuité avec la mort. L'inquiétude gagnant chaque recoin de son âme et obligeant ses yeux violets à s'écarquiller instinctivement, l'être aux mèches rousses se précipite d'un demi-pas en direction de son interlocuteur. Attrapant doucement le bras tenant l'animal contre le torse de l'adolescent avant de saisir sa main libre et la poser sur le dos de l'animal tremblotant, seul son amour pour l'orphelin contrôle ses gestes. Tenant toujours la paume du garçon pour la manipuler en de tendres mouvements de caresses sur le bébé canidé, ses doigts libres signent ses mots écorchés en une affection infinie envers le surnommé Evoli.

- Non, vous l'avez pas bléché mais n'il n'a eu peuw...S'il twemble et n'a fait pipi pa tewwe, c'est pache nil penche vous z'êtes nomme cheux n'ont pwis cha famille...Ché n'un nouwwichon né n'a besoin chaleuw...N'il faut le teni nonte choi, plus pwès pochible peau ni nawecher, cha le wéchauffe....Chan chette chaleu paweille n'a chelle cha maman, n'il peut mouwi...Voilà, nomme cha...Nenez le nonte vous n'en le nawechant...Twès bien... (Non, vous ne l'avez pas blessé mais il a eu peur...S'il tremble et a fait pipi par terre, c'est parce qu'il pense que vous êtes comme ceux qui lui ont pris sa famille...C'est un nourrisson et il a besoin de chaleur...Il faut le tenir contre soi, le plus près possible de la peau et le caresser, ça le réchauffe...Sans cette chaleur pareille à celle de sa maman, il peut mourir....Voilà, comme ça...Tenez-le contre vous en le caressant....Très bien...)

Confiance
Sa main guidant les gestes du jeune homme pour apporter réconfort au renardeau, son esprit candide n'y voit pas le moindre monceau de malveillance ou d'idées plus propices aux adultes. Lorsque le minuscule canidé commence à se calmer sous les caresses inconnues et son corps réchauffé, ses doigts reculent pour le laisser gérer l'orphelin sans relâcher sa surveillance envers les possibles réactions du bébé sauvage. Ses tremblements s'estompant peu à peu, ce dernier ouvre grand sa petite gueule pour laisser échapper un bâillement et finalement se rouler en boule sur ce lit improvisé. Ses paupières closes n'ont à peine le temps de papillonner que déjà les affres su sommeil et des rêves s'emparent de lui. Un éblouissant sourire d'innocence éclaire le visage naturellement halé de l'être aux yeux d'améthyste pour se tourner en direction du jeune homme comme pour le remercier et approuver son nouvel apprentissage.

Sa candeur désarmante s'illumine à travers son regard violacé sans jamais percevoir le trouble opérant au creux de l'âme du garçon à la chevelure de jais. Deux êtres aux différences flagrantes pour une rencontre hors du commun...que les dés en soient jetés


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